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	<title>Le Municipal &#187; Environnement</title>
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		<title>Subvention des équipements de cuisson à gaz aux ménages: Pour réduire la pression sur les forêts et diversifier les sources d’énergie</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 07:45:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le mardi 29 juin à Bohicon, s’est tenu un atelier d’internationalisation du mécanisme de subvention des équipements de cuisson à gaz aux ménages à faibles revenus en milieu urbain. C’est le Secrétaire général du ministère de l’environnement et de la protection de la nature, Benoît Avonnomandégbé, qui a procédé à l’ouverture des travaux.
Le gouvernement du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 29 juin à Bohicon, s’est tenu un atelier d’internationalisation du mécanisme de subvention des équipements de cuisson à gaz aux ménages à faibles revenus en milieu urbain. C’est le Secrétaire général du ministère de l’environnement et de la protection de la nature, Benoît Avonnomandégbé, qui a procédé à l’ouverture des travaux.</p>
<p>Le gouvernement du Bénin, conscient de la pression exercée sur les ressources forestières du pays par l’utilisation du bois comme source d’énergie, a décidé de diversifier les sources d’énergie. Ainsi, en sa séance du 25 mars 2009, le Conseil des ministres a adopté la communication relative aux mesures de réduction de la pression anthropique sur le couvert végétal pour une gestion durable des ressources forestières du Bénin. Dans cette communication, il s’agit d’accorder une subvention de 100 millions FCFA à 10 mille ménages à faibles revenus des grandes villes que sont  Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Bohicon, Lokossa, Djougou, Natitingou, Kandi et Malanville pour l’acquisition d’équipements de cuisson à gaz de six kg à raison de 10 mille CFA. par ménage. C’est pour trouver les articulations nécessaires pour une gestion efficace et efficiente de cette subvention que le présent atelier a été initié, a expliqué Benoît Avonnomandégbé.<br />
En effet, en procédant à l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général du ministère de l’environnement, a rappelé aux participants l’intention de la rencontre qui est de trouver le mécanisme de promotion de l’utilisation du gaz butane en milieu urbain grâce à la subvention d’équipements de cuisson à gaz. Ainsi, il leur revient de déterminer le processus adéquat pour la mise en place desdits équipements, d’adopter la stratégie de gestion des équipements subventionnés et la collecte de la contrepartie des ménages bénéficiaires et de formuler des mesures concrètes pour le respect de la feuille de route.<br />
Ce nouveau programme du gouvernement fait suite à beaucoup d’autres projets des différents régimes qui ont essayé de préserver le couvert végétal national à travers l’aménagement et les reboisements des forêts et autres espaces verts. Entre autres programmes, on peut citer le projet de bois de feu, phase 2 ; le projet d’aménagement des massifs forestiers d’Agoua, des monts Kouffè et de Wari-Maro ; le projet d’appui à la gestion des forêts communales (PAGEFCOM)et le projet de gestion des forêts et terroirs riverains. Autant d’actions justifiées par le fait que les forêts nationales ont de plus en plus du mal à satisfaire les demandes en bois de feu qui, quant à elles, ne cessent d’augmenter. Selon, le tableau de bord énergétique du Bénin, en 2006, le bois de feu a représenté, tous secteurs confondus, 59,4% de la consommation totale d’énergie au Bénin contre 38,4% pour les produits pétroliers et 2,2% pour l’énergie électrique. Environ 80% des ménages béninois ont recours au bois de feu comme source d’énergie.<br />
<em><strong>Jesdias LIKPETE</strong></em></p>
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		<title>Reddition des comptes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement: Le PNE met face à face journaliste-DG Eau-DHAB</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 22:10:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[En vue de promouvoir la reddition des comptes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, le PNE-Bénin a organisé une conférence de presse le 23 juin à la salle de conférence de la Direction départementale de la Santé de l’Atlantique – Littoral. Une séance d’échanges qui  s’inscrit dans le cadre de l’initiative Domestic [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En vue de promouvoir la reddition des comptes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, le PNE-Bénin a organisé une conférence de presse le 23 juin à la salle de conférence de la Direction départementale de la Santé de l’Atlantique – Littoral. Une séance d’échanges qui  s’inscrit dans le cadre de l’initiative Domestic Accountability pilotée par la SNV et qui mobilise des structures étatiques et des Organisations de la société civile.</p>
<p>Avec l’organisation de cette conférence de presse sur le BPO (Budget &#8211; programme par objectif) et les résultats de la dernière revue, les informations sur le bilan 2010 des activités dans le secteur ne sont plus un secret. Désormais, femmes et hommes de médias disposent d’informations fiables sur les avancées et défis du secteur. Un objectif majeur du Domestic Accountability, une initiative qui ambitionne de faire de la reddition des comptes, une réalité dans nos gouvernements locaux.<br />
Selon le représentant du président du PNE-Bénin, Hubert Onigbon, en initiant ce face-à-face entre journalistes et DGeau-DHAB, le PNE-Bénin entend « faciliter l’appropriation du BPO et sa mise en œuvre par les acteurs locaux et les médias ». Car, selon lui, le BPO apparaît comme l’un des éléments de la reddition des comptes en vue de promouvoir  la bonne gouvernance et de booster les progrès vers l’atteinte des OMD dans le secteur.<br />
En rappelant que l’initiative de la reddition des comptes appuyée par l’Ambassade des Pays-Bas a pour communes pilotes, Dogbo, Ouinhi et Sinendé, il a signalé aux journalistes, que la séance d’échanges sera désormais semestrielle.</p>
<p><strong>Point sur les enjeux du secteur de la revue BPO 2010</strong><br />
Avant de lever un coin de voile sur les résultats de la dernière revue, c’est le Directeur de la Planification  de la Direction Générale de l’eau qui a donné un éclairage sur le concept du BPO. Fruit d’une série de réformes pour accompagner la réalisation des OMD, le BPO est un outil de gestion axée sur les résultats. Sa mise en œuvre depuis 2004  a favorisé la mobilisation des acteurs, des PTF (Partenaires techniques et financiers) et des ressources pour faire face aux enjeux du secteur. Au nombre des enjeux, le Directeur Général de l’eau, Samari Bani a souligné  la réduction de la pauvreté et la mise en œuvre de la GIRE au Bénin.<br />
Face aux objectifs retenus par la DGeau, il a indiqué les résultats obtenus. 1811 Equivalents Points d’Eau (EPE) réalisés et 73 anciens réhabilités. A tous ces points d’eau, il convient d’ajouter ceux réalisés par les Ong et autres structures (429 EPE nouveaux et 269 EPE réhabilités). Au total, pour l’année 2009, le Bénin a enregistré  la réalisation de 2313 EPE dont 2080 nouveaux et 233 réhabilités. Un motif de satisfaction pour le Directeur général. Puisque, selon lui, le Bénin est en bonne voie pour atteindre cet OMD en 2015. Mais, le bilan n’est pas aussi satisfaisant. Car, des défis n’ont pu être relevés au cours de cette année 2009. En dehors du non vote de la loi portant gestion de l’eau, Samari Bani n’a pas caché son inquiétude de voir la courbe d’évolution du financement fléchir pour 2010. Une raison pour lancer un appel à une mobilisation plus grande, indispensable pour la réalisation  en 2010, du Schéma Directeur d’Aménagement (SDAGE) de l’ensemble hydrographique de l’Ouémé-Yéma, la finalisation du Plan National GIRE (PANGIRE) et le démarrage des activités pilotes de protection des zones de captage.</p>
<p><strong>Des résultats à consolider en matière d’Hygiène et d’Assainissement de base</strong><br />
En introduisant son exposé, le représentant de la DHAB, Gabriel Kpinsoton,  a expliqué que la question de l’Hygiène relève du comportement. Pour faire face à cet enjeu, il faut la mobilisation de tous. Malgré tout, des résultats encourageants ont été enregistrés pour le compte de l’année 2009. Selon l’aide mémoire de la revue BPO, au titre des résultats physiques, 1126 cabines de latrines institutionnelles ont été réalisées. Des résultats qui font passer le taux de desserte de 67,3% à 71,6% en 2009. Celui relatif à la proportion des ménages passant de 37,0% en 2008 à 39,4% en 2009.<br />
Seulement, regrette-t-il, l’impact de la promotion de l’Hygiène et de l’assainissement de base sur les comportements des ménages est encore faible. Et la tendance à la baisse des ressources mobilisées pour le budget 2009 (2,5 milliards en 2009 contre 3,4 en 2008), a des incidences sur le renforcement des acquis. Néanmoins, l’initiative du transfert des ressources à 24 communes dans le cadre du PPPA est prometteuse. Et pour Gabriel Kpinsoton, les grands chantiers pour 2010 sont nombreux pour le sous-secteur. Il s’agit de la relecture de la Politique nationale de l’Assainissement, la vulgarisation des Plans d’hygiène et d’assainissement communaux et le renforcement des capacités de la DHAB.  Face aux journalistes, les responsables des deux structures ont dû s’expliquer sur la lenteur observée dans le processus de transfert de ressources aux communes, l’éloignement de certaines communautés des points d’eau où la tendance à la baisse des ressources. Très enrichissante, la séance d’échanges a permis aux journalistes, en plus de disposer des données fiables, d’écouter les autorités centrales sur les grands enjeux et défis du secteur. Une initiative qui constitue une réponse à l’accès difficile aux informations en même temps qu’elle favorise la reddition des comptes.</p>
<p><em><strong>Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Colonel Azizou  El hadj Issa, Directeur général des forêts et ressources naturelles: « Il faut des efforts dans l’ensemble des sous-secteurs du pays pour la sauvegarde des ressources forestières »</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 21:24:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 1er juin dernier, le Bénin comme chaque année célébrait la journée nationale de l’arbre. Instituée en 1985 pour contribuer à la sauvegarde du couvert végétal et sensibiliser les populations sur l’importance de l’arbre, cette journée est à sa 26è édition. Dans cet entretien, le Directeur général des forêts et des ressources naturelles, le colonel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juin dernier, le Bénin comme chaque année célébrait la journée nationale de l’arbre. Instituée en 1985 pour contribuer à la sauvegarde du couvert végétal et sensibiliser les populations sur l’importance de l’arbre, cette journée est à sa 26è édition. Dans cet entretien, le Directeur général des forêts et des ressources naturelles, le colonel Azizou El hadj Issa, revient sur les objectifs de cette journée. Par ailleurs, il renseigne sur les dispositions qui seront prises pour la protection des ressources forestières dans leur ensemble. </p>
<p><strong>Pourquoi l’institution d’une journée nationale de l’arbre?</strong><br />
La journée nationale de l’arbre a été instituée depuis 1985. En ce temps, le régime en place avait constaté que face à la manière dont les ressources forestières étaient exploitées, il fallait conscientiser les populations. Au cas contraire, on évoluerait  vers une situation où les ressources forestières seront menacées dans notre pays.  La décision était juste. C’était dans un premier temps pour faire  prendre conscience aux Béninois que l’arbre a plusieurs utilités notamment au plan nutritionnel, pharmaceutique, écologique&#8230;<br />
Ces dernières années, on a constaté qu’au-delà des premières réflexions en 1985, le peuple béninois est en train de se rendre compte que l’arbre joue également un grand rôle dans l’assainissement. Vous prenez le cas de Cotonou avec la présence  des gaz à effet de serre (GES). Le seul don naturel que Dieu a mis à notre disposition, c’est l’arbre qui arrive à capter ces gaz, principalement le gaz carbonique. Donc, l’arbre doit être au centre de note vie quotidienne. Notre existence même doit se baser sur l’arbre.<br />
Mais après 25 ans, il faut dire que le bilan est mi-figue, mi-raisin parce que seulement environ 100 millions de plants ont été mis en terre, pendant les journées de l’arbre et les campagnes nationales de reboisement. Pour les campagnes de reboisement, nous sommes à 94 millions de plants mis en terre. Pour les seules journées de l’arbre, on est autour de 6 millions de plants mis en terre.<br />
Au-delà du mois de juin, les parents continuent de mettre des plants en terre. Nous-mêmes, en tant qu’institution forestière nationale, nous avons des forêts dans lesquelles,  nous plantons  des arbres. Chaque année au niveau du service forestier, on est à un minimum de 2000 à 20 000 hectares de plants que nous mettons en terre dans les forêts que nous appelons plantations domaniales.<br />
Au-delà de cela,  parlant toujours de bilan, à peine la moitié de ces plants mis en terre ont pu atteindre l’âge de la maturité et jouent le rôle pour lequel ils ont été mis en terre.<br />
Plusieurs raisons peuvent expliquer la situation. Je disais tout à l’heure qu’au départ il s’agissait de susciter une prise de conscience. Jusqu’aujourd’hui, cette prise de conscience au niveau du peuple béninois n’est pas encore totale. Nous avons un programme de restauration et de reboisement urbain initié par le chef de l’Etat depuis environ quatre ans et, malheureusement, surtout à Cotonou, les plants mis en terre devant certaines concessions ne sont pas protégés. Ce qui fait que ces plants ne survivent pas aux intempéries. </p>
<p><strong>Cela ne pose-t-il pas le problème du manque de suivi après la mise en terre des plants ?</strong><br />
Sur ce plan, vous avez raison et j’ai suivi le même reproche sur certaines chaînes de radio de la place. Mais,  nous sommes dans un pays où les forestiers ne sont pas  nombreux quand bien même le nombre a augmenté ces dernières années. Cette année,  pour la journée de l’arbre à Zè, c’est  9126 plants qui ont été mis en terre. Voulez-vous mettre un forestier derrière chaque plant? Je crois que la solution à adopter, c’est de faire en sorte que les populations se chargent du suivi.  C’est l’ambition  du programme que le chef de l’Etat a mis en place. Dans ce programme, les maires sont appelés à recruter des agents communaux chargés de la gestion de l’environnement, payés par le programme et qui se chargent de suivre ces plants mis en terre dans leurs communes et dans les chefs lieux d’arrondissement. C’est parce qu’on était conscient que les forestiers à eux seuls ne  peuvent pas faire le travail. Mais quand il y a le problème de suivi, tout le monde  crie les Eaux et forêts. Nous ne sommes pas les seuls responsables de la situation. Tout le peuple béninois, où que nous nous trouvons, nous sommes tous interpellés. Nous avions eu un séminaire du 7 au 8 mai à Bohicon au cours duquel, nous nous sommes dits que c’est l’Etat qui dépense pour que les plants soient mis en terre, mais malheureusement le citoyen pour  lequel l’Etat est en train de faire toutes ces dépenses, ne veut jouer aucun rôle. Or  si l’arbre arrive à maturité, c’est  d’abord sa concession que cela va protéger, c’est lui qui profite  de l’air pur et de l’ombre que l’arbre va produire. Pour l’intégration de l’arbre dans la vie du Béninois, le séminaire de Bohicon a alors suggéré qu’à chaque fois qu’un enfant naît, qu’un arbre soit mis en terre par ses parents. Il sera de même pour les mariages et tous les autres grands moments de la vie d’un homme. Comme cela, chacun pourrait avoir une relation particulière avec l’arbre. Car, qui voudra laisser mourir l’arbre qui symbolise le jour de sa naissance. Donc, peut-être qu’en passant par là, on pourrait donner de l’importance à l’arbre. Toute  sa vie durant, chaque Béninois doit avoir un certain nombre d’arbres à protéger. Et si, deux ans ou cinq ans après, l’arbre arrive à maturité, alors il retourne en planter de nouveaux.</p>
<p><strong>Le constat est établi que la plupart des manifestations officielles des Journées nationales de l’arbre ont lieu dans le sud, alors qu’au même moment, le désert avance dans le nord du pays. Comment expliquez-vous cela?</strong><br />
Il faut dire que vous avez en partie raison. Mais, il y a trois ou quatre ans environ, la journée de l’arbre était dans la commune de N’Dali. Principalement, les journées de l’arbre servent à conscientiser. Les journées ne servent pas forcément à reboiser parce que le nombre de plants qu’on met en terre est très peu. Voyez  sur 25 ans, c’est seulement six millions. C’est tellement minime que ce n’est pas cela qui va arriver à inverser la dégradation, ou la désertification ou la sahélisation vers laquelle on est en train d’avancer. Mais votre question néanmoins est valable quand on voit que dans les régions du nord on observe une  forte dégradation des ressources forestières. Pour y remédier, c’est de gros projets de reboisement qu’il faut concevoir et ce n’est pas qu’on n’en a pas l’idée. L’idée est là et les partenaires techniques et financiers sont prêts à nous accompagner. Il va avoir un vaste programme qui va concerner la portion béninoise dans le cadre du projet de la ceinture verte qui doit traverser toute l’Afrique de l’ouest. Donc, le Bénin est en train de s’insérer dans ce projet  pour que  sa ceinture commence  depuis Matéri  jusqu’à la frontière du Nigéria,  de sorte à se mettre à l’abri des vents de sable qui pourraient nous envahir et de tous les inconvénients que nous vivons aujourd’hui à cause de la disparition de certains arbres. </p>
<p><strong>Mais est-ce que le temps n’est pas en train de jouer contre les populations de ces zones menacées ?</strong><br />
Avouons  que si autant que nous sommes dans le secteur rural, les autres sous-secteurs ruraux fournissent autant d’efforts que les Eaux et forêts, on n’en serait pas là. Si vous regardez un peu dans les zones de Malanville, de Karimama et de Matéri, il y a plus de bois exploitables pour la fabrication du meuble. Mais, pourquoi les ressources forestières sont en train de disparaître, les raisons sont agricoles, forestières,  et la chasse aussi avec les feux de brousse.<br />
 Donc, il y a autant de choses qu’on  doit essayer de gérer en amont avant de dire qu’il faudrait renforcer la ressource forestière. C’est le cas des paysans qui, passant d’une terre pauvre vers une terre plus riche, trouvent que c’est là où nous avons mis des plants qui devient une terre riche en  abattant les arbres pour l’agriculture. </p>
<p><strong>Que font les Eaux et forêts pour lutter contre l’abattage abusif des arbres dans les aires protégées ?</strong><br />
C’est une question  d’actualité. On sait qu’effectivement sur le terrain, la manière dont les prélèvements de bois se font ne répond à aucune règle nationale ni internationale. Auparavant, le service forestier était sous les CARDER actuellement dénommés CERPA et il y avait un cadre qui coordonnait toutes les activités des  fonctionnaires ruraux dans la commune. Mais après notre départ du ministère de l’agriculture vers le ministère de l’environnement, il se fait que chaque agent aujourd’hui au niveau des communes,  est livré à lui-même parce que son chef le plus proche est sûrement un chef cantonnement situé, surtout dans les régions du nord à 100 kilomètres, donc pas dans la même commune ou c’est  peut-être le chef d’inspection qui est au niveau du chef lieu de département. Donc, les forestiers sont éloignés de leurs responsables. C’est la première faiblesse. A ce niveau, il est prévu qu’à la rentrée des classes prochaines, les agents travaillant au niveau de  chaque commune seront regroupés et un cadre sera désigné pour être leur patron et comme cela, ils vont recevoir de façon hebdomadaire ou par décade ou mensuellement leur programme de travail et évolué en groupe pour les programmes de sensibilisation, d’appui-conseil aux populations, du suivi, du contrôle et de la gestion de la ressource sur le terrain par les populations elles-mêmes. Voilà une première  disposition. Pour répondre à la deuxième faiblesse relative à la recherche des terres cultivables plus riches par les paysans, qui prennent d’assaut les forêts classées,  il y aura une forme de gestion de ces forêts classées. Un  type de gestion à l’image de celui utilisé au niveau des parcs W, Pendjari ou de la Lama où il y a un directeur qui a sous lui, toute une équipe pluridisciplinaire. Pour chaque forêt classée, il y aura un responsable et une équipe pluridisciplinaire basée à l’intérieur de la ressource ou tout au moins à la lisière ou la périphérie. A part cela, il y a d’autres dispositions en cours pour  une gestion durable des ressources forestières au Bénin. </p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Jesdias LIKPETE</strong></em></p>
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		<title>Conservation des mangroves au Costa Rica et au Bénin: Deux ONG échangent leurs expériences</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 21:10:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A Grand-Popo, les habitants de dix villages apprennent à reproduire les mangroves comme au Costa Rica. Cet échange d’expériences est rendu possible  à la faveur de la visite du président de la fondation Neo Tropica  à l’ONG Béninoise Eco Ecolo. Une visite qui s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la gestion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A Grand-Popo, les habitants de dix villages apprennent à reproduire les mangroves comme au Costa Rica. Cet échange d’expériences est rendu possible  à la faveur de la visite du président de la fondation Neo Tropica  à l’ONG Béninoise Eco Ecolo. Une visite qui s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la gestion durable et  à la conservation de la biodiversité de la mangrove  Gbaga,  un bras du fleuve Mono.</p>
<p>Hôte  des communautés riveraines du chenal Gbaga, le Costaricain Mr Bernado Aguila a allié théorie et pratiques pour démontrer les expériences de reproduction et de transplantation de la mangrove de son pays.<br />
En effet, pour conserver les bienfaits de la mangrove et des palétuviers, les ONGs Eco-Ecolo et Neo-tropica  se  sont  engagées aux côtés des communautés riveraines de ces ressources menacées de disparition depuis 2008.<br />
 Leurs actions consistent à œuvrer chacune dans son pays pour réduire, voire éradiquer les coupes abusives de ce couvert végétal, fait de palétuviers et de mangroves protecteurs des eaux douces ainsi que des ressources halieutiques.<br />
Au-delà de leurs interventions spécifiques, les deux partenaires se sont engagés à  s’enrichir mutuellement des acquis positifs capables de faire école dans l’un ou l’autre des deux pays.<br />
Ainsi la visite du président de Neo-Tropica, Bernado Aguila, s’inscrit dans ce registre et fait suite au passage de sa collègue béninoise  Claudia Amègankpoé en Amérique, il y a deux mois. Selon  la directrice de l’ong Eco-ecolo, l’ampleur du phénomène de destruction à Grand-Popo des espèces végétales aquatiques en question n’est plus à démontrer. Elle se manifeste à travers les coupes abusives des plants de palétuviers et de mangroves, le comblement du chenal, la raréfaction des ressources de ce plan d’eau :<br />
Accueilli avec ferveur par les communautés  et à la mesure de l’enjeu de la visite,  c’est le président du comité local de protection des mangroves de Grand-Popo,  Christophe Adanhounmè, qui s’est adressé le premier à l’hôte. Il  n’est pas passé par quatre chemins pour souligner la pertinence et l’importance de l’intervention de Eco-ecolo et par ricochet de Neo tropica.<br />
Au nombre des plus values de ce partenariat au profit des populations Costaricaines, on peut citer la mise en place et le fonctionnement des clubs de femmes pour la veille et la duplication des enseignements tirés des activités du projet à Grand-Popo, sans oublier la garde des mangroves par les zangbétos : traditionnellement gardiens de nuit. Cette action qui met la tradition au service de l’écologie a particulièrement intéressé le président de Neo tropica.<br />
Pour la phase  d’apprentissage,  l’assistance s’est rendue  à la berge du cours d’eau sous la coordination de la directrice, pour  suivre attentivement les démonstrations de leur hôte. A cette étape, l’assistance a pu se rendre compte que les actions de reboisement initiées par Eco-Ecolo, pour diminuer  la pression sur les mangroves, ne suffisent pas. Dans leurs échanges avec leur partenaire, les habitants de Nicoécondji, Zogbédji, Ehouécondji se sont réjouis de cette visite.<br />
Pour  Bernado Aguila,  il revient aux communautés  de protéger la mangrove. «Les solutions adéquates face aux problèmes de la déforestation du chenal gbaga doivent venir de vous », a-t-il indiqué. Pour finir, il a informé les populations de Grand-Popo de l’exercice des activités de tourisme solidaire  dans son pays pour constituer de nouvelles sources de revenus aux personnes qui exploitent les mangroves.<br />
Par ailleurs, quelques plants  ont été mis en terre pour immortaliser ce séjour. Un séjour qui a pris fin par  la remise des recueils de poèmes élaborés par  les jeunes l’an dernier, autour des sujets de sensibilisation. </p>
<p><em><strong>Dieudonné METONOU</strong></em></p>
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		<title>Verdissement des PDC dans l’Alibori: Une expérience pionnière dans les communes</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 21:08:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Juste après le  lancement du projet Promotion du Volontariat pour la Gestion Décentralisée de l’Environnement au Bénin (PVE) à Kandi, les techniciens des mairies et des animateurs Volontaires des Nations Unies ont eu droit à une formation sur la démarche nationale de verdissement des Plans de Développement Communaux (PDC). Une initiative pilote dans notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Juste après le  lancement du projet Promotion du Volontariat pour la Gestion Décentralisée de l’Environnement au Bénin (PVE) à Kandi, les techniciens des mairies et des animateurs Volontaires des Nations Unies ont eu droit à une formation sur la démarche nationale de verdissement des Plans de Développement Communaux (PDC). Une initiative pilote dans notre pays visant à intégrer les préoccupations environnementales dans les Pdc des communes. </p>
<p>Une trentaine de participants venus des six communes du département de l’Alibori étaient à cette session de formation qui s’est déroulée du 1er au 3 Juin 2010 à la salle de conférence de l’Unité de Développement des Producteurs de Coton du département de l’Alibori (UDPC). En présence du Coordonnateur du PVE, Mohamed L. Haidara et du Chargé du Programme VNU,  Mamane Salissou Ousmane, la session a été conduite par M. Eustache Bokonon-Ganta, géographe environnementaliste.<br />
Pendant trois jours, les participants ont suivi avec intérêt, plusieurs modules concernant l’appropriation des concepts et terminologie du domaine environnemental, le diagnostic environnemental et les outils de planification locale. De même, au cours de la formation, les participants ont fait des exercices d’application et appréhendé les atouts et les exigences de la gestion décentralisée de l’environnement, la formulation des projets verts, le suivi et l’évaluation ainsi que les sources de financement des projets environnementaux au Bénin et ailleurs.  Au terme de cette formation, les participants n’ont pas caché leur satisfaction. </p>
<p><em><strong>Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Pour l’atteinte des OMD à l’échéance 2015: Le PNUD propose un programme de 8 actions</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 20:51:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Manchette]]></category>

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		<description><![CDATA[En prélude au Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui se déroulera à New-York en septembre prochain, le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) propose un plan d’action de 8 points pour réduire la pauvreté et parvenir au développement durable. Publié le jeudi 17 juin, le rapport contenant les 8 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En prélude au Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui se déroulera à New-York en septembre prochain, le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) propose un plan d’action de 8 points pour réduire la pauvreté et parvenir au développement durable. Publié le jeudi 17 juin, le rapport contenant les 8 propositions met en évidence, des exemples concrets ayant  donné des résultats et pouvant être répétés ailleurs, même dans les pays les plus pauvres.</p>
<p>Intitulé « Que faut-il faire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement : Une évaluation internationale » le rapport publié par le PNUD est une évaluation approfondie des mesures à prendre pour faire progresser le développement durable et atténuer la pauvreté dans le monde. Tirant leçons à partir d’éléments issus de 50 pays, ce rapport vise à accélérer et à soutenir les progrès du développement au cours des 5 prochaines années. Les 8 points sont axés sur l’appui à un développement de style participatif géré par les États eux-mêmes, à une croissance en faveur des pauvres et créatrice d’emplois. </p>
<p><strong>Exemples d’actions encourageantes en faveur des OMD</strong><br />
Des conclusions probantes contenues par le rapport, il ressort  que l’atténuation de la pauvreté et de la faim se produit dans les situations où la croissance économique est génératrice d’un niveau élevé d’emplois et stimule la production agricole. C’est le cas du programme de subvention des engrais national au Ghana qui a permis d’augmenter la production vivrière de 40 % et de réduire la faim de 9 % entre 2003 et 2005.<br />
Une initiative de l’Inde visant à stimuler le nombre d’emplois dans les milieux ruraux, au profit d’environ 46 millions de ménages a été citée en modèle.<br />
Selon le PNUD,  « de tels programmes de protection sociale et d’emploi solides, atténuent la pauvreté et inversent les tendances à l’inégalité ».<br />
L’Albanie a été louée pour l’adoption d’un neuvième OMD propre à lui. Il s’agit de la réforme de l’administration publique, de mesures législatives et de politiques pour  promouvoir la redevabilité et améliorer les résultats des efforts de développement.<br />
L’exercice fait aussi ressortir les liens entre plusieurs OMD.<br />
Ainsi l’amélioration des opportunités pour les femmes et les filles et, l’extension de l’accès à l’énergie ont tous deux, un effet multiplicateur sur les progrès réalisés avec les dits objectifs. A ce titre, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali et le Sénégal se sont bien illustrés.<br />
Ces 4 pays africains ont aidé les femmes à se libérer des activités traditionnelles  pour se consacrer à l’éducation, à l’amélioration de leur santé et à accroître leurs revenus. Ceci grâce à la fourniture de générateurs électriques.</p>
<p><strong>Des faiblesses à corriger</strong><br />
D’après l’évaluation du PNUD, l’aide bien ciblée et prévisible est un catalyseur important dans l’atteinte des OMD en ce sens qu’elle a permis la fourniture de générateurs avec, des résultats significatifs au Burkina Faso, au Mozambique, au Rwanda, en Ouganda et au Vietnam. Cependant, les pays doivent développer des activités visant à mobiliser leurs ressources nationales et agencer leurs budgets pour garantir les meilleurs rendements sur leurs investissements.<br />
Par ailleurs, le rapport  fustige l’incapacité de parvenir à un accord dans les négociations commerciales de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) relatives au Cycle du développement de Doha. Il mentionne cette incapacité comme la plus importante lacune dans l’élaboration d’un partenariat global en faveur du développement. De plus, l’accès aux marchés pour les produits des pays en développement et les subventions nationales à l’agriculture par les pays riches continuent à éclipser la cohérence politique nécessaire à l’accélération des progrès en matière d’OMD.<br />
Enfin, notons que  ledit rapport, sera communiqué aux États concernés en vue de la rédaction du texte final du Sommet des OMD de septembre prochain.<br />
<em><strong>Ingride Anita YEBE</strong></em></p>
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		<title>Contribution des grandes infrastructures hydrauliques au développement: Le GWP/Afrique de l’ouest renforce les capacités des journalistes</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 12:55:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour la quatrième fois depuis 2007, les femmes et hommes des médias s’intéressant à la problématique des ressources en eau dans la sous-région ouest-africaine se retrouvent à Accra pour leur rencontre annuelle de formation. Organisé par le Partenariat ouest africain de l’eau (GWP/AO) et le Partenariat National de l’Eau (PNE) du Ghana avec l’appui financier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième fois depuis 2007, les femmes et hommes des médias s’intéressant à la problématique des ressources en eau dans la sous-région ouest-africaine se retrouvent à Accra pour leur rencontre annuelle de formation. Organisé par le Partenariat ouest africain de l’eau (GWP/AO) et le Partenariat National de l’Eau (PNE) du Ghana avec l’appui financier de la Commission de l’Union Européenne et du Partenariat Mondial de l’eau, la session de formation qui dure cinq jours, offrira l’occasion aux journalistes, de mieux appréhender la problématique de la construction et de la gestion des grands ouvrages hydrauliques et leurs impacts sur le développement des pays de la sous-région. </p>
<p>L’atelier régional d’Accra sur le thème « La contribution des grandes infrastructures hydrauliques au développement durable des pays en Afrique de l’Ouest » a pour objectif, d’informer et de sensibiliser les femmes et hommes des médias sur la problématique de la réalisation et de la gestion des grands ouvrages hydrauliques. Mais, aussi, il contribuera à éveiller l’attention des journalistes sur l’apport et les impacts de ces ouvrages sur le développement des pays de la sous-région.<br />
Au cours de l’atelier, les participants auront droit aux importantes communications portant sur la problématique des infrastructures hydrauliques et leurs enjeux de développement économique, les grands barrages et la prise en charge des impacts et risques associés, les grands barrages comme facteur d’intégration régionale ou sources potentielles de conflits. Dans une deuxième partie de la formation consacrée à la phase pratique, les participants réaliseront un bulletin d’informations et des magazines radio après une visite guidée sur un site. Le barrage d’Akosombo est le site retenu pour la visite de terrain qui sera centrée sur les problématiques environnementales, sociales et économiques. Cette phase pratique de la formation est la deuxième du genre depuis l’organisation des rencontres annuelles initiées depuis 2007.<br />
En 2009, l’atelier de Cotonou qui a réuni une quarantaine de journalistes avait permis aux journalistes d’échanger sur « L’apport de la presse dans la gestion des eaux partagées/transfrontière en Afrique de l’ouest ». La visite de terrain effectuée sur le fleuve Mono, un cours d’eau que partage le Bénin et le Togo avait débouché sur la réalisation d’un bulletin d’informations et des magazines radio très appréciés par les acteurs du secteur.<br />
<em><strong>Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Projet  d’appui à l’agglomération de Cotonou (PAACO): Un coup de pousse à la lutte contre la pollution à Cotonou</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 12:09:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Financé par  l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement (FFE), le projet d’appui à l’agglomération de Cotonou (PAACO) constitue l’une des réponses à la pollution atmosphérique dans la ville de Cotonou.  Par le remplacement du parc de moto-taxi, le projet ambitionne de diminuer sensiblement le taux de pollution dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Financé par  l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement (FFE), le projet d’appui à l’agglomération de Cotonou (PAACO) constitue l’une des réponses à la pollution atmosphérique dans la ville de Cotonou.  Par le remplacement du parc de moto-taxi, le projet ambitionne de diminuer sensiblement le taux de pollution dans la plus grande ville du Bénin.</strong></p>
<p>Avec pour cible les conducteurs de taxi moto communément appelés « Zémidjans », l’objectif de ce projet, est d’inciter les conducteurs de taxi à abandonner leurs motos deux temps polluants pour des motos quatre temps. Ainsi, avec la mise en œuvre de ce projet, environ 10% du parc de zémidjans soit 10 000 motocyclettes seront renouvelées.<br />
D’un coût global de 3,6 millions d’euros, le projet  PAACO est conduit par le ministère de l’Environnement et de la protection de la nature.<br />
Grâce à l’appui financier de ces partenaires, le ministère de l’Environnement et de la protection de la nature mettra à la disposition des conducteurs de zémidjan, de motocyclettes à quatre temps neuves.<br />
Cette aide financière est versée directement au fournisseur de la nouvelle moto à condition que le propriétaire ait remis son ancien engin à deux temps pour destruction et qu’il se soit engagé dans l’achat d’une moto quatre temps. Dans le respect de la législation en vigueur qui indique que tout conducteur de zémidjan soit assuré, une assurance « responsabilité civile » d’un an sera accordée aux bénéficiaires du projet PAACO. Ces derniers suivront pour ce faire, une formation au  permis de conduire A2, la détention de cette catégorie de permis étant obligatoire pour l’obtention de l’assurance « responsabilité civile ».<br />
Il est ensuite prévu dans le cadre du projet, des exonérations fiscales et douanières sur l’importation ou la vente des motos quatre temps et de leurs pièces détachées en vue d’encourager l’utilisation de ces motos. De même, il sera interdit  l’importation des motos deux temps et de leurs pièces détachées. Cette interdiction se veut  progressive et pourrait intervenir dans un délai de 5ans après le démarrage de l’opération.<br />
La destruction de la moto deux temps étant une condition préalable pour bénéficier  de l’achat de celle quatre temps, le projet PAACO mettra en place une structure de casse spécialisée. Confiée à un opérateur indépendant, cette structure procèdera à la destruction, au démantèlement ainsi qu’au recyclage des matériaux issus des motos récupérées.<br />
Quant à l’assistance technique, elle sera assumée à travers le renforcement des capacités professionnelles des mécaniciens d’engins à deux roues qui se chargeront de promouvoir la maintenance des motocyclettes quatre temps. Ce volet s’étend à trois communes à savoir Abomey-calavi, Cotonou et Sèmè-kpodji. </p>
<p><em><strong>Ingride Anita YEBE </strong></em></p>
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		<title>Revue annuelle du secteur de l’eau et assainissement: Sous le signe de la consolidation des acquis</title>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 13:51:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année depuis 7 ans, les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement étaient en conclave du 27 au 29 avril 2010 au CMB Grill de Cotonou. La grande messe qui a été célébrée en présence des Partenaires techniques et financiers (PTF) fortement représentés, a permis de constater les avancées et de prendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme chaque année depuis 7 ans, les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement étaient en conclave du 27 au 29 avril 2010 au CMB Grill de Cotonou. La grande messe qui a été célébrée en présence des Partenaires techniques et financiers (PTF) fortement représentés, a permis de constater les avancées et de prendre date pour des résultats encore meilleurs.</strong></p>
<p>Le Bénin maintient le cap dans sa marche inexorable vers l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Cette année encore, les résultats enregistrés sont encourageants. Selon le représentant du ministre en charge de l’eau, de 1973 Equivalents Points d’Eau réalisés en 2008, on est passé à 2313 en 2009, soit un accroissement de 19,41%. Cette performance dans la réalisation des points d’eau s’est traduite par une amélioration sensible du taux de consommation des crédits pour la même période. Ainsi, de 10,51 milliards de francs CFA, on est passé à 10,65 milliards de francs CFA soit un taux d’accroissement de 1,33%.<br />
Mais malgré ces avancées, des difficultés ne manquent pas. Elles sont liées au retard dans la délégation des crédits aux services déconcentrés de l’eau et  des transferts de crédits aux communes, l’accès limité à la plate-forme du SIGFIP, les longs délais dans la passation des marchés. L’occasion de la revue était toute trouvée pour le représentant du ministre qui a invité les acteurs à la recherche des solutions. Surtout que, dans le sous-secteur de l’assainissement de base, le bilan reste mitigé avec 4,5 millions de Béninois qui vivent encore sans un service adéquat d’assainissement de base. Un constat qui interpelle tous les acteurs du secteur appelés à « redoubler d’efforts », selon le représentant du ministre de la santé.<br />
Déjà, dans son intervention, le Directeur général de l’eau,  a indiqué qu’il est temps d’inventer des mesures pour «  contourner les procédures administratives lourdes et pénalisantes ».<br />
<em><strong>Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Mauvaise gestion des ordures dans les marchés secondaires: Les usagers interpellent la mairie de Cotonou</title>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 13:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Manchette]]></category>

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		<description><![CDATA[Les marchés secondaires de Cotonou n’échappent pas aux difficultés qu’éprouvent la mairie de Cotonou à débarrasser la ville de ses ordures Si le cas du marché Dantokpa a toujours été décrié, le phénomène se répand dans les marchés secondaires. A grand silence des autorités municipales, les camions de ramassage des ordures ont cessé d’emprunter les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les marchés secondaires de Cotonou n’échappent pas aux difficultés qu’éprouvent la mairie de Cotonou à débarrasser la ville de ses ordures Si le cas du marché Dantokpa a toujours été décrié, le phénomène se répand dans les marchés secondaires. A grand silence des autorités municipales, les camions de ramassage des ordures ont cessé d’emprunter les rues de certains marchés.</strong></p>
<p>« Nous nous donnons la peine pour balayer mais à défaut du ramassage à temps, les ordures sont abandonnées». C’est le témoignage de dame Dossougouin Houenoussi, responsable des usagers du marché de Gbégamey qui  se désole de l’état d’insalubrité. Malgré les dispositions prises par le bureau que dirige cette  quinquagénaire pour assurer la propreté du marché, à savoir l’obligation pour chaque vendeuse, de balayer sa place chaque matin et l’organisation tous les mois d’une journée de salubrité générale, le marché cohabite toujours avec des ordures. Outre l’incivisme des usagers à condamner, la mairie de Cotonou est en cause.<br />
Car, en dehors des marchés Dantokpa, Gbogbanou et Ganhi dont la situation est particulière, la gestion des marchés est du ressort de la municipalité.  Ayant su que les marchés ne sauraient être traités comme les ménages en matière de gestion d’ordures vu la quantité de déchets produits, la mairie de Cotonou a reconduit l’ancienne pratique en envoyant des camions pour la collecte  des ordures dans les marchés sous son autorité. Mais, selon Dossougouin Houenoussi, le système est en panne. Plus aucun de ces camions ne vient dans le marché. Ce qui rend difficile l’évacuation des ordures. « Le problème fondamental auquel nous sommes confrontées dans ce marché, réside dans la gestion des ordures. Les véhicules de ramassage que nous envoyait la mairie ont cessé de venir depuis 2 ans. Au début, nous ne savions ni comment ni où envoyer les ordures » a-t-elle confié. </p>
<p><strong>Laissées à elles-mêmes, place à la débrouillardise</strong><br />
Abandonnées, les femmes n’ont pas manqué d’imagination. Dans un premier temps, elles ont négocié directement avec les Ongs de pré-collecte. Mais, cette solution était loin de fonctionner. Les Ongs ayant mis la barre très haute.<br />
Incapables de payer les redevances exigées par les Ong de pré-collecte, elles ont abandonné cette alternative. Selon Séraphine Ahodi, une vendeuse de fruits et de céréales dans le marché, « non seulement les Ong ont exigé que le paiement soit fait par passage et par rapport au volume d’ordures, mais elles réclament jusqu’à 2000 FCFA par panier d’ordures ».<br />
L’ultime recours, c’est l’appel aux portefaix. Grâce aux charrettes que le Chef d’arrondissement leur a remises, ces ouvriers occasionnels se chargent vaille que vaille  de convoyer les ordures sur les sites prévus à cet effet par la mairie.  « Mais là non plus, la tâche n’est pas facile. Le paiement qui varie entre 200 et 500 FCFA selon la quantité d’ordures s’effectue toujours par passage, a expliqué la présidente Dossougouin Houenoussi. Pour elle, la solution n’est toujours pas efficace. « Cette  solution ne saurait prévenir l’insalubrité dans notre marché, le ramassage n’ayant lieu que tous les trois jours. Même mises dans les poubelles, les ordures s’éparpillent au gré du vent et jonchent le sol en sabotant ainsi tout l’effort déployé lors du balayage»,  a-t-elle précisé.<br />
C’est la même  situation qui prévaut au marché Saint Michel. Ne disposant ni de brouettes ni de charrettes, les femmes de ce marché se contentent désormais des services des Ongs de pré-collecte. Selon la présidente Elisabeth Ganyéhessou, « il faut guetter chaque jour, le passage des pré-collecteurs qui aident à évacuer les ordures ». Comme il  ne s’agit pas d’abonnement à proprement parler, le paiement s’accomplit lors de chaque ramassage comme c’est le cas au marché de Gbégamey. Le coût dépend de la quantité d’ordures à évacuer. Des propos confirmés par plusieurs usagers dont Georgette Kpangon Ahouandjinou. Pour cette vendeuse de crabes et de crevettes fraîches, la situation est vraiment périlleuse aussi bien pour elle que pour les vendeuses de poissons frais.  Elle indique que dans la même journée, elles font plusieurs fois appel aux  pré- collecteurs dans la mesure où les déchets issus du nettoyage du poisson ou du crabe doivent être évacués séance tenante. A chaque fois, l’on est tenu de débourser.<br />
Aujourd’hui plus qu’hier, ces femmes ne cessent de crier au secours. A l’image de Georgette Kpangon Ahaouandjinou qui confie que les femmes risquent de s’essouffler si elles doivent continuer de dépenser régulièrement pour faire ramasser les ordures après les taxes et la patente qu’elles paient à la municipalité et à l’Etat, elles attendent le concours de la mairie. Vivement que leur cri d’alarme soit entendu.  </p>
<p><em><strong>Ingride Anita YEBE</strong></em></p>
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