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Renforcer la lutte biologique contre les végétaux aquatiques envahissant les plans d’eau en Afrique de l’ouest. La préoccupation a fait l’objet d’un atelier sous-régional de formation dans le cadre du projet de gestion intégrée des plantes aquatiques proliférantes (PGIPAP). Cet atelier de formation, qui se déroule à l’institut international d’agriculture tropicale (IITA) à Abomey-Calavi depuis le lundi 9 novembre et pendant deux semaines, regroupe une vingtaine de spécialistes venus du Nigeria, du Niger et du Bénin.
Organisé par le Centre de coordination des ressources en eau (CCRE) de la CEDEAO en collaboration avec le ministère béninois de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP), cet atelier de formation entend outiller les coordonnateurs nationaux du projet de gestion intégrée des plantes aquatiques proliférantes (PGIPAP) et leurs collaborateurs techniques.
En effet, dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, les plans et cours d’eau, ainsi que les populations qui les exploitent, subissent les nuisances causées par la prolifération de végétaux aquatiques, notamment la jacinthe d’eau. Chacun des pays concernés a développé à l’interne des stratégies basées surtout sur la lutte manuelle. Mai les résultats obtenus par endroit ne sont pas à la hauteur des efforts déployés. Au Bénin par exemple, après le lancement du PGIPAP en Afrique de l’ouest, des séances de ramassage sont organisées tous les ans avec l’implication des élus locaux des communes concernées ; mais les végétaux réapparaissent quelques jours plus tard annihilant ainsi les actions entreprises, et entravant toutes les activités socio-économiques pouvant se dérouler sur les plans d’eau.
C’est face aux limites de ces initiatives isolées et considérant le caractère régional de l’envahissement de ces végétaux, que les Etats ouest africains ont décidé d’harmoniser leurs efforts.
Cette formation permettra aux participants de mieux se familiariser avec les différents insectes (agents biologiques) prédateurs des plantes aquatiques nuisibles, afin de mieux s’en servir désormais pour combattre efficacement lesdites plantes. Selon le directeur de la station IITA-Bénin, Manuelle Tamo, bien que la lutte biologique soit le principal sujet de l’atelier, d’autres thèmes aussi importants que variés seront développés au cours des deux semaines de travaux, afin de permettre aux acteurs d’élaborer un système intégré de gestion efficace, écologiquement durable des nuisibles aquatiques en Afrique de l’Ouest.
Eu égard à l’ampleur des nuisances que ces plantes engendrent, leur élimination devient un défi pour les pays concernés.
Bernard HOUEHOUNDE
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