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Du 22 au 26 mars, Rio de Janeiro au Brésil a accueilli les délégations du monde entier pour le 5ème forum urbain mondial. Le président du Brésil, Lula da Silva, a l’ouverture, a invité la communauté internationale à construire de nouvelles politiques urbaines pour mieux faire face aux défis que pose l’urbanisation. Tout le monde est aujourd’hui unanimes, à reconnaitre que sans une politique d’urbanisation inclusive et durable, les problèmes urbains ne trouveront jamais de solution et vont s’empirer.
La communauté internationale est résolument décidée à relever les multiples défis que pose l’urbanisation dans les pays, au Sud comme au Nord. A l’ouverture de la 5ème édition du Forum urbain mondial à Rio de Janeiro, le président Lula da Silva a reçu des milliers de personnes (chefs d’Etat ou de gouvernement, ministres, maires, députés, Ong, Sociétés civiles, experts,…), venues de 170 pays.
Les Etats-Unis d’Amérique ont envoyé une très forte délégation qui compte – chose rare -, plus de 100 membres, dirigée par le ministre de l’Urbanisme et du Développement Urbain, M. Shaun Donovan. Ce qui montre, si besoin en était, que ce pays est conscient de l’acuité des questions que pose le développement urbain. Les Etats-Unis sont décidés à agir. Le président Lula a été catégorique : « il est possible de construire de nouvelles politiques urbaines qui tiennent compte effectivement des besoins des citoyens ».
Pour illustrer son propos, le chef de l’Etat brésilien a fait des propositions concrètes. Il a mis l’accent sur la démarche participative et l’implication des collectivités locales dans la gestion de ces préoccupations. Le Brésil de Lula a expérimenté les conférences thématiques sur des questions urgentes telles que : la sécurité, l’assainissement, l’énergie, les infrastructures, les handicapés, la communication, la politique culturelle, le chômage, l’emploi…. Autant de sujets sur lesquels, 20.000 Brésiliens, de toutes les catégories socioprofessionnelles, représentant tous les niveaux (le quartier, le village, la ville, la région, la Fédération), ont activement pris part. Ils ont donné leur avis sur les actions qu’ils jugent les plus appropriées pour un meilleur développement durable au Brésil. Résultat, le président Lula da Sylva est fier d’inviter, avec insistance, les participants au forum à visiter chaque ville du Brésil, pour, dit-il, « constater de visu, les réalisations, fruits de la réflexion citoyenne : 209.000 emplois formels créés, qualité de vie sensiblement améliorée, des infrastructures de grande envergure réalisées. Le visage du Brésil a changé en quelques années, selon le président brésilien, qui précise que « chaque ville du Brésil a reçu sa part des importants investissements ».
Le président Lula est disposé à mettre l’expertise de son pays au service de la communauté internationale pour inverser la tendance négative de l’urbanisation non maitrisée. Il a réitéré son option de tout mettre en œuvre pour donner plus d’ampleur à la coopération entre le Brésil et les pays africains.
La coopération prônée par le président du Brésil intéresse au plus haut point les Etats-Unis d’Amérique qui, par la voix de son chef de délégation, le ministre Shaun Donovan, a invité la Communauté internationale « à réfléchir sérieusement à une véritable politique de lutte contre la pauvreté dans le monde ».
Encore des opportunités pour l’Afrique
Le message du représentant américain est certainement entendu par l’Afrique fortement représentée à Rio au niveau des Etats avec notamment le président Yoweri Museveni de l’Ouganda, aux niveaux des députés, des maires, des experts en développement urbain, des Ong, de la Société civile,…
Selon M. Alioune Badiane, directeur régional pour l’Afrique et les pays arabes de Onu-Habitat, « aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit profiter de la disponibilité de la Communauté internationale pour accorder toute l’attention qu’exigent les sérieuses questions que sont l’accès au logement pour le plus grand nombre, le droit à la ville, la pauvreté, la sécurité, l’assainissement, l’énergie, l’emploi des jeunes,… ». Mme Anna Tibaijuka, sous-Secrétaire général des Nations unies et directrice exécutive de Onu-Habitat a, pour sa part, rejoint le président Lula da Sylva qui souligne que face aux urgences, les pays doivent accepter de partager leurs expériences. Selon Mme Tibaijuka, « agir ensemble pour gérer efficacement les défis du logement est plus qu’une urgence ». Elle a révélé : « dans deux générations, 70% de la population mondiale vivront dans les villes avec tout ce que cette situation entraînera comme conséquences négatives si rien n’est fait maintenant ». La directrice de Onu-Habitat a cité également les résultats du rapport sur l’état des villes en 2010-2012 qui révèle que « 55 millions de personnes vont gonfler la population vivant dans les bidonvilles du monde ».
« Les enfants de la rue », qui est un phénomène triste mais banal dans des pays comme le Sénégal, va s’accentuer. « 100 millions d’enfants vont continuer à errer dans les rues avec tous les risques imaginables ». On reviendra plus amplement sur les résolutions du forum dans nos prochaines parutions
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