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	<title>Le Municipal &#187; Portrait</title>
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		<title>Entretien avec le Directeur de l’AFD et Co-auteur de l’ouvrage «Le Temps de l’Afrique&#160;&#187;: « Le monde va avoir besoin de l’Afrique au 21e siècle», selon Jean-Michel Sévérino</title>
		<link>http://lemunicipal.org/index.php/2010/05/25/entretien-avec-le-directeur-de-l%e2%80%99afd-et-co-auteur-de-l%e2%80%99ouvrage-%c2%able-temps-de-l%e2%80%99afrique-%c2%ab-le-monde-va-avoir-besoin-de-l%e2%80%99afrique-au-21e-siecle%c2%bb-selon-je/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 11:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[ Directeur de l’Agence Française pour le Développement depuis 2001, Jean-Michel Sévérino a co-écrit l’ouvrage «Le Temps de l’Afrique» avec Olivier Ray. Convaincu que le 21e siècle sera celui de l’Afrique, cet inspecteur des finances qui a servi  au ministère français de la Coopération en tant que directeur de développement et qui s’intéresse beaucoup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/05/Jean-Michel-Sévérinon-1.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/05/Jean-Michel-Sévérinon-1.jpg" alt="" title="Jean-Michel Sévérinon " width="113" height="150" class="alignleft size-full wp-image-1674" /></a> Directeur de l’Agence Française pour le Développement depuis 2001, Jean-Michel Sévérino a co-écrit l’ouvrage «Le Temps de l’Afrique» avec Olivier Ray. Convaincu que le 21e siècle sera celui de l’Afrique, cet inspecteur des finances qui a servi  au ministère français de la Coopération en tant que directeur de développement et qui s’intéresse beaucoup au développement de l’Afrique revient dans cet entretien sur la thèse qu’ils défendent dans leur chef d’œuvre. Se fondant sur l’atout démographique et les potentialités dont regorge l’Afrique, il rompt avec le discours pessimiste sur le développement de l’Afrique et réaffirme que le monde aura besoin les prochaines années, du continent berceau de l’humanité et en devenir.</p>
<p>Dans votre ouvrage « Le Temps de l’Afrique » paru aux éditions Odile Jacob,  vous avancez que le 21e siècle sera celui de l’Afrique. Pourquoi un tel optimisme pour un continent dont les populations sont en proie à la pauvreté?Le 21e siècle sera le temps de l’Afrique, parce que le continent aujourd’hui a un atout démographique qui est sans précédent. Il atteindra près de 2 milliards d’habitants en 2050 et, en même temps, depuis le tournant de ce siècle, l’Afrique connaît une croissance économique plus rapide qui vient de recevoir un coup de gourdin à cause de la crise financière internationale et, qui est en train de redémarrer. Nous essayons alors de montrer dans l’ouvrage, que cette croissance économique est là pour durer. Et donc, nous pensons que le multiplicateur de la puissance démographique et de la croissance économique va changer la place du continent sur la planète. Même si ce chemin va être sans doute, parsemé d’embûches très certainement. Car, soumis aux nombreux risques politiques, socio-culturels, écologiques… il va néanmoins changer le cours humain. Nous disons aussi à nos concitoyens européens à travers cet ouvrage, que dans la décennie 90, ils ont eu tendance à tourner leurs regards de l’Afrique vers d’autres régions du monde et que ce faisant, ils ne l’ont pas vu  changer en or. Ce continent a changé énormément et tellement rapidement. Cet ouvrage est fait pour les interpeler et leur proposer  de réévaluer la place de ce continent mais aussi de savoir parler non plus affection, amitié, compassion mais intérêts. Parce que nous estimons qu’autant les intérêts européens viennent en Afrique autant les intérêts africains vont en Europe. Et il faut faire croiser et faire converger ces intérêts.<br />
Non, mais il le fait déjà quotidiennement parce que le sujet  migratoire est présent à la une de tous les journaux français 365 jours par an. Donc, que l‘on veuille ou non la puissance de la croissance de l’Afrique va générer des flux migratoires qui seront un sujet des sociétés européennes. C’est la première dimension. Deuxièmement, si les choses se passent bien, le continent africain sera pour l’Europe, une formidable opportunité économique ; si cela se passe mal, ce sera un formidable sujet de conflictualité. Ne serait-ce sur ces deux aspects, les choses seront saisissantes. Ce dont je rends compte également dans cet ouvrage, c’est que la planète va avoir besoin de l’Afrique pour se nourrir. Les derniers grands espaces agricoles disponibles se situent en Afrique, (réserves de productivité agricole planétaire). Par ailleurs, nous expliquons que là où, nous puiserons le carbone dans le monde, dans le sol, ce sera notamment en Afrique qui dispose des plus vastes couverts forestiers de la planète. Aujourd’hui, ce continent est le poumon vert du monde. Il dispose aussi d’importantes réserves énergétiques puisque l’Afrique exploite moins de 6 % de son potentiel hydroélectrique par exemple. De ce point de vue, le monde va avoir besoin de l’Afrique pour résoudre une série de ses problèmes et cela change le positionnement stratégique du continent par rapport au reste du monde. D’une manière ou d’une autre, l’Europe et aussi le monde seront en partenariat avec l’Afrique, ils auront besoin de traiter avec elle.<br />
Les deux questions sont liées, parce que vous savez les déficits alimentaires dans le monde sont importants, le premier déficit alimentaire se situe en Chine et quelques uns des plus grands du continent de la planète auront besoin d’importer massivement pour se nourrir. Nous assistons massivement sur la planète entière, à une chasse des terres agricoles dont l’Afrique est une cible, une cible particulièrement visée.<br />
Beaucoup de gens vont vouloir acheter de la nourriture, des céréales&#8230; Et se sera entre autres sur ce continent. Et quand on achète des choses à un continent, il faut qu’on lui vende. Sinon, on a des problèmes pour procréer. L’Afrique a une chance avec sa croissance démographique et est en train de devenir un marché. Je suppose que je le dise sans arrière pensée mais toutes les démarches chinoises vers l’Afrique sont  fondées sur cet esprit achat et vente. Donc, le grand marché qu’est en train de constituer l’Afrique devient et va devenir de plus en plus un enjeu qui est courtisé d’autant que  cette gamme de croissance économique que connaît l’Afrique au cours du siècle tourne autour de 5 ou 6 %. Maintenant, pour pouvoir non seulement nourrir sa population mais également devenir exportateur agricole, le continent africain va devoir simultanément cultiver davantage de terre et intensifier sa production agricole. Cela va poser toute une série de problèmes environnementaux sauf si l’Afrique suit des parcours agronomiques innovants qui sont disponibles et qui permettront de limiter les effets négatifs qu’on a bien connus  dans l’agriculture européenne, américaine ou chinoise qui a lessivé une partie de ses sols du fait de mauvaises pratiques agronomiques. Il va y avoir un grand enjeu là-dessus ; d’une manière générale, l’enjeu environnemental me semble t- il doit être bien perçu sur le continent africain. On a souvent l’impression depuis Paris que les africains pensent que les questions environnementales sont l’affaire des Blancs ou celle des institutions multinationales etc. qui imposent des conditions environnementales pour se protéger et accroître leur propre productivité. Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas et la pression démographique en Afrique, la traction des grandes villes, l’occupation croissante des terres… Tous ces éléments agissent aussi bien sur l’environnement local que si l’environnement global et la croissance africaine dans beaucoup de pays n’est pas soutenable sur ce terrain. Par exemple, on détruit des sols, on perd des ressources naturelles, on exploite des minerais… ce qui fait que dans un nombre significatif de pays, on s’aperçoit que la croissance qui apparemment est positive en matière de Produit intérieur brut (PIB), est négative lorsqu’on prend en compte les ressources naturelles que l’on perd. Cela n’est pas un sujet des Européens, des Américains ou des Chinois mais cela concerne les Africains. La mobilisation environnementale doit être importante sur le continent pour prendre en compte  ces données. Je sais bien que quand des pays sont très pauvres, ils ont envie de croître rapidement et s’ils n’ont pas assez  de conditions de long terme, c’est difficile et je réalise dans mes pensées qu’il sera difficile d’intégrer ces perspectives de long terme dans les mentalités. Et comme il y a des choses qui peuvent être faites, tout n’est pas arbitrage entre le long terme et le court terme. Il convient de choisir de bonnes politiques et adopter des modèles économiques dans lesquels, l’environnement constitue un enjeu.   Et cela ne peut se passer qu’à travers une prise de conscience collective de pays entiers face à des problèmes qui affectent vraiment le devenir de tout le monde.</p>
<p>Quelles peuvent être les priorités de développement de l’Afrique ?<br />
Ce que nous disons ’aujourd’hui, c’est que le temps est venu de se mobiliser pour l’accélération de la croissance économique et en  particulier, investir dans les infrastructures, l’énergie, investir dans l’environnement bref, financer le secteur privé est très important pour accélérer cette croissance économique. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de sens à améliorer l’éducation et la santé de tous. Simplement, nous pensons que parmi les priorités de l’aide internationale, il est intervenu souvent un discours trop social qui témoigne du manque de foi dans la possibilité du potentiel économique africain. Ce que nous avons fait ces deux dernières années, c’est justement de centrer l’institution sur le financement de développement et sur le financement du secteur privé pour répondre à ses besoins ou cette envie de croissance que nous sentons. Au passage, il serait sage que les gouvernements africains consacrent une part significative des ressources fiscales qu’ils ont du fait de la croissance économique à l’investissement dans la santé, l’éducation.</p>
<p>Les pays de l’UEMOA ont-ils une chance de se développer en gardant toujours le franc CFA comme monnaie ?<br />
Sur le franc CFA, je crois que la zone Cfa est propriétaire de sa monnaie. Ce que fait la France, c’est garantir le taux de change qui a été choisi, préserver les liquidités de la zone par le placement parfait des prêts de sécurité. Ces réserves d’échanges constituent un fonds spécial  au trésor français. Les variations du taux de change entre l’euro et le dollar ont des impacts très importants sur la zone en temps de conjoncture dans les deux sens. Moi, je  fais partie de ceux qui pensent que la zone franc aurait un intérêt à choisir une encre  monétaire qui permet de mieux amortir ses fluctuations. Autrement dit, je pense qu’il doit y avoir un débat serein sur le régime d’échanges.  Maintenant, pour ceci, le rôle de la France dans ce régime d’échanges ne sera ni celui des Africains ni celui du Bénin. Il y a dans le monde, beaucoup de pays en développement  qui ont accroché de manière volontaire, leur devise au dollar. C’est le cas de la Chine par exemple, on en parle beaucoup dans la presse économique. Depuis très longtemps, le Yuan est fixé unilatéralement par rapport au dollar. C’est une pratique très courante, beaucoup de pays arriment leur monnaie à une grande devise que ce soit l’Euro ou le Dollar. Et de ce côté, la zone franc n’est pas du tout un cas particulier, il y a quatre zones sur la planète. Ce qui différencie la zone Cfa par rapport aux autres monnaies, c’est qu’au lieu que cela soit un geste unilatéral, d’un pays à devise je dirai marginal qui s’arrime à une grande devise et là, l’arrimage est sanctionné par un traité avec les droits et devoirs de chaque partie, ce qui après tout, est mieux. Je crois que ce sujet est une préoccupation exclusivement africaine. La France aujourd’hui n’a aucun intérêt particulier dans cette affaire outre que le partenariat et le jour où les Africains auront décidé de briser ce sujet, la France les suivra. Donc, le débat aura d’abord lieu en Afrique, entre Africains sur la nature du meilleur régime de change pour l’Afrique et je tiens à le dire, cela indépendamment du niveau actuel du taux de change parce que le niveau actuel du taux de change du franc Cfa par rapport au reste du monde va bouger en permanence en fonction de la valeur relative de l’Euro par rapport au Dollar ou au Yuan…. Il va y avoir des moments où le Cfa sera très apprécié, des moments où, il sera au contraire très compétitif. Ce n’est pas quelque chose qui est liée expressément à la ligne conjoncturelle.</p>
<p>Réalisé par<br />
Alain TOSSOUNON</p>
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		<title>François Mevo, chef du quartier Fidjrossè-Kpota sur l’organisation de la sécurité locale: « Grâce à la brigade civile, plus de trente bandits sont arrêtés en deux ans»</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 16:22:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[ Depuis leur institution dans notre pays, les chefs de village et de quartiers de ville, avec le soutien des conseillers locaux, travaillent au service  des communautés. Dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accordé, le chef quartier de Fidjrossè-Kpota, François Mevo, nous parle à cœur ouvert de ses activités. Gestionnaire immobilier, l’homme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <strong>Depuis leur institution dans notre pays, les chefs de village et de quartiers de ville, avec le soutien des conseillers locaux, travaillent au service  des communautés. Dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accordé, le chef quartier de Fidjrossè-Kpota, François Mevo, nous parle à cœur ouvert de ses activités. Gestionnaire immobilier, l’homme qui est aujourd’hui le porte-voix des habitants de ce quartier de la ville de Cotonou reste très préoccupé par la sécurité. En attendant la mise en place de la police municipale dont le processus est en cours, il revient sur la brigade civile du quartier qui constitue l’alternative actuelle pour assurer la quiétude des populations.</strong></p>
<p><strong>Comment exercez-vous votre fonction et quelles sont les difficultés  rencontrées dans ce quartier?</strong><br />
Il n’y a pas longtemps  que nous sommes là. Au départ, il fallait maîtriser tous les numéros des lots  des parcelles, avoir des éléments précis sur les différentes maisons et sur leurs propriétaires. Donc au début, cela n’a pas été du tout facile pour nous mais avec le temps, nous nous sommes familiarisés  avec le plan du quartier. Dans notre quartier, les populations sont  confrontées à la dégradation des voies,  aux problèmes d’insécurité et d’inondation qui ne sont pas spécifiques à ce quartier, mais une réalité  commune à presque tous les quartiers de Cotonou.</p>
<p><strong>Parlant de la lutte contre l’insécurité, est-ce que la mise en place de la brigade civile de sécurité dans votre quartier est une initiative de la mairie, du Chef d’arrondissement ou votre propre initiative ?</strong><br />
Cette initiative relève de notre souci de faire revenir la quiétude dans le quartier. C’est vrai que la mise en place de la police municipale est prévue par les lois sur la décentralisation mais ce n’est pas encore chose effective.  En attendant, nous invitons nos populations à collaborer avec les forces de sécurité publique. La brigade civile de sécurité que nous avons initiée entre dans le cadre de cette collaboration. Grâce au concours des jeunes l’insécurité qui régnait en maître dans le quartier recule.</p>
<p><strong>Est-ce à dire que le problème de l’insécurité se pose avec acuité dans votre quartier?</strong><br />
La question de la sécurité nous tient particulièrement à cœur. Ainsi, une semaine après notre installation, nous avons regroupé les jeunes pour échanger afin que quelque chose puisse être fait pour contribuer à la sécurité des habitants. C’est de cette rencontre qu’est née la brigade civile de sécurité. Ce n’est donc que l’aboutissement de notre démarche et surtout  grâce à la dévotion des jeunes. Je peux vous dire que dans la ville de Cotonou, nous faisons partie des  premiers quartiers qui disposent d’une brigade civile de sécurité locale. Aujourd’hui, la pratique s’est répandue à beaucoup de quartiers et cela nous conforte. Les jeunes travaillent  de façon bénévole. Depuis qu’ils ont commencé, ils n’ont  reçu aucune aide en contrepartie et ils ne s’en plaignent même pas. Qu’ils reçoivent par notre voix, la reconnaissance et  la gratitude de tout le quartier. </p>
<p><strong>En quoi l’instauration de la brigade de sécurité a-t-elle contribué à faire reculer l’insécurité à Fidjrossè ?</strong><br />
L’insécurité est de nos jours, un phénomène préoccupant. Même dans les pays développés, l’on n’a pas encore réussi à régler de façon définitive le problème de l’insécurité.  Pour ce que nous faisons, il faut remarquer que cela participe beaucoup à la dissuasion des voleurs quand bien même nos jeunes ne sont pas formés pour cela. Nous estimons que c’est déjà un grand pas et le commissariat de Fidjrossè avec qui nous travaillons en parfaite symbiose, nous l’a encore confirmé. En dehors de son caractère dissuasif,  grâce à cette brigade plus de trente bandits sont arrêtés en deux ans d’existence. Ce résultat à notre humble avis, n’est pas négligeable. Car, sans cette équipe de jeunes acquis à la cause du quartier, ces voleurs allaient opérer tranquillement, ce qui va augmenter le phénomène déjà existant.</p>
<p><strong>Certains membres de la brigade de sécurité seraient, selon nos informations, d’anciens individus qui semaient la trouille dans le quartier. Comment êtes-vous arrivé à les convaincre de travailler avec vous ?</strong><br />
A notre connaissance, aucun des jeunes de l’équipe de sécurité locale n’est mêlé à un acte d’insécurité par le passé. Quand vous commencez quelque chose, il faut s’attendre à toutes sortes de spéculations. Dans la mesure où les membres de cette brigade de sécurité ne sont pas formés comme des policiers ou des militaires, il peut y avoir des défaillances. Et c’est pourquoi, nous sommes restés en étroite collaboration avec le commissariat qui  nous aide à corriger les erreurs. Les actions de la brigade locale de sécurité sont suivies par le commissariat. Il y a eu plusieurs séances d’échanges et de conseils entre les responsables du commissariat et les membres de l’équipe. On sait que dans tout groupe, il existe des « brebis galeuses », on en trouve même parmi les policiers. Alors,  ne cherchons pas des puces là où il n’y en a point. Ce qui est sûr et je le garantis,  aucun problème ne s’est jamais posé sur ce plan. A défaut d’éradiquer complètement l’insécurité dans le quartier, ces jeunes ont concouru énormément à sa réduction.</p>
<p><strong>Quel est l’état de votre collaboration avec les autorités de la mairie?</strong><br />
Nous avons pour rôle d’informer la mairie de Cotonou. C’est l’un des principaux rôles d’un chef quartier. Le chef quartier est là pour recenser les préoccupations des populations pour ensuite rendre compte à la mairie, qui analyse la situation et décide ensemble avec le Chef d’arrondissement et les chefs  quartiers des solutions appropriées aux différents problèmes. Maintenant pour ce qui concerne l’écoute que la mairie nous réserve, je puis vous dire qu’aucune de nos doléances n’a jamais fait  l’objet de rejet à la mairie. Il convient à ce titre, de tirer un coup de  chapeau au 1er adjoint au maire Léhady Soglo. A chaque fois que vous lui faites part d’une doléance, il se met à la tête d’une délégation qui descend sur le terrain pour le constat. Une fois le constat fait, c’est la recherche de solution qui s’ensuit.</p>
<p><strong>Vous attestez donc que la collaboration avec la mairie de Cotonou est au beau fixe ?</strong><br />
Bien sûr que cela est une réalité. Seulement, pour que la mairie soit au cœur des préoccupations des populations, il faut que le chef du quartier joue son rôle. S’il est là et ne s’intéresse pas lui-même aux problèmes pour rendre compte à la mairie, la mairie ne pourra pas agir comme il le faut. Donc beaucoup de choses doivent partir du responsable du quartier. La mairie gère toute la ville, sa responsabilité est grande et son champ d’actions très vaste. Elle a besoin que  quelqu’un attire son attention sur les problèmes de chaque quartier. D’où, la nécessité pour le chef quartier d’être dynamique, d’avoir un regard sur les problèmes rencontrés par les populations de son quartier.<br />
<em><strong>Propos recueillis par Ingride Anita YEBE</strong></em></p>
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		<title>Justin Avolonto, 2e adjoint au maire de Zakpota: « Nous ne sommes pas déçus d’être venus à Marrakech »</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 10:29:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Présent au sommet Africités 5, le 2e adjoint au maire de la commune de Zakpota, a partagé avec nous dans cet entretien ses impressions. Manifestant sa grande joie d’avoir pris part à cette grande fête, il exprime sa satisfaction  par rapport à l’organisation  et donne son opinion. 
 « En termes de bilan, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Présent au sommet Africités 5, le 2e adjoint au maire de la commune de Zakpota, a partagé avec nous dans cet entretien ses impressions. Manifestant sa grande joie d’avoir pris part à cette grande fête, il exprime sa satisfaction  par rapport à l’organisation  et donne son opinion. </strong></em><br />
 « En termes de bilan, je peux dire que ce sommet a consacré ce que nous avons toujours souhaité, c’est-à-dire, le brassage intercommunal. Cela est devenu une réalité à Marrakech. Il ne s’est pas seulement agit d’un brassage des communes du Bénin mais d’un brassage positif entre toutes les communes d’Afrique. C’est déjà très important. L’autre chose que je retiens de ce sommet, c’est l’organisation parfaite que la ville de Marrakech et les autorités marocaines nous ont démontrée. C’est une organisation véritablement parfaite qui a permis à chaque commune et surtout à la mienne, de prendre des contacts fructueux. Nous sommes allés vers les stands, nous avons pu nouer des relations qui vont se concrétiser très prochainement. Certains maires viendront découvrir Zakpota. Nous aussi nous sommes invités à aller découvrir d’autres communes pour voir comment elles fonctionnent, prendre ce qui est positif dans leur fonctionnement et en tenir compte chez nous. Il faut dire que nous ne sommes pas déçus d’être venus ici à Marrakech. »</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par F.K.</strong></em></p>
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		<title>Jacqueline Uwimana, lauréate ‘’Prix Société civile’’ Harubuntu 2009: « L’intérêt des autres pour ce que nous faisons est une source supplémentaire de motivation »</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 17:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Jacqueline Uwimana est une éducatrice communautaire rwandaise. Elle travaille avec les enfants et les jeunes qui ont raté leur éducation. Avec son projet « Vers la citoyenneté avec le sentier de raté », elle a été consacrée lauréate du prix de la catégorie Société civile de Harubuntu 2009.
Qu’est-ce qui vous amène au couronnement des lauréats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Jacqueline Uwimana est une éducatrice communautaire rwandaise. Elle travaille avec les enfants et les jeunes qui ont raté leur éducation. Avec son projet « Vers la citoyenneté avec le sentier de raté », elle a été consacrée lauréate du prix de la catégorie Société civile de Harubuntu 2009.</strong></em></p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous amène au couronnement des lauréats Harubuntu 2009 au Maroc?</strong><br />
Je suis à Harubuntu 2009 parce que je suis une lauréate du prix Harubuntu de cette année. Le jury a récompensé le travail que je fais à travers mon association Umuseke basée à Kigali au Rwanda, avec les enfants et les jeunes de 10 à 20 ans pour le changement de comportement.<br />
J’ai gagné le prix de la société civile. J’en suis vraiment fière et je me dis que c’est un encouragement. L’intérêt des autres pour ce que nous faisons est une source supplémentaire de motivation. Quand je vois que les autres ont confiance en ce que nous faisons, ça nous encourage. Pas moi seul, mais cela nous encourage tous : l’association, les enfants, tous les enseignants qui participent à notre programme. </p>
<p><strong>Parlez-nous de votre projet qui vous a permis de gagner ce prix&#8230;</strong><br />
Mon projet s’appelle « Vers la citoyenneté avec le sentier de paix ». C’est un programme thématique. C’est un programme où les thèmes sont illustrés par des images qui déclenchent un débat dans le groupe des jeunes. Après avoir vu les images, on leur demande ce qu’ils voient, est-ce que cela a des similitudes avec ce qu’ils vivent… Avec eux, on trouve des situations semblables par lesquelles on essaie de trouver ensemble des solutions à y apporter.</p>
<p><strong>Donnez-nous quelques exemples…</strong>C’est dans les écoles primaires, secondaires et aussi dans les centres qui récupèrent les jeunes, les centres d’orphelinat, des enfants handicapés, des enfants malades du Sida… que nous travaillons souvent. Nous commençons par former des éducateurs à tous les niveaux, surtout des enseignants parce que nous savons qu’ils touchent beaucoup les jeunes. Nous leur donnons une formation approfondie sur les thèmes, les messages. Par exemple, il y a le thème sur la généralisation des discriminations comme source des conflits. La deuxième partie du thème propose des solutions. C’est sur le droit, le respect de l’autre, les responsabilités et les engagements à prendre…</p>
<p><strong>Comment se déroulent les séances ?</strong><br />
Au cours des séances, l’animatrice ou l’animateur montre d’abord les images aux enfants. C’est une trentaine d’images selon le programme parce que nous en avons trois. Alors, les jeunes arrivent. Ils visitent les images suivant une démarche que nous appelons sentier. C’est un sentier aussi bien dans les images  que dans les têtes. Les jeunes ne s’asseyent pas tant qu’ils n’ont pas cessé de voir toutes les images. Au premier tour, ils passent individuellement. Au second tour, ils passent deux à deux. Ils échangent entre eux : qu’est-ce que tu as vu ? Est-ce que ça existe ?&#8230; Ils se posent des questions et ils se répondent à voix basse. Au troisième tour, c’est l’animateur qui donne le vrai message. C’est interactif. Tout le monde parle. L’animateur est seulement là comme facilitateur dans le débat. </p>
<p><strong>Avez-vous une source de financement ou comment financez-vous le projet ?</strong><br />
Nous sommes soutenus financièrement. Depuis 2000 que nous avons commencé, il y a le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) qui a commencé à nous financer jusqu’à présent. Il y avait aussi l’Unicef qui nous avait aussi soutenus. Il a fait imprimer des livrets, des documents… Il y a aussi la coopération canadienne qui nous a soutenus pendant une année. L’Union européenne nous a soutenus pendant trois ans.  Nous avons aussi d’autres partenaires qui nous viennent en aide.</p>
<p><strong>Ce prix que vous venez de gagner va-t-il changer quelque chose dans votre programme, dans votre vie ?</strong><br />
Je me dis que lorsque quelqu’un te dit « courage, c’est bon », cela provoque un grand changement parce que cela t’honore et te motive. C’est une grande fierté pour moi. Si les autres ont confiance en ce que je fais, alors, je vais faire beaucoup plus.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Franck KINNINVO</strong></em></p>
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		<title>Sofiatou Onifadé Baba-Moussa, conseillère municipale de Porto –Novo: « Je souhaite qu’il y ait une union de toutes les communes autour de Porto-Novo  pour  le cinquantenaire de l&#8217;indépendance de notre pays«</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 17:52:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[En marge du 5ème sommet d’Africités, nous avons rencontré la conseillère de la ville de Porto–Novo, Sofiatou Onifadé. Elle nous confie dans cet entretien, ses impressions sur le sommet et saisit l’occasion pour lancer un appel à l’union des communes béninoises pour l’organisation du cinquantenaire de l’accession de notre pays à l’indépendance qui se déroulera [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>En marge du 5ème sommet d’Africités, nous avons rencontré la conseillère de la ville de Porto–Novo, Sofiatou Onifadé. Elle nous confie dans cet entretien, ses impressions sur le sommet et saisit l’occasion pour lancer un appel à l’union des communes béninoises pour l’organisation du cinquantenaire de l’accession de notre pays à l’indépendance qui se déroulera dans la capitale à Porto-Novo.</strong></em></p>
<p><strong>Quelles sont vos impressions après le sommet Africités auquel vous venez de prendre part?</strong><br />
Mes impressions sont bonnes. C’est une grande occasion de rencontrer beaucoup d’autres autorités et personnalités des autres régions d’Afrique. C’est une occasion d’échanges et on s’est partagé beaucoup d’expériences dans le développement local et la gestion des collectivités locales. Mon constat que l’ensemble des élus locaux est confronté aux mêmes difficultés. Les problèmes et c’est dans ce sens que ces genres de rencontres nous aident énormément dans le partage des expériences. </p>
<p><strong>Qu’est-ce que cela va changer dans votre approche de participation à la gestion de Porto-Novo ?</strong><br />
Ce que le sommet m’a apporté, c’est beaucoup plus un sentiment d’encouragement. Ma participation à ce sommet m’a donné de la motivation parce qu’on se rend compte que, quelque soit le pays d’Afrique, nous rencontrons les mêmes problèmes. Il y a d’autres villes qui ont des expériences réussies, elles ont  partagées ces expériences avec nous. Ainsi, nous avons été ragaillardis en nous disant qu’il faut aller de l’avant. En puisant dans ces bonnes pratiques, nous devons mieux faire.</p>
<p><strong>Par rapport à Porto-Novo qui accueille le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, qu’est-ce que vous avez vu ici et qui pourrait contribuer à une bonne organisation de cette célébration?</strong><br />
 Ce que j’ai vu ici et qui m’a le plus édifiée, c’est au niveau de la ville de Marrakech qui accueille la rencontre. On a vu que beaucoup d’autres villes et l’ensemble des autorités marocaines ont été impliquées dans l’organisation. Le maire de Rabat a eu l’occasion aussi d’organiser un dîner qui a rassemblé tout le monde afin que sa ville soit mieux connue quand bien même c’est la ville de Marrakech qui accueille l’événement. Donc, il y a ce sentiment  d’union de toutes les villes autour de Marrakech pour la réussite du sommet d’Africités. C’est quelque chose qui m’a beaucoup plu et je souhaite qu’il en soit de même à Porto-Novo. Je lance un appel à toutes les communes du Bénin pour qu’elles s’associent à la ville capitale pour une bonne organisation des festivités. C’est de cette manière que nous allons faire avancer notre pays.</p>
<p><strong>Votre mot de fin</strong><br />
Nous avons eu la chance d’être ici aujourd’hui, je souhaite que tous les élus communaux et municipaux et surtout les femmes puissent avoir la chance de participer à ce genre de sommet afin qu’elles soient plus encouragées et que cela leur permette de connaître ce qui se passe ailleurs.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Franck Kinninvo</strong></em></p>
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		<title>Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice nationale de la SNV-Bénin: «Les femmes peuvent faire déplacer les montagnes, mais elles ont besoin de le savoir»</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 22:14:49 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[  Lundi 8 mars 2010, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme (JIF). A cette occasion, Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice nationale de la SNV-Bénin, présente  la stratégie et les actions mise en œuvre par l’Organisation néerlandaise de développement dans le cadre de la promotion et l’autonomisation des femmes béninoises. Aussi, jette-t-elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1356" class="wp-caption alignleft" style="width: 176px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Directrice-SNV.jpg-1.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Directrice-SNV.jpg-1.jpg" alt="Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice SNV Bénin.jpg 1" title="Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice SNV Bénin.jpg 1" width="166" height="157" class="size-full wp-image-1356" /></a><p class="wp-caption-text">Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice SNV Bénin.jpg 1</p></div>  <em>Lundi 8 mars 2010, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme (JIF). A cette occasion, Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice nationale de la SNV-Bénin, présente  la stratégie et les actions mise en œuvre par l’Organisation néerlandaise de développement dans le cadre de la promotion et l’autonomisation des femmes béninoises. Aussi, jette-t-elle un regard critique sur le combat quotidien des femmes pour leur épanouissement. Selon elle, la femme la femme béninoise doit mener son propre combat pour prendre sa place dans les cercles de décision et enrayer les violences qu’elle subit.</em></p>
<p><strong>Mme la Directrice, que représente le genre dans les programmes de la SNV ?</strong></p>
<p>La SNV se consacre à une société où toutes les personnes jouissent de la liberté de poursuivre leur propre développement. La SNV Bénin inscrit ses interventions dans le cadre des orientations politiques de développement du Bénin et la stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté et s’investit pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).<br />
Après avoir développé des programmes spécifiques pour la promotion des femmes (Activités génératrices de revenue, alphabétisation, leadership politique), la SNV a fait du genre et développement  une approche transversale dans toutes ses interventions.  Ainsi à travers ses différents secteurs d’intervention que sont actuellement l’eau, l’éducation, la filière coton, la filière palmier à huile, le pastoralisme et le biogaz, le tourisme, la SNV met un accents particulier sur la participation des femmes aux différentes structures de décision, l’accès des femmes aux intrants et le renforcement des capacités techniques des femmes dans les activités où elles sont impliquées dans chacune des filières. Le secteur de l’éducation, quant à elle, travaille spécifiquement sur le maintient des filles à l’école et la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire. Elle renforce également les capacités des acteurs de développement à divers niveau pour l’intégration transversale du genre à l’élaboration des politiques de développement tels les PDC et les plan sectoriels.<br />
Les stratégies développées par la SNV en matière de genre ont eu des effets positifs sur la situation des femmes dans ces zones d’interventions.<br />
Ainsi, comme impact  des programmes spécifiques genre, nous avons la création et le développement de 3 réseaux de groupements de femmes qui se sont autonomisés et continuent à exister malgré le désengagement de la SNV depuis 2005. Il s’agit de Mialébouni sur le plateau ADJA, Fitila à Banikoara, et Tikona à Boukombé. Ces organisations de femmes rurales sont actuellement parmi les plus structurées au niveau national qui offrent des services de proximité aux femmes des différentes communautés en matière de développement d’activités génératrices de revenues, d’alphabétisation etc… En matière de promotion du leadership féminin, la SNV Bénin a développé un programme spécial de participation des femmes aux élections communales qui a aboutit lors de la première mandature des conseils communaux à la plus forte représentation des femmes (17%) dans le conseil communal de Dogbo. Dans la suite de ce processus, la SNV a en collaboration avec Plan Bénin facilité la mise en place en 2007 du réseau des femmes pour la promotion du leadership féminin dans le Couffo avec des comités dans tous les 357 villages de ce département et des représentations au niveau arrondissement, commune et département, ceci a contribué a une augmentation du nombre de femmes dans les conseils communaux des autres communes de ce département.<br />
L’approche transversale a, elle aussi, donné en peu de temps des résultats et non des moindres, ainsi à travers les programmes eau et assainissement,  la SNV a accompagné le renforcement du leadership féminin avec comme conséquence une représentation importante des femmes dans les structures communautaires de gestion de l’eau, plus de 75% de ces associations étaient dirigées par des femmes. Dans le secteur pastoralisme, les groupements de productrices de fromages peulhs de l’Atacora et de l’Alibori ont, à travers des processus de renforcement de capacité, amélioré l’itinéraire technique et la qualité du fromage produit, ce qui leur offre des perspectives pour une meilleure organisation de la filière et une amélioration de leurs revenues.<br />
Il est également important de souligner que pour la SNV, le «genre» ne concerne pas seulement des «programmes de genre » &#8230;. C’est aussi un état d’esprit que nous nous efforçons de cultiver au sein de nos équipes et chez nos partenaires. Il y a un adage qui dit «où il ya une volonté &#8230; il y a un chemin». Tout comme des mesures sont prises par les gouvernements pour combattre le banditisme, le racisme et autres, des mesures spécifiques doivent être prises, à tous les niveaux, et réellement appliquées en faveur de l’équité genre. Le genre doit être  la norme et non l’exception.</p>
<p><strong>Parlant de la situation des femmes au Bénin, quel est votre point de vue de femme? </strong></p>
<p>En tant que femme afro-américaine mariée à un homme (merveilleux) en provenance du Bénin, (ce qui fait de moi une Béninoise !), mon constat est que les femmes au Bénin ont toujours fait preuve de force, de persévérance, de courage et de sagesse. Les femmes béninoises sont très actives et très impliquées dans les activités économiques et même politiques de leur pays. Toutefois, elles restent sous représentées dans les instances de décision du pays. A mon avis, il existe encore des barrières sociales et même juridiques qui limitent la valorisation de la contribution de la femme au bien-être du foyer et au développement du pays. Un défi majeur à relever par la femme béninoise est l’accès effectif à une éducation et une formation de qualité pour toutes les femmes et les filles du Bénin afin de se donner les moyens nécessaires pour valoriser et bénéficier du juste prix de leurs efforts quotidiens pour le développement du pays.<br />
La femme béninoise doit prendre les devants et mener son propre combat pour réclamer des politiques claires de la part du gouvernement afin de décourager les violences et discriminations.<br />
Quand j’étais jeune fille, je lisais beaucoup d’ouvrages consacrés aux Amazones du Bénin, leur courage, leur force, leur loyauté envers leur souverain, et leur esprit de sacrifice et du combat. Je rêvais d’en devenir une, et mon rêve s’est réalisé. En tant que Directrice Nationale de la SNV au Bénin, je me considère comme une Amazone du présent et de l’avenir pour la promotion des femmes et du genre au Bénin !</p>
<p><strong>Se basant sur votre expérience, en tant que directrice, comment pouvons-nous améliorer la situation? </strong></p>
<p>Nous pouvons améliorer la situation en commençant par nous-mêmes (les femmes). En nous persuadant qu’être l’égale de l’homme, est notre destin et notre droit &#8230;. Nous ne devons pas nous préoccuper à changer les autres &#8230;. Si nous changeons nous-mêmes notre façon de penser et d’agir, les autres n’auront pas le choix, ils suivront.<br />
Il y a un proverbe qui dit ‘’le général qui est à la tête de l’armée n’est pas le général parce qu’il a la plus grande tente. C’est parce qu’il (ou elle) a le pouvoir de déplacer les soldats’’. Les femmes peuvent faire déplacer les montagnes, mais elles ont besoin de le savoir, et d’être rassurées qu’elles le peuvent.</p>
<p><strong>Quel est le pourcentage de femmes travaillant à la SNV Bénin? Êtes-vous fiers de ce résultat?</strong></p>
<p>Non et je ne suis pas fière de ce que les femmes ne sont pas, en pourcentage très bien représentées à la SNV Bénin &#8230;. et nous avons pris des mesures pro-actives pour inverser la balance. Lors des recrutements, à capacités égales, la priorité est accordée à la femme. Nous faisons également des efforts pour promouvoir et renforcer les capacités professionnelles de notre personnel féminin à tous les niveaux, mais particulièrement aux niveaux des postes de gestion.<br />
J’ai également étendue à nos partenaires : nous ne collaborerons (dans la mesure du possible) qu’avec une entreprise ou une ONG qui a du personnel féminin, et pas seulement pour des postes de secrétaires et de personnel d’entretien! C’est l’occasion de remercier nos partenaires et les communes dans lesquelles nous travaillons pour leurs efforts dans ce sens. </p>
<p><strong>Pour cette édition 2010 de la JIF, quelles actions sont envisagées par le SNV et ses partenaires?</strong></p>
<p>La SNV Bénin a mené de multiples actions dans le cadre de la journée internationale de la femme. Outre l’accompagnement du ministère de la famille et de la solidarité nationale pour l’organisation des manifestations au niveau national, la SNV s’est impliquée dans l’organisation de la fête du 8 mars au niveau  départemental dans le Borgou (Kalalé : conférence débat sur le thème de la journée) et de l’Atacora (Kérou : conférences débats avec les groupements de femmes et émissions radiophoniques).<br />
Mais également, elle accompagne l’organisation de conférences débat sur le thème de la journée dans les communes de Boukombé, Cobly, Matéri, Toucountouna et Dogbo.<br />
Comme touche spéciale, la SNV a utilisé l’occasion du 8 mars pour encourager les associations de femmes transformatrices de lait de Sinendé en leur faisant un don en matériels de transformation. Des émissions seront également organisées. </p>
<p><strong>Certaines personnes doutent encore de la nécessité de promouvoir les femmes dans la société. Qu’en dites-vous?</strong></p>
<p>Bien sûr, les gens doutent de la nécessité de promouvoir les femmes dans la société, et même des femmes elles-mêmes, parce que ces gens pensent qu’en réprimant les femmes, ils contrôlent leur développement et leur pensée-processus. Ils pensent que les femmes sont des marionnettes et ils veulent manipuler les cordes! L’histoire a prouvé, maintes et maintes fois, que les voix et les actions des personnes qui veulent contribuer et aider à édifier la société dont ils font partie, ne s’arrêtent pas. Et il en sera ainsi pour les femmes aussi. Toutefois, il est nécessaire que nous mêmes les femmes faisons la promotion des femmes et de nos voix et de nos pensées et de nos actions&#8230;. Et nous ne devons pas attendre quelqu’un d’autre pour le faire&#8230; Ni demander la permission pour aller plus loin. Nous disposons de nos sœurs, nous avons des gens qui appuient cette mesure et nous allons de l’avant. C’est ce que je dis &#8230; vous ne pouvez pas arrêter cette vague de la féminité, de sororité et de fraternité, de voir des femmes prendre leur place légitime dans la société. Tout le monde a juste besoin de venir le long de la ride !</p>
<p><strong>L’Union africaine a annoncé une «Décennie des femmes» à partir de  Juin 2010 pour insuffler plus de changements, y compris les changements de comportement&#8230;</strong></p>
<p>Ceci est très avant-gardiste et très stratégique de la part de l’Union africaine et je salue cette initiative. Cependant, nous avons connu des décennies de mouvements, d’expression d’opinions pour la promotion de la femme et l’élimination des exclusions.<br />
Pour bien commencer, il faut que l’Union africaine garantisse la représentativité des femmes en son propre sein !</p>
<p><strong>Votre mot de fin &#8230; espoir?</strong></p>
<p>Les femmes ne demandent pas de considérations spéciales&#8230; Nous ne voulons que ce qui est normal et ce qui est correct&#8230; Et nous avons compris que pour l’avoir, il nous faut le réclamer, hélas !&#8230;. Et je peux dire avec conviction et confiance l’importance du rôle et du travail des femmes pour une société démocratique, juste et paisible. Bonne Fête à toutes les femmes.</p>
<p><em><strong>Réalisé par Franck KINNINVO</strong></em></p>
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		<title>Mostafa Maataoui, maire de la commune Sidi Bouh – Medi au Maroc: « Ce projet m’a permis de réaliser mon rêve de  l’université »</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[Maire de la commune rurale de Sidi Bouh – Medi dont-il est l’initiateur personnel, Mostafa Maataoui est le lauréat Harubuntu 2009 du prix « Autorité locale ». A travers cet entretien, il revient sur les conditions de création de la commune et des dispositions prises pour  l’amélioration des conditions de vie et de travail [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Maire de la commune rurale de Sidi Bouh – Medi dont-il est l’initiateur personnel, Mostafa Maataoui est le lauréat Harubuntu 2009 du prix « Autorité locale ». A travers cet entretien, il revient sur les conditions de création de la commune et des dispositions prises pour  l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations confrontées à la sècheresse dans cette région marocaine.</em></p>
<p><strong>Malgré  votre simple statut de  citoyen, comment êtes-vous parvenu à créer cette commune?</strong></p>
<p>J’ai fait mes études universitaires en économie et développement à Grenoble puis à la Sorbonne en France. Après, j’ai fait une spécialisation dans l’approche de développement local. De retour au Maroc, je me suis intéressé à la politique, ce qui m’a permis de me présenter aux élections communales. Après quelques années, le gouvernement marocain voulait multiplier le nombre de communes et j’ai sauté sur l’opportunité pour demander la création d’une commune dans la zone septentrionale. C’était une zone un peu enclavée, il n’y avait pas de routes, d’électricité ni d’eau potable et c’est là que se trouvait la maison de mes parents. C’était un ensemble de villages qui était loin du centre de la commune nord mais qui avait une certaine spécificité. Cette zone avait intéressé les colons français parce que c’était une bonne terre agricole céréalière. Les gens ont gardé la pratique agricole des Français qui étaient assez rentable.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, vous êtes maire de cette commune que vous avez créée?</strong><br />
Oui, je suis maire et juste après mon élection, j’ai essayé d’orienter ma commune vers la recherche scientifique. Je me suis alors adressé à un centre régional de recherches agronomiques pour une collaboration avec ma commune. Il  n’avait pas l’habitude de recevoir des demandes de ce genre de la part des communes et des préfectures. Ils travaillaient surtout avec les exploitations agricoles mais pas avec les communes. Ma requête les a alors surpris mais ils  se sont dit pourquoi pas. On va essayer. Le directeur du centre a réuni les chercheurs et ils ont donné leur avis. Ainsi, durant un mois, nous avons essayé de préciser ma demande, d’en faire un projet.</p>
<p><strong>En quoi consiste  le projet dont vous parlez?</strong></p>
<p> J’avais demandé qu’on m’aide à établir un Plan de développement communal (PDC) mais d’une façon scientifique, c’est-à-dire sur la base des recherches. Les chercheurs ont alors fait ce qu’ils appellent l’enquête rapide parce qu’ils n’avaient pas suffisamment d’éléments statistiques. Mais à partir de la vision que je leur avais présentée sur ma commune, ils ont essayé de rassembler les populations pour différentes phases d’enquêtes. Ceci a permis d’élaborer un projet de 80 actions qui vont des infrastructures de base aux fêtes locales. C’était une première dans les pratiques communales de la région.<br />
Avant de poser une action, il faut penser à le faire de façon rationnelle et scientifique. Apres quelques années, il y a une Ong suisse qui est venue au Maroc et qui voulait travailler dans l’agriculture et la formation. L’Ong a été orientée vers le centre de recherches agronomiques. Et comme, à l’époque, nous avions travaillé avec le centre, il a recommandé notre commune à cet Ong. Avec la commune, celle-ci a fait un travail sérieux. En réalité, l’Ong a pris notre commune comme partenaire. Le partenariat étant conclu, nous avons réalisé quelques activités qui se rapportent surtout au passage d’un secteur agricole traditionnel à une approche beaucoup plus moderne. C’est-à-dire passer à une agriculture d’entreprise avec des comptes bien tenus et la gestion bien faite. Donc, l’objectif premier était d’arriver à des reformes agraires. Pour cela, les fils des agriculteurs ont été formés à la comptabilité et à la gestion. Alors, l’Ong leur a avancé des fonds et cet argent a été utilisé selon un programme agricole qui a servi de base pour le transfert de techniques. Comment arriver à des rendements supérieurs en utilisant les techniques modernes à partir de l’analyse du sol jusqu’à la sélection des semences.</p>
<p><strong>Est-ce ce projet que vous avez présenté à Harubuntu ?</strong></p>
<p>Je vous parlais tout à l’heure du commencement du projet qui a été présenté à Harubuntu. Le projet a abouti à une deuxième phase avec un deuxième financement et son extension à une autre commune voisine. Cela nous a permis de pratiquer l’intercommunalité qui n’existe pas dans notre pays. Donc, nous avons étendu les actions de notre commune vers l’autre commune en introduisant par la même occasion, l’arboriculture parce que les premières années avec leur pluviométrie nous ont permis de donner de bons résultats dans le domaine de l’agriculture. Mais après, il y a eu une série de sècheresses et une variabilité climatique qui nous ont obligés à modifier notre stratégie et à aller un peu vers l’élevage et l’arboriculture. C’est un peu cela le projet que j’ai présenté. En effet, c’est une première qu’une commune soit créée sur initiative personnelle et qu’elle soit basée sur un Programme de développement du territoire et qu’elle fasse face à une stratégie développement, réfléchie et scientifique de sorte qu’elle puisse intéresser une Ong étrangère. Donc, cela a abouti à une double ouverture à savoir un partenariat avec un institut de recherche scientifique et une coopération internationale décentralisée. La chose est encore plus impressionnante quand on considère que c’est une commune rurale et totalement enclavée. Aujourd’hui, nous avons des routes, de l’électricité et une superbe organisation.</p>
<p><strong>Comment vous sentez-vous après le couronnement de votre projet ?</strong></p>
<p>L’initiative m’a permis de me réaliser moi-même. C’est-à-dire que ce projet m’a permis de réaliser un rêve de développement que j’ai depuis l’université et de mettre en pratique les connaissances théoriques que j’ai eu lors de ma formation ; une sorte de confrontation entre la réalité et le savoir théorique.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Franck KINNINVO</strong></em></p>
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		<title>Départements de l’Ouémé et du Plateau: Deuxième session pour le Conseil de concertation et de coordination</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 14:02:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[D’importants sujets ont été débattus par le conseil départemental de concertation et de coordination (CDCC) des départements de l’Ouémé et du Plateau. Cette instance qui réunit l’autorité de tutelle et tous les maires et leurs adjoints, a planché le 15 octobre.
La session du CDCC qui se tenait pour la deuxième fois dans l’année, a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’importants sujets ont été débattus par le conseil départemental de concertation et de coordination (CDCC) des départements de l’Ouémé et du Plateau. Cette instance qui réunit l’autorité de tutelle et tous les maires et leurs adjoints, a planché le 15 octobre.</p>
<p>La session du CDCC qui se tenait pour la deuxième fois dans l’année, a été un creuset pour les participants de faire le point des activités menées dans les quatorze communes des deux départements. Les participants ont notamment échangé sur les problèmes de sécurité des personnes et des biens  au niveau des deux départements. L’autorité de tutelle en a profité pour inviter les brigades de sécurité civile à être actives dans les tous les villages. Les forces de sécurité publique présentes à cette session, ont rassuré les uns et les autres, précisant que des dispositions sont également prises notamment des patrouilles nocturnes pour décourager les malfrats.<br />
Le  phénomène du chargement hors parc dans les communes a été abordé et il est conseillé aux maires de prendre toutes les dispositions pratiques pour enrayer cette situation qui est également une source d’insécurité routière.<br />
Sur l’arrestation du maire de la commune de Dangbo, les maires ont souhaité que ce dernier soit libéré dans un bref délai.<br />
Autres sujets débattus le 15 octobre : les dispositions pratiques pour une bonne célébration du cinquantenaire de l’accession à la souveraineté nationale de notre pays, la délimitation des frontières entre communes limitrophes, la prévention des conflits au sein des conseils communaux et la contribution de la tutelle pour un règlement pacifique&#8230;<br />
Le CDCC est un organe régi par les dispositions de la loi n° 97-028 du 15 janvier 1999, portant organisation des communes en République du Bénin (articles 16, 17, 18, 19 et 20). Les membres du CDCC se réunissent en deux sessions ordinaires par an. Le CDCC est obligatoirement consulté sur tous les programmes de développement économique, social et culturel des communes et sur la mise en cohérence de ceux-ci avec les programmes nationaux.</p>
<p><em><strong>E. R. G.</strong></em></p>
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