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	<title>Le Municipal &#187; Eclairage</title>
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		<title>François Mevo, chef du quartier Fidjrossè-Kpota sur l’organisation de la sécurité locale: « Grâce à la brigade civile, plus de trente bandits sont arrêtés en deux ans»</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 16:22:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[ Depuis leur institution dans notre pays, les chefs de village et de quartiers de ville, avec le soutien des conseillers locaux, travaillent au service  des communautés. Dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accordé, le chef quartier de Fidjrossè-Kpota, François Mevo, nous parle à cœur ouvert de ses activités. Gestionnaire immobilier, l’homme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <strong>Depuis leur institution dans notre pays, les chefs de village et de quartiers de ville, avec le soutien des conseillers locaux, travaillent au service  des communautés. Dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accordé, le chef quartier de Fidjrossè-Kpota, François Mevo, nous parle à cœur ouvert de ses activités. Gestionnaire immobilier, l’homme qui est aujourd’hui le porte-voix des habitants de ce quartier de la ville de Cotonou reste très préoccupé par la sécurité. En attendant la mise en place de la police municipale dont le processus est en cours, il revient sur la brigade civile du quartier qui constitue l’alternative actuelle pour assurer la quiétude des populations.</strong></p>
<p><strong>Comment exercez-vous votre fonction et quelles sont les difficultés  rencontrées dans ce quartier?</strong><br />
Il n’y a pas longtemps  que nous sommes là. Au départ, il fallait maîtriser tous les numéros des lots  des parcelles, avoir des éléments précis sur les différentes maisons et sur leurs propriétaires. Donc au début, cela n’a pas été du tout facile pour nous mais avec le temps, nous nous sommes familiarisés  avec le plan du quartier. Dans notre quartier, les populations sont  confrontées à la dégradation des voies,  aux problèmes d’insécurité et d’inondation qui ne sont pas spécifiques à ce quartier, mais une réalité  commune à presque tous les quartiers de Cotonou.</p>
<p><strong>Parlant de la lutte contre l’insécurité, est-ce que la mise en place de la brigade civile de sécurité dans votre quartier est une initiative de la mairie, du Chef d’arrondissement ou votre propre initiative ?</strong><br />
Cette initiative relève de notre souci de faire revenir la quiétude dans le quartier. C’est vrai que la mise en place de la police municipale est prévue par les lois sur la décentralisation mais ce n’est pas encore chose effective.  En attendant, nous invitons nos populations à collaborer avec les forces de sécurité publique. La brigade civile de sécurité que nous avons initiée entre dans le cadre de cette collaboration. Grâce au concours des jeunes l’insécurité qui régnait en maître dans le quartier recule.</p>
<p><strong>Est-ce à dire que le problème de l’insécurité se pose avec acuité dans votre quartier?</strong><br />
La question de la sécurité nous tient particulièrement à cœur. Ainsi, une semaine après notre installation, nous avons regroupé les jeunes pour échanger afin que quelque chose puisse être fait pour contribuer à la sécurité des habitants. C’est de cette rencontre qu’est née la brigade civile de sécurité. Ce n’est donc que l’aboutissement de notre démarche et surtout  grâce à la dévotion des jeunes. Je peux vous dire que dans la ville de Cotonou, nous faisons partie des  premiers quartiers qui disposent d’une brigade civile de sécurité locale. Aujourd’hui, la pratique s’est répandue à beaucoup de quartiers et cela nous conforte. Les jeunes travaillent  de façon bénévole. Depuis qu’ils ont commencé, ils n’ont  reçu aucune aide en contrepartie et ils ne s’en plaignent même pas. Qu’ils reçoivent par notre voix, la reconnaissance et  la gratitude de tout le quartier. </p>
<p><strong>En quoi l’instauration de la brigade de sécurité a-t-elle contribué à faire reculer l’insécurité à Fidjrossè ?</strong><br />
L’insécurité est de nos jours, un phénomène préoccupant. Même dans les pays développés, l’on n’a pas encore réussi à régler de façon définitive le problème de l’insécurité.  Pour ce que nous faisons, il faut remarquer que cela participe beaucoup à la dissuasion des voleurs quand bien même nos jeunes ne sont pas formés pour cela. Nous estimons que c’est déjà un grand pas et le commissariat de Fidjrossè avec qui nous travaillons en parfaite symbiose, nous l’a encore confirmé. En dehors de son caractère dissuasif,  grâce à cette brigade plus de trente bandits sont arrêtés en deux ans d’existence. Ce résultat à notre humble avis, n’est pas négligeable. Car, sans cette équipe de jeunes acquis à la cause du quartier, ces voleurs allaient opérer tranquillement, ce qui va augmenter le phénomène déjà existant.</p>
<p><strong>Certains membres de la brigade de sécurité seraient, selon nos informations, d’anciens individus qui semaient la trouille dans le quartier. Comment êtes-vous arrivé à les convaincre de travailler avec vous ?</strong><br />
A notre connaissance, aucun des jeunes de l’équipe de sécurité locale n’est mêlé à un acte d’insécurité par le passé. Quand vous commencez quelque chose, il faut s’attendre à toutes sortes de spéculations. Dans la mesure où les membres de cette brigade de sécurité ne sont pas formés comme des policiers ou des militaires, il peut y avoir des défaillances. Et c’est pourquoi, nous sommes restés en étroite collaboration avec le commissariat qui  nous aide à corriger les erreurs. Les actions de la brigade locale de sécurité sont suivies par le commissariat. Il y a eu plusieurs séances d’échanges et de conseils entre les responsables du commissariat et les membres de l’équipe. On sait que dans tout groupe, il existe des « brebis galeuses », on en trouve même parmi les policiers. Alors,  ne cherchons pas des puces là où il n’y en a point. Ce qui est sûr et je le garantis,  aucun problème ne s’est jamais posé sur ce plan. A défaut d’éradiquer complètement l’insécurité dans le quartier, ces jeunes ont concouru énormément à sa réduction.</p>
<p><strong>Quel est l’état de votre collaboration avec les autorités de la mairie?</strong><br />
Nous avons pour rôle d’informer la mairie de Cotonou. C’est l’un des principaux rôles d’un chef quartier. Le chef quartier est là pour recenser les préoccupations des populations pour ensuite rendre compte à la mairie, qui analyse la situation et décide ensemble avec le Chef d’arrondissement et les chefs  quartiers des solutions appropriées aux différents problèmes. Maintenant pour ce qui concerne l’écoute que la mairie nous réserve, je puis vous dire qu’aucune de nos doléances n’a jamais fait  l’objet de rejet à la mairie. Il convient à ce titre, de tirer un coup de  chapeau au 1er adjoint au maire Léhady Soglo. A chaque fois que vous lui faites part d’une doléance, il se met à la tête d’une délégation qui descend sur le terrain pour le constat. Une fois le constat fait, c’est la recherche de solution qui s’ensuit.</p>
<p><strong>Vous attestez donc que la collaboration avec la mairie de Cotonou est au beau fixe ?</strong><br />
Bien sûr que cela est une réalité. Seulement, pour que la mairie soit au cœur des préoccupations des populations, il faut que le chef du quartier joue son rôle. S’il est là et ne s’intéresse pas lui-même aux problèmes pour rendre compte à la mairie, la mairie ne pourra pas agir comme il le faut. Donc beaucoup de choses doivent partir du responsable du quartier. La mairie gère toute la ville, sa responsabilité est grande et son champ d’actions très vaste. Elle a besoin que  quelqu’un attire son attention sur les problèmes de chaque quartier. D’où, la nécessité pour le chef quartier d’être dynamique, d’avoir un regard sur les problèmes rencontrés par les populations de son quartier.<br />
<em><strong>Propos recueillis par Ingride Anita YEBE</strong></em></p>
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		<title>Koami GOUTON, Secrétaire général de l’Observatoire de l’ONG ALCRER: «La participation citoyenne permet d’introduire la dimension humaine dans la gestion des affaires publiques»</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 12:33:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A côté de la promotion du développement local, l’exercice de la démocratie à la base est l’un des deux enjeux majeurs de la décentralisation béninoise. Mais si les initiatives se multiplient pour promouvoir le développement local, le champ démocratique à la base reste un peu désert : les populations manquent à l’appel de l’engagement citoyen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A côté de la promotion du développement local, l’exercice de la démocratie à la base est l’un des deux enjeux majeurs de la décentralisation béninoise. Mais si les initiatives se multiplient pour promouvoir le développement local, le champ démocratique à la base reste un peu désert : les populations manquent à l’appel de l’engagement citoyen et les autorités locales ne font rien pour changer la situation. Koami GOUTON, spécialiste de communication publique et concepteur du «Projet d’appui à la mise en place du mécanisme de participation citoyenne pour l’amélioration de la gouvernance locale» exécuté par l’ONG ALCRER, nous éclaire ici sur la nécessité d’impliquer les populations à la gestion locale et les avantages socio-politiques de ce choix. Mais avant, il fait une nuance inédite entre le contrôle citoyen de l’action publique et la participation citoyenne, concept dont il est le premier à définir des mécanismes de mise en œuvre au Bénin.</strong></p>
<p><strong>Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance, on insiste beaucoup sur le contrôle citoyen de l’action publique. Mais vous, vous parlez depuis quelques temps de la participation citoyenne et vous avez formulé un projet sur ce concept financé par l’Ambassade des Pays-Bas. Où se situe la différence?</strong></p>
<p>La participation citoyenne n’est pas un concept nouveau, mais une autre dimension du contrôle citoyen de l’action publique. Le contrôle citoyen est un ensemble de mesures et de mécanismes auxquels les citoyens, les communautés, les organisations de la société civile et les médias indépendants peuvent recourir pour influencer les tenants du pouvoir dans leurs actions. Il est fondé sur une démarche d’intervention citoyenne a posteriori de l’action publique, c’est-à-dire axée sur le contrôle.<br />
La participation citoyenne, elle, reste dans une dynamique constante d’implication du citoyen ou de groupes de citoyens dans les délibérations, l’élaboration des choix politiques et de politiques, leur mise en œuvre et leur suivi. Elle permet d’éviter les risques d’apathie des citoyens face à la gestion des affaires publiques et de prévenir leur opposition active au moment de la mise en œuvre des choix par les gestionnaires de l’administration publique. L’opposition active et la formulation de propositions alternatives sont des moyens privilégiés pour le contrôle citoyen de l’action publique. Le contrôle citoyen met l’administration et les groupes organisés de citoyens face à face dans une démarche de l’une agit et les autres réagissent.<br />
La participation citoyenne préconise une fusion des deux acteurs qui travaillent ensemble. Les citoyens et les organisations civiles ne sont plus juges de l’administration mais partie prenante de la définition des politiques et de leur mise en œuvre.</p>
<p><strong>De façon concrète, quels sont les avantages de la participation citoyenne ?</strong></p>
<p>L’intérêt du concept de participation citoyenne réside dans le fait qu’il préconise que les citoyens aient la possibilité de donner leurs avis sur les actions entreprises au moment même de leur mise en œuvre. Est-il possible pour une administration publique de remplir sa mission qui est de réduire les souffrances économiques, sociales et psychologiques de ceux qui sont à l’intérieur ou à l’extérieur de ces structures et d’améliorer leurs chances dans la vie, si elle continue de gérer les programmes sur la base de critères uniquement techniques là où des considérations humaines auraient été plus appropriées ?<br />
La participation citoyenne permet d’introduire cette dimension humaine dans la gestion des affaires publiques par l’expression des aspirations, des besoins, des craintes et des appréhensions des citoyens avant la mise en œuvre des politiques.<br />
Une participation citoyenne réussie permettrait d’éviter, par exemple, un marché construit et jamais fréquenté par les populations parce que installé sur un ancien cimetière. La participation citoyenne est indispensable à l’efficacité de l’administration publique.<br />
D’autre part, la participation citoyenne a le bénéfice de favoriser et de renforcer la démocratie en instaurant un cadre de gouvernance concertée. En effet, la participation citoyenne, change le sens des rapports d’autorité entre administration publique et citoyen par une redéfinition du rôle de l’administrateur public. Les rapports horizontaux entre l’administration et les citoyens permettent à cette dernière d’avoir une meilleure information sur les besoins du public en matière de services ; il s’ensuit des décisions et des choix plus efficaces, un public satisfait et solidaire et surtout une démocratie renforcée.</p>
<p><strong>Est-ce qu’il existe au Bénin un cadre juridique à la participation citoyenne ?</strong></p>
<p>Au regard des avantages substantiels qui se dégagent de la mise en œuvre d’une politique de participation citoyenne, il est évident que toute administration publique qui se met véritablement au service des populations doit adopter ses mécanismes et modalités de mise en œuvre. Le Bénin offre un cadre propice pour une politique de participation citoyenne : la décentralisation. La loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin dispose en son article 2 que la commune «est le lieu privilégié de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques locales». </p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur la promotion de la participation citoyenne dans nos communes ?</strong></p>
<p>Depuis l’année 2003, date de l’installation des premiers conseils communaux, aucune politique d’incitation à la participation citoyenne n’a été menée malgré l’existence de ce cadre juridique et institutionnel. Pourtant, la mise en œuvre d’une politique de participation citoyenne ne nécessite aucun moyen ; elle a juste besoin d’une volonté politique d’instauration d’un gouvernement ouvert et participatif. Elle ne nécessite que la mise en place de cadres de débats publics de diverses envergures allant de conversations informelles aux réunions ou audiences publiques en passant par des rencontres avec des comités consultatifs, des associations, des groupements, des ONG, etc.</p>
<p><strong>En tant qu’expert en gouvernance, vous êtes associé à un projet qui fait actuellement la promotion de la participation citoyenne dans quelques communes… </strong></p>
<p>Il existe en effet, depuis 2008, une initiative d’impulsion de la participation citoyenne au Bénin. Elle est mise en œuvre par l’ONG ALCRER avec l’appui financier du Royaume des Pays-Bas. Il s’agit du «projet d’appui à la mise en place du mécanisme de participation citoyenne pour l’amélioration de la gouvernance locale». Ce projet couvre les vingt communes des trois départements de l’Atlantique, du Mono et Couffo. Il ambitionne de se mettre à l’échelle nationale si le partenaire financier continue son appui.<br />
C’est un projet que j’ai formulé pour ALCRER depuis 2005 en partant d’une réflexion que j’ai publiée la même année sur les comités de vigilance. Je me suis inspiré des expériences de participation citoyenne qui ont caractérisé la mise en œuvre des programmes gouvernementaux aux Etats-Unis dans les années 50 et celles des pays sud-américains. Il s’agit de la mise en place de mécanismes, de démarches et de processus qui permettent de mobiliser, d’informer et d’impliquer les citoyens dans la définition des actions de développement, leur mise en œuvre et leur évaluation.<br />
Ma conviction est que l’implication des citoyens et la participation citoyenne créent les conditions du développement, notamment la paix, la cohésion sociale et la possibilité d’obtenir l’adhésion des populations sur les choix politiques et les choix de politiques répondant aux aspirations du plus grand nombre. Je me plait à dire que si nous sommes convaincus que le développement ne se fera pas sans la bonne gouvernance, nous devons nous convaincre aussi que cette dernière passe par la mobilisation et l’implication des populations dans la gestion des affaires publiques, c’est-à-dire par la participation citoyenne».<br />
Il y a un défi majeur lié au projet exécuté par ALCRER : c’est la seule initiative en cours ; si elle échoue, elle bloquera toute autre initiative de participation citoyenne et l’appropriation à l’échelle nationale de la dynamique de la participation citoyenne ; si elle réussit, elle permettra de disposer d’outils de gestion et d’une méthodologie éprouvée de mise en œuvre de la participation citoyenne pour une implémentation à l’échelle nationale.</p>
<p><<em>strong>Cellule de communication de l’ONG ALCRER</strong></em></p>
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		<title>Christof Hartmann, Professeur de Sciences Politiques Internationales et Politique de Développement à l’Université Duisburg-Essen (Allemagne): &#171;&#160;L’avenir de la CEDEAO dépendra du développement du Nigeria&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 11:58:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Formateur pour la première semaine de stage de renforcement des journalistes de la sous-région sur « les enjeux journalistiques de l’intégration régionale en Afrique de l’ouest –histoire, institutions et politiques de la CEDEAO », le politologue Christof Hartmann, se prononce sur la CEDEAO et ses défis actuels. Face à la recrudescence des coups d’Etat, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1468" class="wp-caption alignleft" style="width: 159px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/04/Hartmann.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/04/Hartmann.jpg" alt="Pr Hartmann" title="Hartmann" width="149" height="172" class="size-full wp-image-1468" /></a><p class="wp-caption-text">Pr Hartmann</p></div> <em><strong>Formateur pour la première semaine de stage de renforcement des journalistes de la sous-région sur « les enjeux journalistiques de l’intégration régionale en Afrique de l’ouest –histoire, institutions et politiques de la CEDEAO », le politologue Christof Hartmann, se prononce sur la CEDEAO et ses défis actuels. Face à la recrudescence des coups d’Etat, il donne son opinion sur ce que doit être le rôle de cette institution dont le renforcement est porteur d’espoir pour les Etats en quête d’intégration économique et monétaire.  </strong></em></p>
<p><strong>En matière de politique internationale, est-ce que la CEDEAO apparait aujourd’hui comme un interlocuteur crédible ou bien elle est une organisation comme les autres ?</strong><br />
Je crois qu’il y a eu un certain changement au niveau de la politique internationale. Dans ces dernières années, on tend à considérer ces organismes internationaux comme les interlocuteurs majeurs surtout pour la gestion des conflits. Si on tient compte du fait que la CEDEAO a été créée pour renforcer la coopération au niveau économique, surtout au cours des années 90, on a vu s’ajouter d’autres fonctions et rôles. Je crois que surtout dans la perspective internationale, la CEDEAO est considérée comme un acteur majeur. Pour ce qui concerne l’économie, je crois que la perception de beaucoup de partenaires internationaux, c’est que beaucoup d’Etats africains sont tout simplement trop petits pour un essor économique. Donc, pour créer une dynamique économique, trouver une solution au problème de développement, attirer des investisseurs et passer à une autre étape, ils ont besoin de créer un marché d’une dimension différente.<br />
De ces deux points de vue là, je pense que la CEDEAO est une organisation importante pour tous les Etats de l’Afrique. Il faut le dire et elle est tout à fait considérer comme un partenaire. Il y a eu un changement au niveau des bailleurs de fonds qui ont exprimé leur volonté de soutenir les organismes régionaux, de renforcer leurs capacités et de renforcer leur rôle dans la gestion, non seulement des questions de conflits mais aussi de développement.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, si la CEDEAO n’existait pas, il fallait donc créer une institution au regard du contexte que vous décrivez&#8230;?</strong><br />
Tout à fait. Vous pouvez regarder autour de vous en Afrique et dans les autres parties du monde, il y a la tendance générale des Etats à former des institutions de coopération. Et donc, la CEDEAO fait un peu partie de cette tendance là. C’est surtout le développement de ces derniers quinze ans.</p>
<p><strong>Quels sont vos appréciations par rapport aux résultats mitigés obtenus par l’institution depuis sa création ? </strong></p>
<p>Il faut commencer par le contexte. Il y a eu des objectifs très ambitieux. Certains disent qu’en énonçant les objectifs, on sait déjà qu’on ne va pas les atteindre. Sur le plan économique, on a vu la CEDEAO passée d’un délai à un autre sans être capable de réaliser ce qu’on attendait. Mais, je crois qu’au cours de ces derniers quinze ans, on a vu une certaine dynamique pour ce qui concerne la création d’une zone de libre échange. L’emprise de la CEDEAO est un peu difficile parce qu’il existe une autre organisation en Afrique de l’Ouest, l’UEMOA qui a déjà créé un noyau dur de coopération monétaire. Pour les autres Etats membres de la CEDEAO, ce n’est pas facile de s’allier à ce que les autres ont déjà créé ou à créer une deuxième option. Ce qui n’est pas aussi facile. L’important, c’est que l’organisation devait créer le débat surtout pour développer ses compétences dans la gestion des conflits. Là aussi, le bilan est mitigé parce qu’on l’a créé pour cela mais elle ne s’est pas dotée de compétences et cela reste une affaire de chefs d’Etats. Donc, sur le plan de la gestion des conflits, il y avait beaucoup d’enthousiasme sur le fait que le Nigéria a voulu utiliser la CEDEAO comme une carte de gestion des conflits. On a vu en Guinée Bissau et en Côte d’Ivoire, cela a beaucoup moins marché et c’est dommage.<br />
Je peux dire qu’à partir de 2002, la CEDEAO n’a plus géré des conflits directs. Certes, il y a eu des chefs d’Etat et le président de la commission qui essayent de gérer les crises et les coups d’Etat, etc. Mais, là aussi, peut-être que les attentes ont été différentes. C’est la vérité du système interétatique qui n’est pas facile. Les rapports entre Etats sont parfois difficiles pour une gestion internationale, économique et politique.</p>
<p><strong>Est-ce que la guerre de leadership entre les chefs d’Etats qui vont à l’encontre des décisions de l’institution ne fragilise pas un peu les efforts de l’organisation ?</strong><br />
Pour cela, il n’y a aucun doute. Il faut des leaders qui se sentent responsables de gérer les crises même si les activités influencent leurs ambitions personnelles et surtout sur la conception de comment leurs actions vont peser sur l’autre. Une chose est claire, dans la gestion des conflits, les chefs d’Etats ont un rôle majeur.</p>
<p><strong>Quand on voit l’espace de la CEDEAO, on a le sentiment que les peuples ne sont pas bien intégrés alors qu’on sait qu’il y a une tradition de migration au niveau de ces peuples. Quel est votre avis sur la question ?</strong><br />
Cela a peut-être un avantage et à la fois un désavantage pour la CEDEAO. Il y a toujours eu une migration dans la région. Donc, on remarque les mêmes peuples se trouvent dans différents Etats de la région. Cela devrait théoriquement, être une bonne base pour penser à une diminution des barrières commerciales par exemple. De l’autre côté, cela a facilité une libre circulation des biens et des personnes ; ce qui existe déjà d’une certaine manière.<br />
Les Etats sur ce point ont conservé leur hospitalité. Le problème de la CEDEAO, c’est qu’il y a eu un manque de connaissance sur les droits. Aujourd’hui, on a réalisé cet agenda économique et donc les citoyens des Etats de la CEDEAO, ont un certain nombre de droits, surtout les agents économiques. Ce n’est pas peut-être l’intérêt des chefs d’Etats de faire savoir aux populations à quel point l’intégration est poussée. C’est  le rôle des sociétés civiles, des parlementaires et même au niveau communautaire. Au sein des pays membres, ils ne sont pas impliqués dans les différentes discussions sur l’application des protocoles par exemple. C’est essentiellement un processus décisionnel très limité aux chefs d’Etats et hommes politiques. Et là, c’est comme un grand défi pour que la CEDEAO fasse un pas décisif en avant, il faudrait que les enjeux soient pris en main par les populations, les partis politiques et les groupes d’intérêt économique. Il est vrai que la part du commerce entre les communautés est très faible, ce qui fait que l’association des groupes d’intérêt économique n’est pas très évidente. C’est pourquoi, il faudrait renforcer ce processus s’il y a beaucoup plus à gagner à travers les défis commerciaux avec l’extérieur. Je crois que c’est un potentiel qui peut résulter d’une coopération renforcée mais il n’est pas toujours encore bien perçu.</p>
<p><strong>Vous avez abordé la question des défis. Est-ce que pour l’ensemble de la région, quand on voit cette résurgence de crises, est-ce que le défi de la CEDEAO, c’est celui de la gestion des crises ou celui économique ?</strong></p>
<p>Tous les deux. Sur le plan économique, il reste beaucoup à faire. A ce niveau, c’est une question de règlementation et de l’application des règles. Pour cela, il faudrait d’abord dans la vie quotidienne des citoyens, inscrire l’application des règles avant de passer à  d’autres étapes. Ce n’est  pas réaliste de penser qu’à l’étape où on se trouve aujourd’hui, de faire une union monétaire. Cela ne va pas marcher. Donc, il faudrait d’abord un travail sérieux au niveau de l’application des lois et de voir quels sont les obstacles. Bien  évidemment, ce n’est pas uniquement le travail de la CEDEAO mais aussi celui des Etats membres qui doivent penser à consolider leurs propres capacités. L’idée de base, c’est que le pouvoir des Etats diminue et celui de la CEDEAO augmente. Ce n’est pas simple. Il faut des Etats forts pour pouvoir réaliser l’agenda économique de la CEDEAO.<br />
Sur le plan institutionnel, là aussi, il y a des défis. A ce niveau, il faut renforcer la commission qui devrait être l’agent principal de travail communautaire. Donc, il faut renforcer la commission vis-à-vis des Chefs d’Etats, renforcer le parlement.<br />
Pour ce qui est de la gestion des conflits, c’est une question sensible. Personnellement, je ne souhaiterais pas pousser la CEDEAO à  s’impliquer dans les conflits surtout s’il n’y a pas de volonté politique absolue. On a vu qu’avec les coups d’Etat, ce n’est pas suffisant d’appliquer à la lettre les recommandations inscrites dans le protocole d’accord. Il faut des stratégies politiques pour impliquer la commission. Néanmoins, ce n’est pas suffisant qu’un chef d’Etat se fasse déclarer médiateur. Ce n’est pas une gestion valable pour la CEDEAO. Le président du Burkina-Faso peut mener ses médiations sans la CEDEAO. La médiation de la CEDEAO, c’est autre chose. Il s’agit pour cette médiation, de mettre en place une cellule au sein de la commission qui  va concevoir un système d’alerte, qui fait une convention des conflits, qui cherche à créer le contact entre tous les acteurs politiques pour développer le projet de gestion de cette crise là. Je ne veux pas dire qu’à travers cette façon-là, on pourra éviter les coups d’Etat mais cela va permettre de trouver des réponses assez spontanées à ces crises là au-delà de la solution traditionnelle qui veut d’un chef d’Etat qui va aller chercher des solutions. </p>
<p><strong>Comment voyez-vous l’avenir de la CEDEAO dans les dix prochaines années ?</strong><br />
C’est une question difficile. C’est vrai qu’il y a beaucoup de facteurs mais l’avenir de la CEDEAO dépendra du développement du Nigéria. C’est l’Etat puissant de la sous-région. Parce que qu’il y a une part du développement de la CEDEAO qui a été fortement influencée par la volonté des leaders nigérians comme l’ancien président Obasanjo. On a vu après son départ, cela n’a pas été le même engagement. Sans le Nigéria, sans une stabilité politique et un certain développement économique, il sera difficile pour la CEDEAO d’aller à une vitesse de croisière. Puis, il faudra une certaine confiance entre les opérateurs économiques pour la circulation des produits entre les différents Etats. Le projet économique va lentement avancer et il y aura peut-être un changement au niveau de la zone du franc CFA pour créer une coopération plus forte avec les autres membres de l’institution. Mais aussi, il faudra que le rôle de la France dans la coopération avec les pays de l’UEMOA soit redéfini. Je ne crois pas que la CEDEAO va disparaitre seulement, il est important de choisir des présidents de commission efficaces qui ont une certaine position dans la scène internationale africaine. Ce n’est pas suffisant que des administrateurs gèrent la commission. Il faut des personnages qui prennent parfois des risques d’aller en conflits avec des chefs d’Etats. </p>
<p><em><strong>Réalisé par Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Amani Abou-Zeid, cadre de la BAD au Maroc: « Aucun bailleur de fonds n’est capable de tout faire tout seul »</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 09:38:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Représentant-résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Maroc, Mme Amani Abou-Zeid a pris part au 5e sommet Africités à Marrakech. Dans cet entretien, elle nous parle de l’intervention de la  BAD dans les Etats et des opportunités qu’elle peut offrir aux  collectivités locales.
Vous étiez à l’ouverture du sommet et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1396" class="wp-caption alignleft" style="width: 204px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Amani-Abu-Zeid-2.JPG"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Amani-Abu-Zeid-2.JPG" alt="Amani Abu Zeid" title="Amani Abu Zeid" width="194" height="130" class="size-full wp-image-1396" /></a><p class="wp-caption-text">Amani Abu Zeid</p></div> <em><strong>Représentant-résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Maroc, Mme Amani Abou-Zeid a pris part au 5e sommet Africités à Marrakech. Dans cet entretien, elle nous parle de l’intervention de la  BAD dans les Etats et des opportunités qu’elle peut offrir aux  collectivités locales.</strong></em></p>
<p><strong>Vous étiez à l’ouverture du sommet et la BAD fait partie des partenaires de cette rencontre. Quelles sont les grandes lignes de votre intervention ?</strong><br />
En fait, je suis intervenue à Africités au nom du président de la Banque africaine de développement (BAD). Et comme vous l’avez dit, nous sommes non seulement partenaire d’Africités mais aussi de toute l’Afrique. Nous sommes après tout, l’arme financière du développement pour l’Afrique. Mon message était de rappeler nos lignes d’orientations stratégiques surtout en ce qui concerne le thème de ce sommet. Ce sommet intervient à un moment difficile avec la crise économique dans le monde dont a souffert et dont souffre encore l’Afrique. Je suis venue  dire aux participants, que la BAD a pris des mesures pour répondre à cette crise et aider les pays africains à franchir cette barrière difficile aussi bien au niveau des lignes classiques de prêt qu’on adopte qu’avec l’introduisant de nouveaux instruments financiers d’urgence pour aider les pays africains pendant cette période.<br />
Mais en général, j’ai répété encore une fois les thèmes principaux de notre stratégie de développement urbain. Comme vous le savez, la BAD est le premier partenaire de l’Afrique en ce qui concerne les infrastructures. Lorsqu’on parle de développement urbain, de développement des villes et des localités, on est au cœur de la problématique de l’emploi. C’est à ces niveaux que les emplois se créent, c’est là où la croissance effective du continent est créée. C’est donc notre devoir à nous, d’accompagner le développement des villes. Car, il faut la télécommunication, l’énergie, l’eau et l’assainissement pour impulser le développement et la croissance. Il faut également développer le secteur privé qui est le pôle de développement économique parce qu’il créé des emplois. Tout ça fait partie de nos orientations stratégiques et de notre souci de développement.</p>
<p><strong>Les acteurs locaux souhaitent  que les institutions financières, les partenaires au développement intègrent  les collectivités locales sur la liste des partenaires directs par rapport aux financements de développement. Est-ce que c’est toujours les Etats centraux qui peuvent directement traiter avec la BAD ou vous avez ouvert une brèche pour les communes?</strong><br />
Nous avons des règles qui nous régissent et ces règles sont mises sur pied par les pays africains. Donc, il y a des règles qui n’ont pas changé. Pour toute intervention, il faut passer par le biais de l’Etat. Mais passer par le biais de l’Etat, c’est obtenir une garantie de l’Etat. Donc la commune peut accéder à un prêt, amis en ayant la couverture de l’Etat. On peut donc avoir des partenaires pour la diffusion des projets qui peuvent intéresser les collectivités locales. Seulement, Il faut aussi avoir l’approbation de l’Etat. </p>
<p><strong>Qu’est-ce qui empêche la BAD de traiter directement avec la ville de Rabat par exemple ?</strong><br />
Nous n’avons aucun problème à traiter avec la ville de Rabat, mais ce que nous disons, c’est que le projet doit être viable, que les aspects financiers, stratégiques et les questions de gestion soient définis sous le couvert de l’Etat. Il faut que cela intègre une vision de développement permettant à la localité d’atteindre des objectifs de développement très précis. Ce dont je parle est très difficile parce que si vous donnez l’exemple de la ville de Rabat, c’est peut-être qu’elle est capable de le faire. Mais d’autres localités du Maroc ou d’autres pays africains peuvent ne pas avoir ces éléments indispensables pour traiter à cette échelle. Dans tous les cas, nous traitons déjà avec les localités en tant qu’agent d’exécution. </p>
<p><strong>Le sommet a abordé la question de la crise mondiale. Pensez-vous que les économies africaines peuvent espérer une rapide reprise?</strong><br />
L’Afrique a fait des progrès énormes au cours de ces dernières décennies. On ne peut pas l’oublier. Et c’est non seulement au niveau économique mais aussi au niveau de la gouvernance. A l’ouverture du sommet, on avait un ancien président du Ghana qui était là avec un modèle d’élections transparente ayant conduit à une alternance. Et cela se répète de plus en plus en Afrique. Il y a aussi la gouvernance financière qui s’améliore de plus en plus dans les pays africains. Nous sommes confiants, sûrs que cette gouvernance politique et financière va de plus en plus se consolider en Afrique. Il y a cette volonté de plus en plus soutenue en Afrique et qui fait qu’on a un fort taux de croissance.<br />
Nous sommes confiants que cela ira si l’Afrique se donne les moyens, les années qui viennent, pour justement franchir le cap de la crise. Mais cela ne suffit pas.  Il faut une volonté internationale qui ne doit pas oublier l’Afrique et lui accorder une attention particulière. Parce que l’Afrique a souffert des conséquences d’une crise qu’elle n’a pas causée. Donc, il faudrait une solidarité au niveau international. Le rôle de la BAD est aussi d’activer cette solidarité internationale au profit de l’Afrique. Partout et dans toutes les instances internationales, nous faisons des plaidoyers pour la cause de l’Afrique. Il faut que cette solidarité s’intensifie, afin de permettre à l’Afrique de franchir cette étape.</p>
<p><strong>Vous avez peut-être un dernier mot pour les acteurs locaux de l’Afrique&#8230;</strong><br />
Je dirai qu’il y a de très bons exemples en Afrique de développement sur le continent. Il faudrait s’en inspirer et apprendre l’un de l’autre. De même,  il faut qu’il y ait des échanges et des visites entre localités pour voir comment cela se passe et nous avons de très bons exemples de projets où les communautés ont inventé des solutions qui marchent. J’encourage  beaucoup cet échange entre localités et villes africaines.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Franck KINNINVO</strong></em></p>
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		<title>Soulé Alagbé, président du bureau consensuel de l’Ancb: « Cette réconciliation va apporter de la crédibilité vis-à-vis des partenaires »</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 15:53:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Maintenant que la crise est terminée, Soulé Alabgbé dévoile dans cet entretien, les grands chantiers qui attendent l’institution. L’exécution du plan stratégique 2010-2014 reste la priorité mais le lobbying pour « la cession intégrale » des ressources aux communes, un défi majeur à relever.   
Quel est votre état d’âme face au dénouement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1381" class="wp-caption alignleft" style="width: 134px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Parakou-ALAGBE-Soulé1.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Parakou-ALAGBE-Soulé1.jpg" alt="Soulé Alagbé, président de l&#039;ANCB" title="Soulé Alagbé, président de l&#039;ANCB" width="124" height="110" class="size-full wp-image-1381" /></a><p class="wp-caption-text">Soulé Alagbé, président de l'ANCB</p></div> <em>Maintenant que la crise est terminée, Soulé Alabgbé dévoile dans cet entretien, les grands chantiers qui attendent l’institution. L’exécution du plan stratégique 2010-2014 reste la priorité mais le lobbying pour « la cession intégrale » des ressources aux communes, un défi majeur à relever.</em>   </p>
<p><strong>Quel est votre état d’âme face au dénouement de la crise ? </strong></p>
<p>J’ai des sentiments de satisfaction et de fierté. Nous avons pu transcender nos divergences. Cela fait déjà plus d’un an que nous avons tourné au ralenti. Aujourd’hui, c’est vraiment l’union consacrée et je pense qu’avec ce nouveau départ, l’ANCB aura à faire face avec beaucoup plus d’efficacité aux défis de développement qui se posent aux communes.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que la réunification apporte aujourd’hui à l’institution ?</strong></p>
<p>Cela se passe de tout commentaire. Cette réconciliation va apporter de la crédibilité vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. L’Association est renforcée et elle pourra jouer avec beaucoup plus d’efficacité, son rôle d’interface entre les communes et les populations à la base et puis entre les communes et le pouvoir central. </p>
<p><strong>Quels sont vos priorités ?</strong></p>
<p>Le plan stratégique a déjà été élaboré et adopté, il y a de cela deux mois. Ce plan stratégique couvre la période 2010 à 2014. C’est un plan qui s’étend sur cinq ans. Avec cette union retrouvée, nous allons pouvoir mettre en œuvre étape par étape ce plan d’actions.</p>
<p><strong>On n’entendait pas l’Ancb sur certains dossiers importants comme celui du transfert des ressources. Maintenant que l’union est retrouvée, l’association donnera-t-elle de la voix?</strong></p>
<p>Je crois que de tout le temps, cela a été le cheval de bataille de l’Association. Le transfert des compétences a été effectif et il faudrait maintenant que le transfert des ressources puisse suivre pour permettre aux communes de pouvoir jouer pleinement leur rôle d’amélioration des conditions de vie des populations à la base. Je crois que c’est une question d’étape. L’année 2010 a été meilleure par rapport à l’année 2009. Nous allons progressivement atteindre le cap dont nous rêvons. Ce cap, c’est carrément la cession intégrale des ressources aux communes pour pouvoir aider plus efficacement le pouvoir central à remplir son rôle. Parce que si les communes travaillent convenablement et si elles disposent des ressources, l’Etat aura moins de charge. Nous sommes dans un esprit de complémentarité entre l’Etat central et les collectivités décentralisées. Il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas s’entendre. Lorsque les ressources vont suivre, le rôle de l’Etat se limitera à la coordination des actions dans les communes.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Coopération technique allemande en Afrique: Le PADDL, un exemple d’appui aux réformes de la décentralisation au Cameroun</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 11:43:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La décentralisation au Cameroun est un vaste chantier où de nombreuses réformes sont en cours tant au niveau local que national. La Coopération allemande, partenaire privilégié dans la mise en œuvre et le renforcement  du développement local en Afrique, soutient l’Etat camerounais à travers 3 principaux axes : l’appui aux différents acteurs impliqués dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La décentralisation au Cameroun est un vaste chantier où de nombreuses réformes sont en cours tant au niveau local que national. La Coopération allemande, partenaire privilégié dans la mise en œuvre et le renforcement  du développement local en Afrique, soutient l’Etat camerounais à travers 3 principaux axes : l’appui aux différents acteurs impliqués dans la réforme de la décentralisation, l’appui à la mise en œuvre du programme national du développement participatif (PNDP) et le renforcement de l’économie locale. </p>
<p>L’appui de la coopération allemande aux différents acteurs se manifeste à travers le Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Local (PADDL). Il consiste en la définition des compétences principales et les rôles spécifiques de ces acteurs dans le processus de réforme, afin d’optimiser l’organisation de leur travail et pour développer les compétences techniques requises. A cet effet, le PADDL-GTZ organise des formations continues et accompagne la mise au point de procédés et d’instruments normalisés.<br />
En ce qui concerne le renforcement de l’économie locale, 40 communes sur les 374 du pays, bénéficient du soutient direct de la coopération allemande pour une gestion optimisée de leur finances, ressources humaines et administration. Une enquête sur le climat des affaires a été initiée en 2006 et a connu sa 3ème édition en 2008. Cette enquête est définie comme la perception de l’environnement politique, économique, institutionnel et comportemental, présent et futur, qui affecte la rentabilité et les risques associés aux investissements. Il couvre un vaste spectre de sujets : la réglementation et son application, les infrastructures, la corruption, le marché des facteurs de production et des produits, la productivité des entreprises, l’accès au crédit, la qualité de la gouvernance publique etc.<br />
L’objectif général de cette enquête est d’élaborer des indicateurs fiables susceptibles d’éclairer les acteurs publics et privés sur les champs  prioritaires des réformes pour améliorer la compétitivité et l’attractivité  de l’économie nationale. Dans cette perspective, l’enquête vise les objectifs spécifiques suivants : donner aux opérateurs économiques du secteur privé, les éléments concrets à présenter au gouvernement pour l’amélioration du cadre<br />
des affaires au Cameroun ; créer une plateforme entre secteur public/secteur privé capable de recueillir les recommandations de politique économique et favoriser ainsi les politiques de reformes pour une meilleure croissance du secteur privé ; générer des informations utiles, fiables et représentatives sur la situation des entreprises qui permettront aux divers acteurs et partenaires institutionnels (gouvernement, bailleurs de fonds, secteur privé et autres organisations internationales) de mieux participer au développement du pays ; évaluer les progrès réalisés dans les réformes engagés par les Pouvoirs Publics sur le plan économique et pour la promotion du secteur privé.<br />
Dans ce cadre, 1000 entreprises du Cameroun ont répondu à des questions sur leur contexte politique et économique, et les résultats qui en découlent montrent aux communs comment elles peuvent améliorer la compétitivité des entreprises situées sur leur territoire.<br />
Par ailleurs, la coopération allemande participe à la mise en œuvre du Programme national du développement participatif (PNDP), notamment dans les communes de la région Extrême-nord du Cameroun, afin que celles-ci, avec leurs 2,5 millions d’habitants environ, puissent disposer d’assez d’investissements destinés aux infrastructures communales. Ce programme met beaucoup plus l’accent sur l’autonomie des communes et la participation des populations aux processus politiques, surtout dans le domaine des travaux publiques.<br />
<strong>Source : Coopération technique allemande (GTZ)</strong></p>
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		<title>André Todjê, ancien maire de la commune de Sô-Ava: « Sô-Ava est politiquement malade »</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 12:37:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il fut, pendant cinq ans, maire de cette localité lacustre aux défis énormes de développement. Depuis les élections communales et municipales où il n’a pas réussi à se faire réélire président du conseil communal, il contribue au développement communautaire  de Sô-Ava à une autre échelle. Après plus d’un an du rendez-vous manqué, André Todjê [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1224" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2009/11/André-Todjè-ancien-maire-de-So-Ava-3.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2009/11/André-Todjè-ancien-maire-de-So-Ava-3.jpg" alt="André Todjè,  ancien maire de So Ava " title="André Todjè,  ancien maire de So Ava " width="150" height="181" class="size-full wp-image-1224" /></a><p class="wp-caption-text">André Todjè,  ancien maire de So Ava </p></div><br />
Il fut, pendant cinq ans, maire de cette localité lacustre aux défis énormes de développement. Depuis les élections communales et municipales où il n’a pas réussi à se faire réélire président du conseil communal, il contribue au développement communautaire  de Sô-Ava à une autre échelle. Après plus d’un an du rendez-vous manqué, André Todjê a décidé de briser le silence. Dans cet entretien, il nous confie ces moments de joie et de peine de son expérience et exprime ses regrets de constater que le développement de cette localité est encore en proie aux rivalités politiques.</p>
<p><strong>Vous avez été maire de la commune de Sô-ava, que retenez-vous de votre expérience ? </strong></p>
<p>J’ai conduit la mairie de Sô-Ava pendant 5 ans. C’était un honneur pour moi puisque ce vœu venait de ma population. Je n’étais pas un homme politique en tant que tel. J’étais plutôt un homme de terrain, de développement. C’est cela qui a fait que la population a eu confiance en moi et pendant les premières élections de la décentralisation, j’ai été élu conseiller communal dans l’arrondissement de Vêky puis maire de la commune de Sô-Ava. C’était une première expérience au Bénin et nous faisons partie des premiers maires que les gens se plaisent à appeler des maires «Cobayes». Nous sommes arrivés dans un milieu où tout était à refaire. Tout était à inventer, à faire et nous avons mis du temps pour nous asseoir sur le plan administratif. L’Etat aussi qui devait nous accompagner, a mis du temps pour nous aider, pour nous donner les moyens qu’il faut pour que nous puissions asseoir une administration capable de penser le développement. Puisqu’avant de parler de développement, il faut parler de l’administration. Si on n’a pas les personnes, les agents capables de nous accompagner, tout seul nous ne pouvons rien faire. Cela fait partie des moments difficiles que nous avons connus puisque le personnel que nous avons hérité n’était pas à la hauteur de la tâche. Donc, on était  au four et au moulin. Progressivement, nous nous sommes mis au travail avec le peu de moyens que nous avons eu pour réaliser ce que nous avons pu faire.</p>
<p><strong>Vous avez évoqué les difficultés que vous avez rencontrées. Parlez-nous de vos moments de joie ?</strong></p>
<p>Etant donné que je suis un homme de terrain, je suis resté au contact de la population pour comprendre ses besoins réels. Car, du bureau, nous ne pouvons rien inventer. On ne peut pas se réjouir quand on n’a rien fait. Alors, le moment qui m’a réjoui le plus, c’est la réalisation du Plan de développement communal. Même si l’Etat n’a pas accompagné ce PDC, des partenaires avec qui je travaillais avant d’être maire ont volé à notre secours. Cela nous a permis de réaliser un certain nombre d’infrastructures. Je me suis senti utile à quelque chose à partir du moment où je pouvais répondre à un besoin de la population.</p>
<p><strong>Après cette expérience de 5 ans, est-ce qu’il est difficile d’être maire ?</strong></p>
<p>On dit souvent, « n’est pas maire qui veut ». C’est une expérience à la fois enrichissante  et difficile. C’est difficile dans la mesure où les moyens n’ont pas accompagné cette décentralisation. Nous avons beaucoup appris. Pour moi, je me suis formé. Même si les agents qui étaient là n’étaient pas à la hauteur, j’ai quand même réussi pas mal de choses. Donc, cela m’a permis personnellement d’avoir une connaissance de la gestion des ressources humaines parce qu’il est très difficile de gérer les ressources humaines. Il faut du temps pour écouter les uns et les autres et faire la synthèse. Il ne faut pas dire que tel agent n’est pas bon, tel autre est bon. Il faut écouter tout le monde. Même si un agent est mauvais, on peut toujours tirer quelque chose de lui. Dans le contexte du premier mandat, c’est difficile d’être maire pour une commune ordinaire comme Sô-Ava. La situation est meilleure au niveau des communes à statut particulier. Dans les communes ordinaires sans grandes ressources et où sévit la pauvreté, il y a l’incivisme fiscal. Donc, il faut se battre. On n’a pas d’heure de travail. Il faut travailler jour et nuit. </p>
<p><strong>Aujourd’hui, après une telle expérience, quelles sont les grandes leçons que vous retenez et qui peuvent servir les maires actuels?</strong></p>
<p>Il y a la gestion des ressources humaines.  Je peux citer aussi, la nécessité d’être en contact permanent avec la population pour sentir les difficultés qu’elle éprouve. Il y a aussi une mauvaise compréhension des enjeux de la décentralisation par les services déconcentrés. Pour certains, c’est la mairie qui doit tout entreprendre ; on lui demande de résoudre tous les problèmes parfois au-delà de ses compétences. J’ai été par exemple interpellé pour la construction du collège de la localité alors que cela ne relève pas des compétences des communes ordinaires. De même, le recouvrement des impôts et taxes est très difficile. Car, les populations estiment qu’elles n’ont pas voté pour payer  des taxes. Donc, il faut les sensibiliser pour qu’elles comprennent qu’elles doivent participer au développement. </p>
<p><strong>Il y a des conseils communaux qui connaissent des crises en ce moment. Comment êtes-vous parvenu à terminer votre mandat sans être destitué ? </strong></p>
<p>Je pense que cela est dû à la franche et étroite collaboration qui existait avec les élus, surtout avec mes adjoints. Si vous êtes en désaccord avec vos adjoints, vous n’allez pas vous en sortir. Parce que c’est difficile à un simple conseiller de penser à la destitution du maire. Cela  part toujours des adjoints, puisque les adjoints sont vos collaborateurs directs. J’ai lu à travers la presse que le maire de Kouandé était en difficulté et que c’est son  premier adjoint qui fait des révélations. C’est comme cela que cela commence pour contaminer les autres élus. Si j’ai passé cinq ans à Sô-Ava sans avoir ce souci, c’est parce que j’étais bien avec mes adjoints. Il n’y a pas ce document qui vient dans mon bureau sans que je ne prenne leur avis même si je fais un simple courrier. Au niveau de la gestion quotidienne, on prenait ensemble les décisions. </p>
<p><strong>On a suivi un peu les élections à Sô-Ava et on a constaté que la bataille a été rude.  Est-ce que cette rivalité politique n’entache pas le développement ? </strong></p>
<p>En réalité, depuis les élections communales et locales de 2008, Sô-Ava politiquement est malade parce que la nouvelle équipe a voulu travailler comme son chef. C’est le cas après la reprise des élections locales dans un village dans lequel le PRD a 8 conseillers et la FCBE, bord politique du maire actuel,  a un seul conseiller. Mais, il fait tout aujourd’hui pour écarter les conseillers PRD et prendre le seul conseiller FCBE comme chef de village. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que dans la commune de Sô-Ava, il y a eu élection des chefs de villages. On a plutôt assisté à des  nominations de chefs de village par le maire et son équipe.<br />
On a écrit à la cour suprême  qui est compétente pour gérer ce contentieux, elle nous a donné raison sur deux villages. Elle a demandé à ce que les élections soient reprises mais depuis trois à quatre mois qu’elle s’est prononcée, le maire n’a pas encore repris ces élections.</p>
<p><strong>Avec un tel climat de conflits, pouvez-vous réaliser le développement?</strong></p>
<p>Si nous ne sommes pas ensemble, nous ne pouvons pas faire le développement. Les querelles politiques entachent le développement  de Sô-Ava. C’est une réalité.  Aujourd’hui, s’il y a quelque chose à la mairie, on n’invite que les conseillers FCBE. Nous avons saisi la préfecture pour dénoncer ces pratiques. Car, il est difficile, avec de tels agissements, de s’asseoir et de réfléchir sur les questions de développement.</p>
<p><strong>On sait que Sô-Ava a beaucoup de défis de développement, l’assainissement, l’accès à l’eau potable, les infrastructures scolaires…</strong></p>
<p>Aujourd’hui tout est politisé à Sô-Ava et cette politisation à outrance vient de l’actuelle équipe. Je prends le cas du projet RAVEC pour la délivrance des actes de naissance. Vous allez dans certains villages, si tu n’es pas FCBE, on ne te donne pas ton acte. Dans mon arrondissement à Vêki par exemple, il y a eu plus de 14.000 requérants, 56 audiences mais les juges n’ont délivré que 3.600 actes. Dans celui de Houèdo-Aguékon qui n’a que 6 villages avec  6.000 requérants, avec 19 audiences on a délivré plus de 4.000 actes. Le problème s’est posé au conseil et j’ai demandé à avoir des explications. Car, si tu n’es pas FCBE et que tu vas chercher ton acte de RAVEC, tu es mis de côté. Le juge peut ne pas comprendre parce que le juge qui est arrivé sur le terrain n’est pas dans cette logique. Mais c’est  ce qui se passe. Aussi, parce qu’on n’est pas FCBE, on n’a pas accès à l’acte de naissance. Et lorsque  le ministre apporte des moustiquaires, ou des sacs de riz pour les sinistrés, on fait de la discrimination.  C’est comme cela que les choses se passent. </p>
<p><strong>Revenons un peu à vos acquis. Qu’est-ce que vous avez pu laisser à la commune de Sô-Ava ? </strong></p>
<p>Oui, je suis très fier. Parce que si on doit faire une comparaison entre ce que j’ai vu lorsque j’ai pris service et ce que nous avons laissé avec mon équipe, je pense que j’ai des raisons d’être heureux. Sur le plan administratif, nous avons travaillé à recruter des agents d’un bon niveau. Sur le plan des finances  locales, nous avons augmenté les recouvrements. Quand j’ai pris service en 2003, pendant les trois premiers mois, la commune n’a recouvré que 200.000 FCFA alors que nous avons plus d’un million de salaires à payer. Alors, j’ai organisé une rencontre en avril 2003 avec tous les cadres, tout le monde et on a fait l’état des lieux. Après cette rencontre, les recettes ont été améliorées. En matière d’infrastructures, on a construit des écoles avec l’appui du PNDCC et des partenaires. Nous avons érigé deux modules de trois classes dans chaque arrondissement. En matière d’assainissement et d’eau potable, il y a actuellement un vaste programme qui est en cours avec EMMAÜS, l’Archevêché de Cotonou, et le ROTARY CLUB et beaucoup d’autres partenaires. Nous avons signé des accords de partenariat. En matière de coopération décentralisée, nous avons développé plusieurs partenariats grâce à nos relations antérieures personnelles. Avec la ville d’Ovaud et l’association ARCAD, il y a un projet de construction de latrines publiques. Donc, je pense que nous avons essayé de poser, dans chaque domaine, des jalons et puisque l’administration est une continuité, je souhaite que l’actuelle équipe puisse continuer et que tout cela porte ses fruits.</p>
<p><strong>Avec ces réalisations, est-ce qu’on peut dire que votre échec aux élections est dû à l’insatisfaction des populations ou résulte d’intrigues politiques ?</strong></p>
<p>C’est le dernier cas. Moi, je sais que ma population est avec moi. Telles que les élections ont été organisées, on peut l’affirmer. Dans mon arrondissement, sur 5 conseillers, j’ai eu 4. Je ne peux pas dire que la population n’est pas avec moi. Vous savez comment les élections ont été organisées, je n’ai pas voulu faire de polémique. La vie ne finit pas à la mairie.</p>
<p><strong>Vous n’êtes plus maire, est-ce que vous participez encore aux sessions de votre conseil ?</strong></p>
<p>Ce n’est parce que je ne suis plus maire que je vais laisser les affaires de ma commune. Je participe aux conseils depuis que la nouvelle équipe a été mise en place à moins que le maire ne m’invite pas. Je vous l’ai déjà dit, il arrive des moments où il ne m’invite pas et met mon nom dans la délibération comme si j’étais présent. Quand je reçois régulièrement la convocation, j’assiste aux conseils et je partage mes points tout en sachant qu’ils ne seront pas pris en compte parce que nous n’avons  pas la majorité au conseil. </p>
<p><strong>Comment vous voyez l’avenir de Sô-Ava avec ces défis de développement qui restent entiers ?</strong></p>
<p>Sô-Ava a de la chance parce qu’il y a beaucoup de partenaires qui s’intéressent à cette localité  à cause des conditions de vie de ses populations, son climat, son environnement. Aujourd’hui, OXFAM-QUEBEC avec qui j’ai signé un début de protocole pour la mise en place d’un réseau touristique compte s’investir. Un consultant est actuellement présent en ce moment et travaille avec nous. EMMAÜS continue avec nous, tous les partenaires continuent avec nous. Moi, je pense qu’il faut que les gens ne mélangent pas la politique et le développement. S’il s’agit des questions de développement, ce que je souhaite, c’est qu’on laisse le côté politique. Il faudrait qu’on se mette ensemble. </p>
<p><strong>Que fait l’ancien maire que vous êtes devenu aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Je suis retourné à ma passion de développement communautaire. Puisque, je suis un animateur de développement. Cette expérience je l’ai fait profiter à la commune en tant que maire mais aujourd’hui, je suis retourné à mon ancien rôle. Je suis membre  de l’organisation dénommée  « Groupe de Solidarité et  d’appui au développement endogène » (GSADE-ONG)  et je continue de travailler. Ma chance, c’est que mes anciens partenaires sont avec moi. Aujourd’hui, nous sommes en train de réaliser pas mal d’infrastructures comme des passerelles, des projets de construction d’écoles, des projets de construction de marchés puisque dans tout Sô-Ava, il n’y a pas de marché. </p>
<p><strong>Quel appel avez-vous à lancer ?</strong></p>
<p>Ce que je souhaite pour Sô-Ava, c’est que tous ses fils soient unis. Que nous soyons vraiment unis et que nous travaillions pour le développement de notre localité. Personne ne viendra le faire à notre place. Tout ce que nous avons chanté pendant les campagnes, les réalités sont là aujourd’hui et on les voit. </p>
<p><em><strong>Réalisé par Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
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		<title>Fonds d’infrastructures des villes secondaires (FIVIS): Une 8e session largement bénéfique pour 8 communes</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le comité spécial du FIVIS (Fonds d’infrastructures des villes secondaires) a tenu sa 8e session le 15 octobre dernier à Tanguiéta. Au cours de cette rencontre, des fonds ont encore été attribués aux communes bénéficiaires pour la rallonge de la phase 2 qui prend fin en décembre 2010.
Le Comité spécial de Tanguiéta s’est notamment penché [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le comité spécial du FIVIS (Fonds d’infrastructures des villes secondaires) a tenu sa 8e session le 15 octobre dernier à Tanguiéta. Au cours de cette rencontre, des fonds ont encore été attribués aux communes bénéficiaires pour la rallonge de la phase 2 qui prend fin en décembre 2010.</p>
<p>Le Comité spécial de Tanguiéta s’est notamment penché sur l’évolution des travaux sur les chantiers en cours : construction de l’hôtel de ville de Natitingou, aménagement de voie et construction d’ouvrages hydrauliques à Natitingou, construction de la mairie de Bassila, réhabilitation du marché central de Kérou, construction de la gare routière de Péhunco, construction du marché central de Tanguiéta. Les échanges ont aussi porté sur la performance des communes bénéficiaires, l’évaluation de la phase pilote d’exploitation des équipements et infrastructures mis en service, la présentation de la mise à jour  du manuel de procédure ASMO (Assistance et suivi de la maîtrise d’ouvrage). Ce nouveau manuel offre la possibilité aux communes d’assurer, si elles le désirent, la maîtrise d’ouvrage.<br />
Dans le cadre de la rallonge de la phase 2, des fonds ont été alloués aux quatre premières villes secondaires, bénéficiaires du FIVIS depuis la première phase en mai 2004. En fonction des critères d’évaluation et de performance, Bohicon a reçu 196,77 millions de francs CFA, Ouidah a touché 176,73 millions pendant que Abomey et Natitingou s’en sortent respectivement avec 140 millions et 121,62 millions de francs CFA.<br />
Les villes de l’Atacora/Donga, bénéficiaires du FIVIS dès sa 2e phase) ont aussi palpé du million. Tanguiéta a eu 131,85 millions, Péhunco 125,84 millions, Bassila 111,25 millions et Kérou 96,45 millions FCFA.<br />
L’évaluation de la phase pilote d’exploitation des équipements et infrastructures mises en service a porté sur le rapport de suivi/évaluation de la gestion du marché Sèhi et du parking gros porteur de Bohicon et du marché Kpassè de Ouidah, mis en service depuis le dernier trimestre de l’année 2008 (un an de gestion environ). Cette évaluation a permis aux différentes parties de recenser les difficultés dans la bonne gestion de ces infrastructures et les facteurs explicatifs, afin de déterminer le mode adéquat de gestion. Des échanges seront bientôt engagés entre les différentes parties pour adopter le mode de gestion le plus approprié pour ces infrastructures en fonction des spécificités de chaque milieu.<br />
Le Comité spécial est l’organe décisionnel du FIVIS et comprend un représentant du ministère en charge de la décentralisation (président), un représentant chacun, du ministère en charge de l’urbanisme, du ministère des finances et de l’économie, de la Maison des collectivités locales et des représentants des communes bénéficiaires (le maire ou son représentant, les chefs des services techniques, affaires financières, développement et planification).<br />
Les communes bénéficiaires de ce fonds ont salué la pertinence du programme et le dynamisme de ceux qui sont chargés de sa mise en œuvre. C’est l’un des programmes ayant un grand impact sur la décentralisation, a témoigné Georges Houessou, directeur général de la décentralisation et de la gouvernance locale.</p>
<p><em><strong>Bernard HOUEHOUNDE</strong></em></p>
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		<title>Michel Aïssè alias Mickey, dessinateur-caricaturiste: «Dessiner pour faire rire, c’est ma façon d’apporter un petit bout de paradis aux gens»</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 12:49:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eclairage]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire rire, cela fait du bien. Mais aussi suggérer ou reprocher un comportement, une manière de faire par le rire à travers des dessins d’art, cela est pédagogique. Mickey, de son vrai nom Michel Aïssè, a contracté le virus du dessin de presse en 1997 et depuis, il n’en guérit pas. Actualité politique, faits quotidiens, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1082" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2009/10/Michel-Aïssè-alias-Mickey.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2009/10/Michel-Aïssè-alias-Mickey.jpg" alt="Michel Aïssè alias Mickey" title="Michel Aïssè alias Mickey" width="300" height="225" class="size-full wp-image-1082" /></a><p class="wp-caption-text">Michel Aïssè alias Mickey</p></div>Faire rire, cela fait du bien. Mais aussi suggérer ou reprocher un comportement, une manière de faire par le rire à travers des dessins d’art, cela est pédagogique. Mickey, de son vrai nom Michel Aïssè, a contracté le virus du dessin de presse en 1997 et depuis, il n’en guérit pas. Actualité politique, faits quotidiens, tout y passe. Ce technicien en Génie civil, la trentaine environ, enseignant au Lycée Coulibaly et secrétaire général de l’Association Bénin Dessin, se sert du dessin comme une arme pour titiller l’humeur de ses compatriotes.  A travers cet entretien qu’il nous a accordé dans son stand d’exposition au Palais des congrès, il raconte sa science et ses ambitions.</p>
<p>Comment en êtes-vous arrivé à votre métier ?</p>
<p>Je dis souvent que ce métier, je ne l’ai pas choisi ; c’est plutôt lui qui m’a choisi. Vous savez qu’on m’appelle Mickey, mais mon nom à l’état civil est Michel Aïssè. Comme diminutif de Michel  on aurait pu m’appeler « Michou », mais les parents m’ont appelé « Mickey ». On dit aussi que le prénom a un impact sur la personne, je me demande si ce n’est pas ce prénom qu’on m’a appelé tout le temps qui joue. Depuis le primaire, en effet, mes maîtres m’envoyaient spontanément au tableau pour reproduire les schémas, en sciences naturelles, la carte du Bénin (je peux même reproduire la carte du Bénin les yeux fermés)&#8230; Au collège, en fin d’année, on me demandait de décorer les tableaux. J’ai aussi fait un séjour de 4 ans en Côte d’Ivoire, séjour pendant lequel j’«avalais» presque les dessins de presse des Ivoiriens parce que cela me plaisait, me passionnait ; j’achetais les journaux juste pour voir ces dessins de presse. De cette façon, je n’ai jamais été dans une école de formation de beaux arts, mais quand je regarde quelque chose, il m’est facile de reproduire ; je fais également des portraits, entre autres. Alors, en classe de première, j’ai envoyé un dessin à un journal qui s’appelait ‘’Le Collégien’’ pour illustrer un conte. C’était en 1997. Le directeur de la publication en était ravi et il m’a demandé de collaborer avec eux. C’est ainsi que j’ai commencé par faire le dessin de presse avec le journal Le Collégien qui est devenu plus tard L’Autre Gazette. Après cela, je suis passé par plein de journaux de la place ; en fin de compte, je fais mon histoire d’amour avec le journal L’Autre Quotidien, depuis 2004.</p>
<p>Vous avez fait une formation technique en Génie Civil, vous enseignez le dessin bâtiment dans un Lycée de la place ; le dessin architectural n’influence-t-il pas vos dessins d’art ?</p>
<p>Dans mes dessins, ce ne sont pas des briques que j’ai assemblées. Le dessin d’art est venu avant le dessin architectural. Le dessin d’art, c’est comme un don. En ce qui concerne ma formation, je ne voulais pas faire ce qu’on appelle «l’enseignement long » et je m’étais demandé quel domaine pourrait me passionner. En me renseignant, j’ai appris que dans le Génie civil, il y a l’architecture où on fait le dessin. Et je me suis dit que cette affaire me passionnerait, rien que pour le dessin, les plans, etc. Je puis avouer que j’ai vite appris, avec mes différents professeurs. Le dessin architectural n’a rien à avoir avec le dessin d’art, parce que ce sont des règles, des équerres, des compas… qu’il faut manipuler. Parfois, c’est fatiguant mais avec la passion on y arrive. A côté du dessin architectural, il y bien d’autres matières techniques que j’ai été obligé d’étudier, telles que la résistance des matériaux, le béton armé et autres. Ayant fait ces études jusqu’à un niveau, je me suis dit qu’il fallait s’arrêter ; j’ai voulu être indépendant. On m’a dit que j’ai bien assimilé  tout ce qu’on m’a enseigné ; de même j’ai les capacités de transmettre à d’autres mon savoir et une facilité de communication. C’est ainsi que quelqu’un m’a suggéré d’enseigner et, à peine un an de chômage après (ce qui est une chance), j’ai déposé mon dossier au Lycée technique Coulibaly et on m’a accepté comme enseignant dans les matières de Génie civil, depuis bientôt 6 ans.</p>
<p>Quels sont les thèmes que vous abordez à travers vos dessins ?</p>
<p>Quand c’est dans le journal, cela colle avec l’actualité, c’est comme un article de presse. Mais au-delà de l’actualité, il y a l’humour pur et simple. Il est vrai qu’il faut être sérieux dans la vie, mais trop de sérieux tue le sérieux. Je fais donc des dessins qui n’ont rien à voir avec l’actualité politique ; j’aborde des sujets comme la religion, la santé, le sexe, les finances, etc. ; j’aborde un peu de tout ce qui est quotidien. L’essentiel pour moi est que cela fasse marrer. Je vois du rire partout et en tout. Par ailleurs, il y a des thèmes qui sautent à l’œil, il y en a d’autres qui sont un peu abstraits et j’essaie de faire tourner en dérision afin de les faire remarquer d’une certaine façon.</p>
<p>Arriver à faire rire le maximum de personnes, cela demande nécessairement une maîtrise relative de l’humeur des gens. Comment vous vous y prenez ?</p>
<p>C’est vrai que c’est un peu délicat. Car ce qui fait rire Untel peut ne pas du tout faire rire tel autre. Cela étant, je tiens souvent compte de mes humeurs personnelles. Je me dis que si quelque chose parvient à me faire rire, moi, (puisque je suis comédien aussi), il n’y pas de raison que cela ne fasse pas rire beaucoup de personnes. Parce que celui qui a l’habitude de faire rire les autres, il n’est pas facile de le faire rire aussi. Donc s’il parvient à rire effectivement, c’est que cela doit pouvoir marcher pour beaucoup. Je profite pour vous confier que c’était un honneur et un défi personnel de faire rire l’artiste poète Eric Hector Hounkpè qui était de passage ici ; je l’ai trainé jusque devant mon stand, il ne savait pas que c’était moi le dessinateur ;  je lui ai demandé de jeter un coup d’œil sur les tableaux, et à peine a-t-il lu le premier qu’il a pouffé de rire, je me suis dit que c’est un test réussi, puisque c’est un grand comédien lui aussi.<br />
Il y a du rire en tout, disais-je, parce qu’il y a trop de stress, trop d’angoisse dans notre quotidien. Surtout dans un pays en voie de développement comme le nôtre, la misère est quotidienne, et dessiner pour faire rire un peu, c’est ma façon à moi d’apporter un petit bout de paradis à ceux qui vivent cet enfer. C’est ma façon à moi de lutter, entre autres, contre les soulèvements et la guerre parce qu’avec le rire, on finit par cultiver l’amour, la paix… Je suis même content que ces derniers temps, les gens ont commencé par comprendre au Bénin que le rire est vraiment thérapeutique. Il y a environ un an, il y a eu un festival du rire. Pour moi, c’est très important que les Béninois comprennent quelle est l’importance du rire dans la vie ; sous d’autres cieux, on recherche presque avec une lampe torche en plein jour les faiseurs de rire. </p>
<p>Vous vous servez du rire apparemment comme une arme pour détendre les gens, mais y a-t-il des messages particuliers que vous passez à travers vos dessins et auxquels vous tenez ?</p>
<p>Je prends au hasard un tableau. Dans ce tableau, il y a un homme qui vient dans une boutique et demande : «vendez moi un stylo s’il vous plait, c’est pour l’anniversaire de ma  femme». La vendeuse lui dit : « rien qu’un stylo, mais c’est très petit comme cadeau !» et l’homme répond : «Ah non, c’est une très grande surprise puisqu’elle s’attend à une voiture BMW». Le message que je passe est que souvent au Bénin, lorsque les gens reçoivent un emballage, ils s’attendent à un objet de très grande valeur, par exemple un parfum de 50.000 FCFA ou un portable de 200.000 FCFA ; mais moi, je dis non. Le cadeau, c’est quelque chose de symbolique et c’est la surprise qu’il y a à travers le geste qui fait le plaisir de le déballer. On peut offrir quelque chose de très petit mais original et surprenant, quitte à  inviter par la suite la personne dans un restaurant par exemple et manger pour 15.000 FCFA ou 20.000 FCFA. Je n’ai pas besoin d’un anniversaire pour offrir un portable ou une voiture.<br />
C’est ainsi qu’à travers chacun de mes tableaux, cela fait rire certes, mais il y a toujours une leçon, un message.</p>
<p>Pensez-vous que ce message  passe  chaque fois que les gens lisent vos dessins ?</p>
<p>Le rire est aussi pédagogique. Lorsqu’on veut faire des reproches à quelqu’un et on y va brusquement, la personne peut être réticente, à la limite même choquée. Mais lorsqu’on y va par la blague, cela passe souvent mieux et vite, de façon subtile ; le subconscient de la personne capte le message et cela lui revient au moment opportun. C’est un langage « diplomatique ».</p>
<p>Vous avez édité depuis peu un recueil de dessins intitulé ‘’Les Rigolos de Mickey’’ ; parlez-nous de ce recueil ?</p>
<p>‘’Les Rigolos de Mickey’’, c’est un recueil de 92 blagues dessinées, indépendantes, sans compter la blague de la couverture. A l’intérieur, il y a des blagues simples que tout le monde peut comprendre, tandis qu’il y en a d’autres qui sont subtiles. C’est pour cela que j’ai écrit sur la couverture que c’est de 7 à 107 ans. Il ya des blagues qu’un enfant de 7 ans peut comprendre, il y en a d’autres qu’il faut être adulte pour pouvoir décoder.  L’édition de ce recueil est une aventure et aussi un pari que j’ai tenu. Je remercie au passage l’imprimeur qui m’a aidé à faire cela. C’est un ouvrage qui a été édité à fonds d’auteur, grâce à l’imprimeur qui a accepté faire l’aventure avec moi, en acceptant prendre une partie de ce que je devrais lui verser et le reste après. J’ai fait le tour de plusieurs sociétés et de plusieurs potentiels partenaires pour m’aider à couvrir les frais, mais comme vous le savez, il n’est pas facile de grandir lorsqu’on vient du néant. Cependant, il y a des personnes (très peu d’ailleurs) qui ne voudraient pas que je cite leur nom, et qui m’ont encouragé d’une certaine façon. J’ai fait tous les dessins, j’ai fait le montage des éléments moi-même ; j’ai amené la maquette à l’imprimeur qui m’a sorti le produit final. C’est un ouvrage de poche, tout en couleur, de 48 pages.</p>
<p>Quelles sont vos relations avec vos autres collègues dessinateurs de presse ?</p>
<p>Je suis le secrétaire général (élu) de l’Association Bénin Dessin qui est une association des dessinateurs de presse et des Bédéistes béninois. Mes rapports avec mes autres collègues sont très bons. Dans notre association, il y a tous les grands noms, je ne pourrai pas les citer tous. A côté des caricatures, nous faisons aussi les Bandes dessinées (BD) ; il y a des membres de l’association qui ne sont pas dans la presse, mais qui éditent ou qui font éditer des bandes dessinées. Nous avons fait un festival de bandes dessinées cette année, avec l’appui du PSICD (Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées), qui s’est déroulé à Porto-Novo. Pendant ce festival, nous avons édité une dizaine de bandes dessinées de différents auteurs, dont la mienne qui s’intitule ‘’Les Aventures de Togboli, le prix du mensonge’’ ; il s’agit de l’histoire d’un petit collégien très turbulent, très paresseux, mais très intelligent et qui ne sait que jouer des tours.</p>
<p>Quels sont vos projets ?</p>
<p>A très court terme, j’envisage faire voir mon art au-delà de nos frontières.  A long terme, c’est de créer une école digne du nom, qui ne s’occupera rien que des dessins d’art mais avec une spécialité dessin de presse. Jusque-là, il semble que cela n’existe pas au Bénin ; en Afrique également ce n’est pas certain. Il y a des écoles de Beaux arts, certes, mais avec un accent sur le dessin de presse, j’en doute.</p>
<p>Réalisé par Bernard HOUEHOUNDE</p>
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		<title>Renforcement des capacités des membres des conseils départementaux de la consommation:La défense des consommateurs descend à la base</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2009 16:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eclairage]]></category>

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		<description><![CDATA[
 Les  29 et 30 janvier 2009, les membres des conseils départementaux de la  consommation de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau se sont réunis au Codiam de Cotonou, pour échanger sur comment protéger les consommateurs et promouvoir une bonne gouvernance locale au Bénin.
 
Organisé par la Ligue pour la défense du consommateur (LDCB), avec l’appui financier du programme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;"><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></em><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>29 et 30 janvier 2009, les membres des conseils départementaux de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>consommation de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau se sont réunis au Codiam de Cotonou, pour échanger sur comment protéger les consommateurs et promouvoir une bonne gouvernance locale au Bénin.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Organisé par la Ligue pour la défense du consommateur (LDCB), avec l’appui financier du programme OSCAR, l’atelier sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le renforcement des capacités des membres des conseils de la consommation des départements de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau vise d’une part,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à créer des cadres de concertation entre les organisations de la société civile et autorités locales en vue de la défense des intérêts des consommateurs et de la promotion d’une bonne gouvernance locale. D’autre part, les organisateurs entendent rapprocher les services de la LDCB des collectivités décentralisées et des consommateurs à la base. Mieux, ils veulent non seulement donner aux consommateurs, les moyens adéquats pour préserver leur santé et leur économie mais aussi leur offrir les moyens pour la réparation des préjudices subis. Par le truchement de ce même atelier organisé en partenariat avec l’ONG ALCRER, la LDCB ambitionne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de vulgariser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la loi portant protection du consommateur en République du Bénin qui a été votée en septembre 2007 et promulguée un mois après afin d’amener les consommateurs à prendre conscience de leurs droits et devoirs. Ainsi, pendant les deux jours de la rencontre, les membres des conseils départementaux de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau ont eu à suivre deux modules de formation sur le consumérisme et le contrôle citoyen de l’action publique. Ils ont également échangé sur les possibilités juridiques et institutionnelles pour mieux défendre les intérêts des consommateurs et promouvoir une bonne gouvernance. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Selon Romain Houéhou, président de la LDCB, il faut que tous les citoyens béninois soient des consommateurs avertis surtout par rapport aux produits impropres les exposant à tout péril. Romain Houéhou a invité les participants à œuvrer pour la défense des intérêts des consommateurs au niveau décentralisé face au flux important de marchandises frelatées déversées à Cotonou par le Port et à Porto-Novo par la frontière avec le Nigeria. C’est d’ailleurs cela qui justifie, selon lui, le choix de ces départements pour les activités à mener.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La représentante du programme OSCAR, Solange Alitonou Bankolé a prié les participants à s’approprier les concepts et les conclusions issus des travaux car, a-t-elle martelé, «la mission qui vous incombe est délicate et noble et il faudrait que les consommateurs soient bien informés et sachent qu’ils ont des devoirs et qu’il y a une loi qui existe et qui les protège». Quant à Béatrice Ahonlanto, représentante du préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral, l’organisation de cet atelier est un atout voire une chance pour les Béninois dans la mesure où ils seront de plus en plus aguerris quant à leur responsabilité face à la consommation. C’est une formation qui donne un éclairage nouveau aux consommateurs Béninois, a-t-elle ajouté.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: right;"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span><strong><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Elisabeth GANDAHO</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></p>
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