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	<title>Le Municipal</title>
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		<title>Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice nationale de la SNV-Bénin: «Les femmes peuvent faire déplacer les montagnes, mais elles ont besoin de le savoir»</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 22:14:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Lundi 8 mars 2010, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme (JIF). A cette occasion, Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice nationale de la SNV-Bénin, présente  la stratégie et les actions mise en œuvre par l’Organisation néerlandaise de développement dans le cadre de la promotion et l’autonomisation des femmes béninoises. Aussi, jette-t-elle un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_1356" class="wp-caption alignleft" style="width: 176px"><a href="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Directrice-SNV.jpg-1.jpg"><img src="http://lemunicipal.org/wp-content/uploads/2010/03/Directrice-SNV.jpg-1.jpg" alt="Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice SNV Bénin.jpg 1" title="Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice SNV Bénin.jpg 1" width="166" height="157" class="size-full wp-image-1356" /></a><p class="wp-caption-text">Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice SNV Bénin.jpg 1</p></div>  <em>Lundi 8 mars 2010, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme (JIF). A cette occasion, Dellaphine Rauch-Houékpon, Directrice nationale de la SNV-Bénin, présente  la stratégie et les actions mise en œuvre par l’Organisation néerlandaise de développement dans le cadre de la promotion et l’autonomisation des femmes béninoises. Aussi, jette-t-elle un regard critique sur le combat quotidien des femmes pour leur épanouissement. Selon elle, la femme la femme béninoise doit mener son propre combat pour prendre sa place dans les cercles de décision et enrayer les violences qu’elle subit.</em></p>
<p><strong>Mme la Directrice, que représente le genre dans les programmes de la SNV ?</strong></p>
<p>La SNV se consacre à une société où toutes les personnes jouissent de la liberté de poursuivre leur propre développement. La SNV Bénin inscrit ses interventions dans le cadre des orientations politiques de développement du Bénin et la stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté et s’investit pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).<br />
Après avoir développé des programmes spécifiques pour la promotion des femmes (Activités génératrices de revenue, alphabétisation, leadership politique), la SNV a fait du genre et développement  une approche transversale dans toutes ses interventions.  Ainsi à travers ses différents secteurs d’intervention que sont actuellement l’eau, l’éducation, la filière coton, la filière palmier à huile, le pastoralisme et le biogaz, le tourisme, la SNV met un accents particulier sur la participation des femmes aux différentes structures de décision, l’accès des femmes aux intrants et le renforcement des capacités techniques des femmes dans les activités où elles sont impliquées dans chacune des filières. Le secteur de l’éducation, quant à elle, travaille spécifiquement sur le maintient des filles à l’école et la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire. Elle renforce également les capacités des acteurs de développement à divers niveau pour l’intégration transversale du genre à l’élaboration des politiques de développement tels les PDC et les plan sectoriels.<br />
Les stratégies développées par la SNV en matière de genre ont eu des effets positifs sur la situation des femmes dans ces zones d’interventions.<br />
Ainsi, comme impact  des programmes spécifiques genre, nous avons la création et le développement de 3 réseaux de groupements de femmes qui se sont autonomisés et continuent à exister malgré le désengagement de la SNV depuis 2005. Il s’agit de Mialébouni sur le plateau ADJA, Fitila à Banikoara, et Tikona à Boukombé. Ces organisations de femmes rurales sont actuellement parmi les plus structurées au niveau national qui offrent des services de proximité aux femmes des différentes communautés en matière de développement d’activités génératrices de revenues, d’alphabétisation etc… En matière de promotion du leadership féminin, la SNV Bénin a développé un programme spécial de participation des femmes aux élections communales qui a aboutit lors de la première mandature des conseils communaux à la plus forte représentation des femmes (17%) dans le conseil communal de Dogbo. Dans la suite de ce processus, la SNV a en collaboration avec Plan Bénin facilité la mise en place en 2007 du réseau des femmes pour la promotion du leadership féminin dans le Couffo avec des comités dans tous les 357 villages de ce département et des représentations au niveau arrondissement, commune et département, ceci a contribué a une augmentation du nombre de femmes dans les conseils communaux des autres communes de ce département.<br />
L’approche transversale a, elle aussi, donné en peu de temps des résultats et non des moindres, ainsi à travers les programmes eau et assainissement,  la SNV a accompagné le renforcement du leadership féminin avec comme conséquence une représentation importante des femmes dans les structures communautaires de gestion de l’eau, plus de 75% de ces associations étaient dirigées par des femmes. Dans le secteur pastoralisme, les groupements de productrices de fromages peulhs de l’Atacora et de l’Alibori ont, à travers des processus de renforcement de capacité, amélioré l’itinéraire technique et la qualité du fromage produit, ce qui leur offre des perspectives pour une meilleure organisation de la filière et une amélioration de leurs revenues.<br />
Il est également important de souligner que pour la SNV, le «genre» ne concerne pas seulement des «programmes de genre » &#8230;. C’est aussi un état d’esprit que nous nous efforçons de cultiver au sein de nos équipes et chez nos partenaires. Il y a un adage qui dit «où il ya une volonté &#8230; il y a un chemin». Tout comme des mesures sont prises par les gouvernements pour combattre le banditisme, le racisme et autres, des mesures spécifiques doivent être prises, à tous les niveaux, et réellement appliquées en faveur de l’équité genre. Le genre doit être  la norme et non l’exception.</p>
<p><strong>Parlant de la situation des femmes au Bénin, quel est votre point de vue de femme? </strong></p>
<p>En tant que femme afro-américaine mariée à un homme (merveilleux) en provenance du Bénin, (ce qui fait de moi une Béninoise !), mon constat est que les femmes au Bénin ont toujours fait preuve de force, de persévérance, de courage et de sagesse. Les femmes béninoises sont très actives et très impliquées dans les activités économiques et même politiques de leur pays. Toutefois, elles restent sous représentées dans les instances de décision du pays. A mon avis, il existe encore des barrières sociales et même juridiques qui limitent la valorisation de la contribution de la femme au bien-être du foyer et au développement du pays. Un défi majeur à relever par la femme béninoise est l’accès effectif à une éducation et une formation de qualité pour toutes les femmes et les filles du Bénin afin de se donner les moyens nécessaires pour valoriser et bénéficier du juste prix de leurs efforts quotidiens pour le développement du pays.<br />
La femme béninoise doit prendre les devants et mener son propre combat pour réclamer des politiques claires de la part du gouvernement afin de décourager les violences et discriminations.<br />
Quand j’étais jeune fille, je lisais beaucoup d’ouvrages consacrés aux Amazones du Bénin, leur courage, leur force, leur loyauté envers leur souverain, et leur esprit de sacrifice et du combat. Je rêvais d’en devenir une, et mon rêve s’est réalisé. En tant que Directrice Nationale de la SNV au Bénin, je me considère comme une Amazone du présent et de l’avenir pour la promotion des femmes et du genre au Bénin !</p>
<p><strong>Se basant sur votre expérience, en tant que directrice, comment pouvons-nous améliorer la situation? </strong></p>
<p>Nous pouvons améliorer la situation en commençant par nous-mêmes (les femmes). En nous persuadant qu’être l’égale de l’homme, est notre destin et notre droit &#8230;. Nous ne devons pas nous préoccuper à changer les autres &#8230;. Si nous changeons nous-mêmes notre façon de penser et d’agir, les autres n’auront pas le choix, ils suivront.<br />
Il y a un proverbe qui dit ‘’le général qui est à la tête de l’armée n’est pas le général parce qu’il a la plus grande tente. C’est parce qu’il (ou elle) a le pouvoir de déplacer les soldats’’. Les femmes peuvent faire déplacer les montagnes, mais elles ont besoin de le savoir, et d’être rassurées qu’elles le peuvent.</p>
<p><strong>Quel est le pourcentage de femmes travaillant à la SNV Bénin? Êtes-vous fiers de ce résultat?</strong></p>
<p>Non et je ne suis pas fière de ce que les femmes ne sont pas, en pourcentage très bien représentées à la SNV Bénin &#8230;. et nous avons pris des mesures pro-actives pour inverser la balance. Lors des recrutements, à capacités égales, la priorité est accordée à la femme. Nous faisons également des efforts pour promouvoir et renforcer les capacités professionnelles de notre personnel féminin à tous les niveaux, mais particulièrement aux niveaux des postes de gestion.<br />
J’ai également étendue à nos partenaires : nous ne collaborerons (dans la mesure du possible) qu’avec une entreprise ou une ONG qui a du personnel féminin, et pas seulement pour des postes de secrétaires et de personnel d’entretien! C’est l’occasion de remercier nos partenaires et les communes dans lesquelles nous travaillons pour leurs efforts dans ce sens. </p>
<p><strong>Pour cette édition 2010 de la JIF, quelles actions sont envisagées par le SNV et ses partenaires?</strong></p>
<p>La SNV Bénin a mené de multiples actions dans le cadre de la journée internationale de la femme. Outre l’accompagnement du ministère de la famille et de la solidarité nationale pour l’organisation des manifestations au niveau national, la SNV s’est impliquée dans l’organisation de la fête du 8 mars au niveau  départemental dans le Borgou (Kalalé : conférence débat sur le thème de la journée) et de l’Atacora (Kérou : conférences débats avec les groupements de femmes et émissions radiophoniques).<br />
Mais également, elle accompagne l’organisation de conférences débat sur le thème de la journée dans les communes de Boukombé, Cobly, Matéri, Toucountouna et Dogbo.<br />
Comme touche spéciale, la SNV a utilisé l’occasion du 8 mars pour encourager les associations de femmes transformatrices de lait de Sinendé en leur faisant un don en matériels de transformation. Des émissions seront également organisées. </p>
<p><strong>Certaines personnes doutent encore de la nécessité de promouvoir les femmes dans la société. Qu’en dites-vous?</strong></p>
<p>Bien sûr, les gens doutent de la nécessité de promouvoir les femmes dans la société, et même des femmes elles-mêmes, parce que ces gens pensent qu’en réprimant les femmes, ils contrôlent leur développement et leur pensée-processus. Ils pensent que les femmes sont des marionnettes et ils veulent manipuler les cordes! L’histoire a prouvé, maintes et maintes fois, que les voix et les actions des personnes qui veulent contribuer et aider à édifier la société dont ils font partie, ne s’arrêtent pas. Et il en sera ainsi pour les femmes aussi. Toutefois, il est nécessaire que nous mêmes les femmes faisons la promotion des femmes et de nos voix et de nos pensées et de nos actions&#8230;. Et nous ne devons pas attendre quelqu’un d’autre pour le faire&#8230; Ni demander la permission pour aller plus loin. Nous disposons de nos sœurs, nous avons des gens qui appuient cette mesure et nous allons de l’avant. C’est ce que je dis &#8230; vous ne pouvez pas arrêter cette vague de la féminité, de sororité et de fraternité, de voir des femmes prendre leur place légitime dans la société. Tout le monde a juste besoin de venir le long de la ride !</p>
<p><strong>L’Union africaine a annoncé une «Décennie des femmes» à partir de  Juin 2010 pour insuffler plus de changements, y compris les changements de comportement&#8230;</strong></p>
<p>Ceci est très avant-gardiste et très stratégique de la part de l’Union africaine et je salue cette initiative. Cependant, nous avons connu des décennies de mouvements, d’expression d’opinions pour la promotion de la femme et l’élimination des exclusions.<br />
Pour bien commencer, il faut que l’Union africaine garantisse la représentativité des femmes en son propre sein !</p>
<p><strong>Votre mot de fin &#8230; espoir?</strong></p>
<p>Les femmes ne demandent pas de considérations spéciales&#8230; Nous ne voulons que ce qui est normal et ce qui est correct&#8230; Et nous avons compris que pour l’avoir, il nous faut le réclamer, hélas !&#8230;. Et je peux dire avec conviction et confiance l’importance du rôle et du travail des femmes pour une société démocratique, juste et paisible. Bonne Fête à toutes les femmes.</p>
<p><em><strong>Réalisé par Franck KINNINVO</strong></em></p>
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		<title>Luc Atrokpo, maire de la commune de Bohicon: « Je souhaite que les petites communes aient accès au Fonds mondial pour le développement des villes »</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:56:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au grand rendez-vous des gouvernements  locaux, Africités 5, Luc Atrokpo, maire de la commune de Bohicon n’a pas manqué de formuler ses souhaits et de partager ses expériences de gestion locale avec ses homologues venus d’ailleurs.
Monsieur le Maire, est-ce qu’on peut avoir un bilan de votre participation en termes d’expériences acquises et surtout d’expériences [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Au grand rendez-vous des gouvernements  locaux, Africités 5, Luc Atrokpo, maire de la commune de Bohicon n’a pas manqué de formuler ses souhaits et de partager ses expériences de gestion locale avec ses homologues venus d’ailleurs</em>.</p>
<p><strong>Monsieur le Maire, est-ce qu’on peut avoir un bilan de votre participation en termes d’expériences acquises et surtout d’expériences partagées avec les autres ?</strong></p>
<p>Je crois que Africités est une opportunité à saisir. J’ai eu la chance de participer déjà au sommet du Cameroun. C’était très intéressant. Mais, je dois avouer  qu’au Maroc, on a senti que Africités 5 a pris beaucoup plus d’importance. Le sommet Africités a grandi en maturité et,  je crois très bien que c’est à l’honneur des organisateurs, de tous les maires réunis. L’essentiel pour nous aujourd’hui,  est de constater que nous évoluons, qu’un effort se fait, que les problèmes des municipalités, des communes, sont abordés de plus en plus dans le fond. Nous avons eu la chance d’avoir beaucoup de ministres de la décentralisation qui ont participé à ce sommet. Je vois que cela a été une occasion pour eux, de comprendre que les problèmes des communes sont des problèmes à prendre avec beaucoup plus de sérieux. On a eu des panels très intéressants mais des réunions aussi. On a discuté des problèmes très intéressants notamment par rapport aux difficultés liées à la mobilisation des ressources. Vous savez aujourd’hui que sans ressources, une commune ne peut pas fonctionner. En réalité, une commune, c’est une manière d’aborder les problèmes à la base. C’est une manière de faire en sorte qu’à la base, nous puissions sentir le mieux-être, le développement local. Lorsque cette condition n’est pas remplie, la commune n’a pas sa raison d’être. On serait donc resté au stade des circonscriptions administratives que nous avions eues par le passé. La décentralisation n’aurait pas un sens. Donc, aujourd’hui, il faut réfléchir à comment mobiliser les ressources. Il y a eu plusieurs panels qui en ont parlé. </p>
<p><strong>Justement, vous venez d’un panel sur un Fonds mondial pour les communes…</strong></p>
<p>Effectivement, j’étais à une réunion très intéressante sur des questions relatives au Fonds mondial de développement des villes. A ce panel, j’ai expliqué qu’il faut revoir les choses. J’ai souhaité que ce fonds qui naîtra à Barcelone soit différent  des traditionnels  fonds que nous avions connus qui ne sont pas accessibles aux  petites communes qui sont souvent mises à l’écart.<br />
J’ai expliqué qu’une ville, c’est une ville. Les problèmes des grandes villes sont à prendre en compte au même titre que ceux des petites.  De part et d’autre, ce sont des hommes. Ce sont des personnes qui ont besoin du développement. J’ai souhaité que ce fonds qui va naître à Barcelone puisse vraiment appréhender les questions de développement, de façon beaucoup plus équitable. Je souhaite que ceux-là qui seront chargés  de diriger le fonds m’entendent. J’ai aussi posé d’autres problèmes par rapport à la mobilisation des ressources. Lorsqu’on prend mon pays, la République du Bénin,  les communes n’ont pas les structures de mobilisation des ressources. Au niveau des impôts, les budgets des communes sont essentiellement basés sur la fiscalité. Aujourd’hui, quand on aborde le système de recouvrement, c’est le même inspecteur des impôts, le même receveur des impôts qui recouvre à la fois pour l’Etat et pour les communes. Cela pose un problème dans la mesure où, ce n’est pas le maire qui nomme les inspecteurs et les receveurs des impôts. Ces derniers subissent donc beaucoup plus la pression de l’Etat. Lorsque les caisses de l’Etat sont vides, ces inspecteurs et receveurs sont libres de beaucoup plus travailler pour l’Etat central que pour les communes puisque, c’est l’Etat central qui les note et doit faire les affectations quand c’est nécessaire. Le maire n’est pas habilité à la faire. Par conséquent, parfois si le taux de recouvrement de l’Etat central est à 80%, vous trouverez des communes où c’est peut-être à 10 ou à 15%. Un taux qui est tout à fait bas. Heureusement que ceux qui animent les réunions l’ont reconnu. J’ai demandé qu’on se penche sur la question parce qu’il y a des pays comme le Maroc qui ont pu trouver une solution qui règle un peu le problème. On a voulu un peu bénéficier de leur approche et aller à leur école pour que nous ne restions toujours pas là à nous plaindre tout le temps, en disant que les communes ne se développent pas, qu’on n’a pas les moyens. Il y a d’autres questions essentielles. Vous savez, aujourd’hui au Bénin, malgré les efforts du gouvernement, nous sommes encore dans la marge de 1%, de 2% du budget de l’Etat plus ce qui doit revenir aux communes alors que, dans d’autres pays développés, ils sont déjà à 70%, à 75%. Le vrai développement se fait à la base. Il est demandé que les dirigeants au niveau central comprennent qu’Il ne peut pas avoir développement d’un pays si au niveau local on ne le sent pas. Je crois très bien que cet appel d’Africités5 sera entendu par tous.</p>
<p><em><strong>Réalisé par F.K</strong></em></p>
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		<title>Prélèvement de taxes: Bras de fer entre la mairie de Nikki et les commerçants</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:49:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le torchon brûle entre la mairie de Nikki et les commerçants qui désapprouvent le prélèvement de la taxe locale sur les produits vivriers. En effet, la nouvelle loi de finances dispose qu’il est perçu sur les produits vivriers une taxe d’un montant variant entre 100 F CFA et 500 F CFA. Une disposition que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le torchon brûle entre la mairie de Nikki et les commerçants qui désapprouvent le prélèvement de la taxe locale sur les produits vivriers. En effet, la nouvelle loi de finances dispose qu’il est perçu sur les produits vivriers une taxe d’un montant variant entre 100 F CFA et 500 F CFA. Une disposition que le conseil communal entend mettre en pratique mais c’est sans compter avec les commerçants qui se disent  accablés par les taxes de toutes sortes. Il leur est demandé de payer respectivement 30. 000 F CFA et 15. 000 F CFA pour des camions Titan et « 10 tonnes » alors qu’ils payaient pour ces deux types de camions, 10. 000 F CFA et 5. 000 F CFA. Surtout, ils fustigent la manière forte avec laquelle la mairie entend percevoir ces taxes. De son côté, les autorités de la mairie sont prêtes à user de tous les moyens pour contraindre les commerçants à solder.</p>
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		<title>Cérémonie de présentation de vœux au MDGLAAT: D’importantes  activités réalisées en 2009 (Le FADEC passe de 7 à 20 milliards de FCFA)</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:47:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A l’instar d’autres ministères et institutions de notre pays, le personnel du MDGLAAT a sacrifié à la tradition en présentant le vendredi 15 janvier, ses meilleurs vœux pour la nouvelle année au Centre international de conférence. Mais la cérémonie de vœux s’est vite transformée en une rencontre  de doléances pour le personnel et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’instar d’autres ministères et institutions de notre pays, le personnel du MDGLAAT a sacrifié à la tradition en présentant le vendredi 15 janvier, ses meilleurs vœux pour la nouvelle année au Centre international de conférence. Mais la cérémonie de vœux s’est vite transformée en une rencontre  de doléances pour le personnel et de bilan pour les autorités à la tête du ministère. </p>
<p>Dans son intervention, le porte parole du personnel, Antoine Kogbéto a interpellé les autorités sur la lenteur observée dans le processus d’octroi des primes au profit des agents du ministère et le non paiement des heures supplémentaires.<br />
En présentant les vœux de tout les agents et cadres au ministre Allassane Séidou, la directrice de cabinet, Inès Houessou Aboh, a fait l’exercice du bilan des activités menées par le ministère de la décentralisation au cours de l’année 2009.<br />
 « Durant l’année 2009, toutes les structures du ministère se sont attelées à accomplir avec abnégation et foi, les missions qui leur ont été assignées », a-t-elle indiqué. On note plus de réalisations en 2009 que l’année précédente. Ainsi, elle a essentiellement souligné  l’adoption par le gouvernement du document de Politique nationale de décentralisation/déconcentration (Ponadec) ; l’organisation et la tenue d’une session ordinaire de la Commission nationale de Coopération décentralisée (CNCD). Dans le domaine de l’aménagement du territoire, le ministère de la décentralisation a conduit le processus d’élaboration de la loi-cadre sur l’aménagement du territoire afin de doter le Bénin d’un cadre législatif. Au plan de l’administration et de la gestion des services, on enregistre l’élaboration du manuel de procédures de gestion des ressources humaines, la formation du personnel. De nombreuses infrastructures ont été  réalisées au profit de certaines localités dont l’achèvement ou le démarrage des travaux de construction de plusieurs marchés (Ségbana, Djougou, Kandi, Natitingou, Dantokpa). Elle a fini en soulignant les difficultés d’exiguïté du bâtiment abritant les services du MDGLAAT, d’insuffisance de personnel et de moyens matériels et roulants, etc.<br />
S’adressant à l’assistance, le premier responsable du ministère, Allassane Séïdou, a en retour adressé ses vœux au personnel avant de renouveler le soutien et l’engagement du gouvernement, à l’enracinement du processus de décentralisation dans notre pays. Ainsi, de 5, 436 milliards en 2008, le Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) est passé à 7,436 milliards en 2009 et à 20 milliards pour l’année 2010. Une évolution qui témoigne de cet engagement du gouvernement à soutenir la décentralisation et le développement local a précisé le ministre.</p>
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		<title>Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de l’Unccd: « Il faut une nouvelle gouvernance territoriale »</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:43:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (Unccd),  Luc Gnacadja, a présenté aux participants d’Africités, le livre de plaidoyer de son organisation. Intitulé ‘’La Gouvernance territoriale et ses enjeux pour la gestion des ressources  naturelles’’, cette publication prône une nouvelle gouvernance territoriale face aux enjeux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (Unccd),  Luc Gnacadja, a présenté aux participants d’Africités, le livre de plaidoyer de son organisation. Intitulé ‘’La Gouvernance territoriale et ses enjeux pour la gestion des ressources  naturelles’’, cette publication prône une nouvelle gouvernance territoriale face aux enjeux écologiques.</p>
<p>« La crise globale qui interpelle les collectivités locales n’est pas qu’économique et financière. Elle est d’abord et surtout écologique ». C’est le sens de cette publication qui part du constat qu’en réalité, « ce n’est pas la planète qui est menacée mais les hommes qui y vivent ». C’est dès l’entame de son intervention que le secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge de la lutte contre la désertification a annoncé le nouveau défi qui attend les élus locaux. « La crise écologique globale requiert une réponse concertée des partenaires et des Etats qui doivent cibler le niveau d’actions le plus pertinent, et à mon avis c’est au sein des collectivités locales qu’il faudra organiser la mise en œuvre des actions », a indiqué le conférencier.  Après avoir peint un tableau sombre de la situation écologique du continent, Luc Gnacadja a indiqué que le développement doit s’appuyer sur les ressources naturelles locales. Malheureusement, l’Afrique qui n’a pas vraiment contribué à la dégradation de l’écologie mondiale est le continent qui a le moins bénéfice des fonds mis en place pour sa préservation. M. Gnacadja a souhaité que les collectivités locales africaines s’organisent pour soumettre des projets afin de mener des actions locales contre les préoccupations environnementales qui entravent le développement durable à la base. « Les procédures ne sont pas toujours simples mais il faut se mettre ensemble en intercommunalité, afin de les surmonter et relever le défi de l’écologie », a indiqué le conférencier qui attend beaucoup des élus locaux.</p>
<p><strong>Nécessité d’une nouvelle gouvernance territoriale</strong></p>
<p>La dégradation environnementale constitue l’une des principales cause de a crise globale. Et selon la publication de l’UNCCD, la gestion responsable du territoire est considérée comme la clé du combat contre la désertification et la dégradation des terres  et des eaux. En effet, les techniques culturales utilisées jusque-là et les effets combinés du changement climatiques, ont engendré la dégradation  des terres ainsi que leur baisse de fertilité. Selon cette étude, la perte de potentiel productif, due à l’érosion  est équivalente à 20 tonnes de céréales par an, et « à l’échelle mondiale, l’exploitation des sols agricoles excède de plus en plus la capacité de régénération naturelle des écosystèmes, ce qui menace la productivité à long terme ». La pression démographique et la déforestation, la mauvaise occupation des sols, l’accaparement des terres par les grandes entreprises, etc. sont autant d’autres facteurs que les pays en développement ont du mal à maîtriser, et face auxquels il leur est impérieux de prendre des dispositions au plus vite.<br />
A cet effet, l’’impulsion du processus de la prise de décision, selon Luc Gnacadja, incombe en grande partie aux collectivités locales. Il s’agit de réorganiser l’occupation des sols en mettant au centre des préoccupions la durabilité des ressources naturelles, de mettre l’accent sur une nouvelle forme de gouvernance territoriale qui est un processus fondé sur une mobilisation progressive des acteurs. Un « processus participatif et fédérateur qui pend en compte toutes les ressources de l’espace territorial et toutes les interactions aussi bien rurales qu’urbaines ». C’est une décision politique qui relève des responsables des communes et dont la mise en œuvre favorisera le développement durable des différentes localités et relancera l’économie. Mais pour en arriver là, il faut des actions collectives.</p>
<p><em><strong>Bernard HOUEHOUNDE</strong></em></p>
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		<title>Valorisation de la vallée de l’Ouémé: Environ 46 millions de francs CFA pour redynamiser la filière palmier à huile</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Manchette]]></category>

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		<description><![CDATA[Consciente des nombreuses potentialités dont elle regorge, la communauté des communes de l’Ouémé (CCO) s’est engagée à valoriser ses potentialités. Caractérisée par un relief peu accidenté que draine un réseau fluvial terminé par des lacs et lagunes, la CCO dispose de sols alluvionnaires riches dans la vallée de l’Ouémé et fluvio-marécageux dans les zones lagunaires. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Consciente des nombreuses potentialités dont elle regorge, la communauté des communes de l’Ouémé (CCO) s’est engagée à valoriser ses potentialités. Caractérisée par un relief peu accidenté que draine un réseau fluvial terminé par des lacs et lagunes, la CCO dispose de sols alluvionnaires riches dans la vallée de l’Ouémé et fluvio-marécageux dans les zones lagunaires. Elle regroupe environ 800 000 habitants qui pratiquent principalement l’agriculture, l’artisanat, la pêche et le commerce. Pour mettre valeur ces potentialités, les communes de la région réunies au sein de la CCO ont commandité une étude et l’élaboration du projet de plantation de 18 hectares de palmiers à huile sélectionnés, qui relancera le secteur et renforcera la base économique de la région.</p>
<p>Le projet de plantation de palmier à huile et de l’extraction de l’huile de palme est un projet initié par la Communauté de communes de l’Ouémé (Cco) en appui à la vision du gouvernement  de relancer la filière agricole. D’un coût global de 45. 949. 350 Fcfa, cette initiative vise à planter un espace de 18 hectares et à limiter l’avancé du désert par une couverture végétale. Elle ambitionne de multiplier et d’initier les petits exploitants locaux à la gestion d’une unité agricole, de récolter les noix de palme et les mettre sous presse pour en extraire l’huile et enfin d’améliorer l’alimentation et la valeur nutritionnelle des populations des 9 communes  formant la communauté, afin d’accroître leur espérance de vie.   Ce projet est un projet intégré qui associe la plantation du palmier à huile à la culture du maïs et du niébé  de la 1ère à la 3ème année, sur une superficie totale de 18 hectares (propriété des 9 communes). La variété de palmier envisagée par les acteurs est le palmier sélectionné ordinaire qui produit, selon les études, 3O régimes par an et par arbre ; et il faudra  environ 143 plants par hectare, soit un total de 2 874 plants de palmier. Selon les estimations effectuées par l’étude de faisabilité, à partir de la 3e et la 4e année de production, de 5 tonnes de régimes par hectare soit 90 tonnes au total. Il est à noter qu’une tonne de régime de noix de palme donne en moyenne  137 litres d’huile, soit un total de 2466 litres pour les 90 tonnes. Le projet dans sa mise en œuvre favorisera la création de 50 emplois occasionnels par an et sera implanté dans la commune d’Adjohoun, dans la basse vallée de Ouémé, la plus importante vallée du Bénin.  D’importants matériels sont par ailleurs nécessaires pour conduire à bien le projet, dont  des brouettes, des pelles,  des machettes, des fûts, des seaux, un cuiseur, une presse, un clarificateur, un défribreur, un concasseur, etc.<br />
En terme de retombés financières, les recettes cumulées en 7 ans de production sont évaluées à 65 872 000 FCFA tandis que la production d’huile de palme seule générera environ 13 622 400 FCFA dès la 7ème année de production. En outre, 7 200 000 FCFA seront générés par an par la culture associée de maïs et de niébé pendant les 3 premières années. C’est un projet qui participe du développement économique de la zone et de la réduction de l’exode rurale des jeunes vers les pôles d’attraction. Ce projet nécessite beaucoup d’investissements, mais la palmeraie est rentable avec 25 ans de production et les acteurs de la communauté des communes de l’Ouémé comptent associer également dès la 4ème année l’élevage de la volaille et du bétail. A travers cela, les 9 communes entendent relever le défi de la coopération intercommunale, de la bonne gouvernance et asseoir les bases du développement économique dans la région. Et pour y arriver, elles comptent sur l’appui des partenaires au développement. </p>
<p><em><strong>Bernard HOUEHOUNDE</strong></em></p>
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		<title>Mostafa Maataoui, maire de la commune Sidi Bouh – Medi au Maroc: « Ce projet m’a permis de réaliser mon rêve de  l’université »</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[Maire de la commune rurale de Sidi Bouh – Medi dont-il est l’initiateur personnel, Mostafa Maataoui est le lauréat Harubuntu 2009 du prix « Autorité locale ». A travers cet entretien, il revient sur les conditions de création de la commune et des dispositions prises pour  l’amélioration des conditions de vie et de travail [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Maire de la commune rurale de Sidi Bouh – Medi dont-il est l’initiateur personnel, Mostafa Maataoui est le lauréat Harubuntu 2009 du prix « Autorité locale ». A travers cet entretien, il revient sur les conditions de création de la commune et des dispositions prises pour  l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations confrontées à la sècheresse dans cette région marocaine.</em></p>
<p><strong>Malgré  votre simple statut de  citoyen, comment êtes-vous parvenu à créer cette commune?</strong></p>
<p>J’ai fait mes études universitaires en économie et développement à Grenoble puis à la Sorbonne en France. Après, j’ai fait une spécialisation dans l’approche de développement local. De retour au Maroc, je me suis intéressé à la politique, ce qui m’a permis de me présenter aux élections communales. Après quelques années, le gouvernement marocain voulait multiplier le nombre de communes et j’ai sauté sur l’opportunité pour demander la création d’une commune dans la zone septentrionale. C’était une zone un peu enclavée, il n’y avait pas de routes, d’électricité ni d’eau potable et c’est là que se trouvait la maison de mes parents. C’était un ensemble de villages qui était loin du centre de la commune nord mais qui avait une certaine spécificité. Cette zone avait intéressé les colons français parce que c’était une bonne terre agricole céréalière. Les gens ont gardé la pratique agricole des Français qui étaient assez rentable.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, vous êtes maire de cette commune que vous avez créée?</strong><br />
Oui, je suis maire et juste après mon élection, j’ai essayé d’orienter ma commune vers la recherche scientifique. Je me suis alors adressé à un centre régional de recherches agronomiques pour une collaboration avec ma commune. Il  n’avait pas l’habitude de recevoir des demandes de ce genre de la part des communes et des préfectures. Ils travaillaient surtout avec les exploitations agricoles mais pas avec les communes. Ma requête les a alors surpris mais ils  se sont dit pourquoi pas. On va essayer. Le directeur du centre a réuni les chercheurs et ils ont donné leur avis. Ainsi, durant un mois, nous avons essayé de préciser ma demande, d’en faire un projet.</p>
<p><strong>En quoi consiste  le projet dont vous parlez?</strong></p>
<p> J’avais demandé qu’on m’aide à établir un Plan de développement communal (PDC) mais d’une façon scientifique, c’est-à-dire sur la base des recherches. Les chercheurs ont alors fait ce qu’ils appellent l’enquête rapide parce qu’ils n’avaient pas suffisamment d’éléments statistiques. Mais à partir de la vision que je leur avais présentée sur ma commune, ils ont essayé de rassembler les populations pour différentes phases d’enquêtes. Ceci a permis d’élaborer un projet de 80 actions qui vont des infrastructures de base aux fêtes locales. C’était une première dans les pratiques communales de la région.<br />
Avant de poser une action, il faut penser à le faire de façon rationnelle et scientifique. Apres quelques années, il y a une Ong suisse qui est venue au Maroc et qui voulait travailler dans l’agriculture et la formation. L’Ong a été orientée vers le centre de recherches agronomiques. Et comme, à l’époque, nous avions travaillé avec le centre, il a recommandé notre commune à cet Ong. Avec la commune, celle-ci a fait un travail sérieux. En réalité, l’Ong a pris notre commune comme partenaire. Le partenariat étant conclu, nous avons réalisé quelques activités qui se rapportent surtout au passage d’un secteur agricole traditionnel à une approche beaucoup plus moderne. C’est-à-dire passer à une agriculture d’entreprise avec des comptes bien tenus et la gestion bien faite. Donc, l’objectif premier était d’arriver à des reformes agraires. Pour cela, les fils des agriculteurs ont été formés à la comptabilité et à la gestion. Alors, l’Ong leur a avancé des fonds et cet argent a été utilisé selon un programme agricole qui a servi de base pour le transfert de techniques. Comment arriver à des rendements supérieurs en utilisant les techniques modernes à partir de l’analyse du sol jusqu’à la sélection des semences.</p>
<p><strong>Est-ce ce projet que vous avez présenté à Harubuntu ?</strong></p>
<p>Je vous parlais tout à l’heure du commencement du projet qui a été présenté à Harubuntu. Le projet a abouti à une deuxième phase avec un deuxième financement et son extension à une autre commune voisine. Cela nous a permis de pratiquer l’intercommunalité qui n’existe pas dans notre pays. Donc, nous avons étendu les actions de notre commune vers l’autre commune en introduisant par la même occasion, l’arboriculture parce que les premières années avec leur pluviométrie nous ont permis de donner de bons résultats dans le domaine de l’agriculture. Mais après, il y a eu une série de sècheresses et une variabilité climatique qui nous ont obligés à modifier notre stratégie et à aller un peu vers l’élevage et l’arboriculture. C’est un peu cela le projet que j’ai présenté. En effet, c’est une première qu’une commune soit créée sur initiative personnelle et qu’elle soit basée sur un Programme de développement du territoire et qu’elle fasse face à une stratégie développement, réfléchie et scientifique de sorte qu’elle puisse intéresser une Ong étrangère. Donc, cela a abouti à une double ouverture à savoir un partenariat avec un institut de recherche scientifique et une coopération internationale décentralisée. La chose est encore plus impressionnante quand on considère que c’est une commune rurale et totalement enclavée. Aujourd’hui, nous avons des routes, de l’électricité et une superbe organisation.</p>
<p><strong>Comment vous sentez-vous après le couronnement de votre projet ?</strong></p>
<p>L’initiative m’a permis de me réaliser moi-même. C’est-à-dire que ce projet m’a permis de réaliser un rêve de développement que j’ai depuis l’université et de mettre en pratique les connaissances théoriques que j’ai eu lors de ma formation ; une sorte de confrontation entre la réalité et le savoir théorique.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Franck KINNINVO</strong></em></p>
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		<title>Accusé de mauvaise gestion à la marie d’Adjohoun: Gérard Adounsiba dénonce une cabale contre sa personne</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:19:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les fonds collectés pour le compte des caisses de la mairie d’Adjohoun, je ne connais pas leurs couleurs car ils ne sont pas versés dans les poches de Gérard Adounsiba, mais plutôt à la recette perception de la  commune d’Adjohoun ». Réponse du berger à la bergère, c’est en ces termes que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Les fonds collectés pour le compte des caisses de la mairie d’Adjohoun, je ne connais pas leurs couleurs car ils ne sont pas versés dans les poches de Gérard Adounsiba, mais plutôt à la recette perception de la  commune d’Adjohoun ». Réponse du berger à la bergère, c’est en ces termes que le premier magistrat de la commune d’Adjohoun a rejeté les accusations de mauvaise gestion relevées par les conseillers. Il nie toute implication dans la manipulation des fonds en signifiant qu’il n’est associé   aucunement.  « Je ne me mêle pas aux recouvrements des taxes et impôts de la commune et toutes les dépenses de l’administration sont autorisées par les membres du conseil communal à qui je rends compte régulièrement de ma gestion ».<br />
Voilà des propos pour confondre ceux qu’il appelle « ses détracteurs » qui pour lui, n’ont pour seul but que de ternir son image et de s’acharner contre sa personne.<br />
« Je m’étonne » !!! s’indigne le maire Gérard Adounsiba, qui note qu’il est tout simplement victime de sa méthode transparente de gestion qui est axée sur un contrôle et un audit régulier des services de la mairie et des agents de recouvrement.<br />
D’ailleurs, il raconte que sa méthode de suivi mise en place a permis de découvrir  des malversions financières  lors d’un contrôle de routine sur le terrain notamment au marché d’Azowlissè et qui met en cause le président du comité de gestion de ce marché. Pour lui, un million trois cents soixante dix huit mille francs CFA (1.378.000 F CFA) de valeurs inactives ont été détournés dans les caisses du marché. De plus, quatre-vingt-dix-huit mille francs CFA (98.000 F CFA) ont été emportés a dévoilé le maire Gérard Adounsiba.<br />
 Il affirme qu’un compte rendu a été fait au conseil communal en sa session du 5 janvier 2010. Une démarche qui a conduit à la signature  à la brigade de la gendarmerie par les auteurs,  le 10 décembre 2009, d’engagements pour la restitution des fonds détournés.<br />
Clamant son innocence, le maire Gérard Adounsiba, a réaffirmé son attachement aux principes de bonne gouvernance et son engagement à la transparence dans la gestion des affaires de la commune.  Toute chose, qu’un des corps de contrôle devra confirmer ou non. Mais avant, l’Inspection générale des affaires administratives du Mdglaat devra se saisir de cette affaire pour situer les responsabilités.<br />
<em><strong>Eric Rotimi Gansa</strong></em></p>
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		<title>Dénouement de la crise à l’Ancb: Les dessous d’une union retrouvée</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 21:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>municipal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Newsflash]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La journée du 18 février, veille de la commémoration des 20 ans de notre conférence nationale restera historique pour l’institution faitière des communes du Bénin. Aujourd’hui, la crise née de l’organisation du 2e congrès ordinaire a été dénouée grâce à la laborieuse médiation du Haut conseil à la gouvernance concertée et le Partenariat pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La journée du 18 février, veille de la commémoration des 20 ans de notre conférence nationale restera historique pour l’institution faitière des communes du Bénin. Aujourd’hui, la crise née de l’organisation du 2e congrès ordinaire a été dénouée grâce à la laborieuse médiation du Haut conseil à la gouvernance concertée et le Partenariat pour le développement municipal. Fragilisée, l’institution renaît et l’union retrouvée des élus locaux est gage de bonnes perspectives pour le développement des communes. Le sommet Africités 5 a été le déclic de cette  union saluée de tous les pouvoirs locaux de toute tendance politique.</p>
<p>La raison a finalement triomphé dans la crise qui a longtemps secoué l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Les deux camps ont fini par faire la paix après plus d’un an de tractations. Mais, il y a bien lieu de signaler que c’est au sommet d’Africités 5 que finalement les deux camps ont une fois encore sentis la nécessité de taire leurs divergences pour ensemble regarder dans la même direction. Déjà, à Marrakech au Maroc, les élus locaux des deux camps avaient convenu de se retrouver pour mettre un terme à leur division. Et même si cette rencontre du salut pour l’institution n’a pas eu lieu, les graines de la paix avaient été semées au cours de ce grand rendez-vous des pouvoirs locaux où la volonté de faire triompher le développement des communes au détriment des intérêts partisans était bien manifeste.<br />
Ainsi, l’institution revient de loin. Car, rien ne présageait d’une issue heureuse dans cette crise où les deux camps se sont livrés à une bataille rangée pour le contrôle du bureau. Les discussions ont été houleuses avec Soulé Allagbé qui avait derrière lui, une majorité de maires et Ahanhanzo Glèlè qui fort de son expérience d’ancien président ne voulait lâcher prise. Cette situation a contraint l’institution faîtière des communes a fêté son 6e anniversaire en novembre dernier dans la discorde avec deux bureaux qui revendiquait chacun une certaine légitimité. Conséquence, l’association a beaucoup souffert avec les partenaires qui face à la crise, ont menacé de geler leurs subventions. Et même s’il convient de se féliciter du dénouement heureux de cette crise, il est à signaler que la période de tension a été préjudiciable.</p>
<p><strong>Un nouvel envol</strong><br />
La crise de l’Ancb relève désormais du passé. Et le Haut conseil à la gouvernance concertée et le Partenariat pour le développement municipal (Pdm) peuvent se féliciter d’avoir réussi à réunir les deux camps protagonistes. A l’heure où l’institution abordait un nouveau virage avec son nouveau plan stratégique 2010-2014 dont l’élaboration a été soutenue par le Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACTE), elle avait besoin d’un nouveau souffle. Désormais, l’union retrouvée de tous les maires et élus locaux reste un atout et une opportunité pour ensemble, défendre les intérêts des communes.<br />
De même, les différents projets exécutés par l’institution notamment celui né du partenariat entre Ancb-Gtz-Union Europééenne sur l’eau et l’assainissement, le projet groupement des communes du Mono-Ancb-Départements des Yvelines ou le projet d’appui au programme de renforcement des capacités des communes et de l’Ancb&#8230;peuvent reprendre un nouveau souffle.<br />
Ainsi, pour une institution dont la raison d’être est la défense des intérêts des communes, le dénouement de la crise apparait comme un nouveau départ pour faire front commun dans le respect des lois sur la décentralisation et les engagements du gouvernement à soutenir les communes et réaliser le transfert des ressources.<br />
C’est un nouveau jour qui se lève pour l’Ancb qui avec la réconciliation des deux camps, pourra compter sur la mobilisation de tous les maires pour faire le lobbying et le plaidoyer pour davantage d’actions auprès du gouvernement et des partenaires. Elle peut désormais se baser sur l’expérience du président d’honneur, Blaise Ahanhanzo Glèlè,  et l’appartenance au même creuset politique du président Soulé Allagbé avec le chef de l’Etat, Boni Yayi.<br />
<em><strong>Alain TOSSOUNON</strong></em></p>
<p><em>Encadré</em><br />
<strong>Les membres du bureau consensuel de l’ANCB</strong></p>
<p><strong>Président d’honneur </strong>: AHANHANZO GLELE Blaise, maire d’Abomey<br />
<strong>Président </strong>:  ALLAGBE Soulé, maire de Parakou<br />
<strong>1er Vice-Président</strong> : OCENI Moukaram, maire de Porto-Novo<br />
<strong>2e Vice-Président </strong>: ABLO Benjamin Clotaire, maire de Grand-Popo<br />
<strong>3e Vice-Président </strong>: HOUNSOU-GUEDE Patrice, maire d’Abomey-Calavi<br />
<strong>Secrétaire Général :</strong> GBEDAN Mathias, maire de Sèmè-Podji<br />
<strong>1er Secrétaire Général Adj </strong>: MEGBEDJI Christophe, maire de Klouékanmey<br />
<strong>2e Secrétaire Général Adj :</strong> LOKO Emmanuel, 2e adj au maire de Cotonou<br />
<strong>Trésorier Général :</strong>	 AKOBI Innocent Kocou, maire de Bantè<br />
<strong>Trésorier Général Adj </strong>:	AGO SOHOU Saturnin, maire de Toffo<br />
<strong>Secrétaire Chargé du suivi des OMD/de la SCRP :</strong> GOUNOU Sanni, maire de Gogounou<br />
<strong>Secrétaire Chargé de l’Economie et des FL :</strong> 	BAH GUERA Chabi, maire de N’Dali<br />
 <strong>Secrétaire Chargé de l’eau et de l’assainissement :</strong> BASSABI DJARA Mickaël, maire de Djougou<br />
<strong>Secrétaire Chargé de l’Intercommunalité et de la Coopération Décentralisée :</strong> AKADIRI Saliou, maire de Pobè<br />
<strong>Secrétaire Chargé des Affaires sociales, culturelles et de la santé :</strong> ANANI Joseph, maire de Athiémé<br />
<strong>Secrétaire Chargé de l’environnement, de l’agriculture et du développement durable : </strong>BOGNONKPE Philippe, maire de Zagnanado<br />
<strong>Secrétaire Chargé de la formation et du renforcement des capacités :</strong> GNONLONFOUN Clément, maire de Dangbo<br />
<strong>2e Secrétaire Chargé de la formation et du renforcement des capacités :</strong> SOSSOUHOUNTO Clément, 3e adj au maire de Cotonou<br />
<strong>Secrétaire Chargé du foncier et de la maîtrise d’ouvrage communale </strong>: SAMBIENOU Dominique, maire de Cobly<br />
<strong>Conseiller spécial </strong>: ADJOVI Séverin, maire de Ouidah </p>
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		<item>
		<title>ANCB : Nouvel espoir pour une sortie de crise</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 21:08:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En marge de la 5ème édition du sommet Africités à Marrakech au Maroc en décembre 2009, la crise que connait l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) a été évoquée par la délégation béninoise à cette grande messe des maires et élus locaux d’Afrique. Sur l’initiative du Dr Ulrich Nitschke, chargé du Programme allemand d’appui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En marge de la 5ème édition du sommet Africités à Marrakech au Maroc en décembre 2009, la crise que connait l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) a été évoquée par la délégation béninoise à cette grande messe des maires et élus locaux d’Afrique. Sur l’initiative du Dr Ulrich Nitschke, chargé du Programme allemand d’appui à la décentralisation et au développement des Communes (PDDC/GTZ) au Bénin, une rencontre était prévue pour sortir de l’impasse.<br />
Malheureusement,  elle n’a pu se tenir à cause de la non concordance des plans de vol des uns et des autres, ainsi que de l’emploi du temps très chargé du sommet.<br />
Cette démarche soutenue d’ailleurs par les maires de Cotonou, Porto-Novo et de Sèmè-Podji qui devra être renouvelée participe d’un engagement des pouvoirs locaux du Bénin à en finir avec cette crise qui n’a que trop duré.<br />
Ainsi, dans les tout prochains jours, l’on peut bien espérer que les deux camps se retrouvent pour taire leurs divergences et mettre enfin un terme à cette crise. Les deux parties attendent avec impatience la réunion de conciliation que les médiateurs du PDM ( Biram Owens Ndiaye) et du Haut conseil à la gouvernance concertée  (Moïse Mensah) devraient convoquer. Tous les regards sont tournés vers ces deux structures car les maires sont dans de bonnes prédispositions.</p>
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