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10e mission de supervision des activités du PNDCC: Une délégation de la Banque mondiale apprécie la fonctionnalité du centre de santé d’Onigbolo

PNDCC Pobè la délégation échangeant avec les communautés au niveau de l'incinérateur du centre de santé 1

PNDCC Pobè la délégation échangeant avec les communautés au niveau de l’incinérateur du centre de santé 1

Venue dans le cadre d’une mission d’évaluation de la mise en œuvre du Projet national d’appui au développement conduit par les communautés (PNDCC), l’équipe de supervision était sur le site du centre de santé d’Onigbolo dans la commune de Pobè. Après la réalisation de l’infrastructure par le PNDCC sur financement de la Banque mondiale, l’institution financière est descendue pour s’assurer de la fonctionnalité de ce joyau et apprécier l’implication du ministère de la santé dans sa gestion.

Vendredi 23 octobre, le cortège de la délégation de la Banque mondiale et de l’équipe de projet conduite par le secrétaire général du ministère en charge de la Microfinance s’ébranle vers Onigbolo. A quelques mètres de la cimenterie LCB Lafarge, on aperçoit en plein air, un bâtiment au bord de la route menant vers Kétou. C’est le dispensaire isolé d’Onigbolo qui, à l’occasion de la visite de la délégation, voit sa cour grouiller de monde.
A sa descente, la délégation entre dans le centre, visite la salle de pansement, échange avec l’unique infirmière qui l’anime, accompagnée du médecin-coordonnateur de la zone sanitaire. A quelques pas, elle découvre sur l’un des 4 lits de la maternité, un beau bébé de 3 jours couché à côté de sa mère Rose Olagou qui aura parcouru 9 km pour obtenir délivrance dans ce dispensaire. Mais si cette mère de famille est aujourd’hui heureuse d’avoir accouché dans ce centre dont la mise en service date seulement de 2007, il a fallu la construction de ce dispensaire grâce au concours financier du projet PNDCC et de la commune pour un montant total de plus de 15 millions de FCFA.
Aujourd’hui, en dépêchant une mission de supervision, la Banque mondiale avait un seul objectif : s’assurer de la fonctionnalité de ce dispensaire qui, selon le témoignage du médecin-coordonateur et du roi de la localité, est venu soulager les populations qui parcouraient plusieurs kilomètres pour se faire soigner.
Les échanges avec l’infirmière Pélagie Sossa ont permis de constater que le centre est fréquenté par les communautés. Avec 20 accouchements par mois et 145 à 160 cas de maladies pris en charge, le dispensaire même isolé ne chôme pas. Mais, ces indicateurs ne sont pas suffisants pour la mission de supervision qui a voulu tout savoir sur l’état de la collaboration entre le ministère de la santé et les agents du centre. En parcourant le site par la visite du bloc de latrines et le digesteur pour le traitement des déchets biomédicaux, les échanges avec le personnel en place ont révélé que, malgré les dispositions prises, il y a nécessité pour la direction de l’hygiène et de l’assainissement de base (DHAB) de former le personnel. Le site qui abrite le centre devra aussi être davantage sécurisé. Car, aujourd’hui s’est installée dans l’enceinte du site, une famille qu’il faudra déloger. Toutes les garanties devront être prises pour sa réinstallation, a recommandé la mission pour qui, le processus de recasement de cette famille doit se faire en douceur pour éviter de donner une image négative de la Banque. Les explications du roi de la localité et le témoignage du chef service technique par rapport à l’existence d’un acte de donation ont rassuré les uns et les autres des démarches entreprises pour sécuriser le site.

Les défis à relever

S’il y a lieu de se féliciter des différentes formations reçues dans le cadre de la mise en œuvre du projet pour faciliter l’entretien de l’infrastructure, il faut noter que des efforts doivent être faits pour traduire en actes ces formations. Pour la délégation, les communautés doivent faire mieux en s’organisant efficacement pour assurer le nettoyage régulier du site. La mobilisation des communautés est déjà en marche, a indiqué le roi de la localité qui a avoué s’impliquer personnellement pour faire de la gestion du centre, plus qu’une réussite, un modèle pour les autres villages. Seulement, il faudra faire face au manque de matériel roulant pour l’évacuation des malades, à la réfection de la résidence de l’infirmière. Plus encore, le premier adjoint au maire, Liamidi Odouchina fonde l’espoir de voir tous les 30 villages de la commune bénéficier de l’appui du PNDCC. Et pour cela, il souhaite l’avènement d’un PNDCC 2. Pourvu que son de cloche soit entendu par les représentants de la Banque mondiale.

Alain TOSSOUNON

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