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Pour donner corps à son initiative et ne pas tomber dans les mêmes travers que les expériences des années 1980, la SNV-Bénin a lancé, après les résultats et l’analyse du potentiel technique, une étude de faisabilité du biogaz domestique dans certaines localités du Bénin. En attendant, les enquêtes de terrain témoignent de la disponibilité de la bouse et de l’accessibilité des ménages à l’eau, des facteurs prometteurs pour la réussite du processus devant déboucher à un programme de promotion de biogaz. Une initiative qui rencontre la vision du gouvernement qui fait des énergies renouvelables, une alternative sérieuse à la facture énergétique et une réponse au phénomène du changement climatique.
Elle a démarré en 2008 et s’inscrit visiblement dans le combat contre la pauvreté et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Répondant au deuxième domaine d’impact après l’accès aux services de base, de la nouvelle orientation des interventions de la SNV, l’organisation s’est engagée à embrasser le secteur des énergies renouvelables. Ceci, pour pallier la forte dépendance des populations rurales en bois d’énergie qui entraîne l’amenuisement des ressources naturelles.
Avec des études documentaires qui ont révélé que le biogaz n’est pas un secteur vierge, la SNV a entrepris une descente dans 7 communes dont 4 dans le nord (Banikoara, Nikki, Boukoumbé et Ouaké) et, 3 dans le sud (Dangbo, Aguégués et Kétou). Cette enquête de terrain visait deux objectifs majeurs : vérifier la disponibilité de la matière à travers la «symbiose entre les ménages d’agro éleveurs de bovins et leur bétail» qui garantit la collecte quotidienne de quantités de bouse et aussi la disponibilité, l’accessibilité et la proximité en eau. Un facteur indispensable pour l’approvisionnement des bio-digesteurs en eau.
Au terme de l’enquête, les résultats ont été plus que satisfaisants. Puisque, les résultats révèlent que le potentiel existe, la bouse peut être facilement collectée et l’eau est facilement accessible.
Corroborer les résultats de l’enquête
Afin de mieux étayer les résultats obtenus à l’issue des missions exploratoires dans les localités retenues, la SNV a voulu s’entourer de garanties. Ainsi, en dehors d’une démarche participative qui caractérise ce processus, les experts nationaux, engagés aux côtés de l’organisation et autres acteurs dont le Centre Songhai mobilisés, ont voulu que les études aillent plus loin. En dehors du fait que l’étude de faisabilité qui permettra de conforter ou non les résultats obtenus, elle devra aller plus loin. Ceci pour prendre en compte d’autres déchets animaux tels que la fiente de la volaille et les déjections de porcs. Mais plus encore, elle devra intégrer d’autres facteurs d’ordre économique et socioculturel. La considération de ces facteurs est même au cœur de cette étude de faisabilité qui devra se dérouler dans les régions potentiellement favorables à la promotion du biogaz ciblées. Le dossier d’appels d’offres lancé, les résultats de cette profonde étude indispensable pour enclencher l’opérationnalisation de cette initiative sont attendus. Et même pour l’heure, si la SNV joue à la prudence, les signaux sont prometteurs quant à la promotion du biogaz domestique à travers la bouse de vache.
Edouard Fagnon, Conseiller Senior Energies renouvelables à la SNV: « La faisabilité du biogaz, ce n’est pas que les aspects techniques…»
Chargé de la mise en route de l’initiative, le Conseiller Senior en Energies renouvelables à la SNV, Edouard Fagnon rend compte, dans cet entretien, des résultats des enquêtes de terrain et informe sur la suite du processus notamment, la réalisation de l’étude de faisabilité et des conditions de sa réussite.
Qu’avez-vous obtenu comme résultats après l’étude du potentiel technique pour la faisabilité du biogaz domestique?
Il faut dire que les résultats ne se présentent pas de la même manière dans toutes les communes. Quand vous allez dans les communes du septentrion, notamment à Nikki et à Banikoara, les effectifs des bovins sont très importants. L’accès à la bouse ne pose aucun problème. A travers les entretiens que nous avons eus, nous avons réalisé qu’avec les ménages, il y a une très bonne accessibilité à la bouse dans cette région. Nous avons parcouru 4.700 ménages et de façon globale, la plupart des ménages approchés ont un effectif de bovins d’au moins 6 têtes, et entre 2 et 5 têtes dans les communes du sud. Les animaux sont sédentarisés, ils vont en pâturage dans la journée et ils reviennent le soir passer la nuit autour des agglomérations. Ceci rassure donc vraiment quant à la disponibilité de la bouse de vache, même si certains ménages utilisent déjà une certaine quantité pour faire du jardinage. Les sources d’eaux existent aussi, mais il faut dire que c’est relatif. Parce que pour nous, les distances entre les points d’eaux sont trop longues, mais les ménages ne partagent pas toujours ce point de vue. Nous avons profité aussi de cette étude pour savoir comment les gens s’arrangent pour l’éclairage et la cuisson. En effet, c’est le bois de chauffe qui est utilisé pour la cuisson, ce qui conforte la SNV dans son choix de préserver l’environnement.
L’utilisation du bois aussi bien au nord qu’au sud reste un facteur crucial de pression sur l’environnement. Ce qui motive les personnes rencontrées à aller vers l’utilisation d’une énergie alternative qui permet de préserver l’environnement et de réduire la pression sur les ressources naturelles. Dans un autre registre, pour fabriquer du biogaz, il faut que les animaux aient accès au fourrage. La transhumance pourrait être un handicap. Mais ce qu’on constate, c’est que tous les animaux ne vont pas à la transhumance. Il y a toujours des têtes qui restent. En ce qui concerne donc le fourrage, les ménages font des réserves, ou ils font le pâturage «aérien».
Si on met ensemble tous ces résultats, nous constatons qu’il y a un potentiel qui existe et on pourrait aller vers une étude de faisabilité pour nous rassurer ou non.
Quelles sont les principales actions prévues pour 2009 dans le cadre de ce programme ?
Nous avons prévu d’aller de façon assez prudente
. Nous sommes partis de la revue documentaire, et nous sommes en train de passer à l’étude du potentiel technique. Donc, comme les résultats montrent que le cheptel est disponible, l’eau n’est pas un très grand problème, nous avons dit alors qu’on peut aller à une étude de faisabilité approfondie. La faisabilité du biogaz, ce n’est pas que les aspects techniques, il faut voir les aspects sociaux, naturels, économiques. Pour accéder à un bio-digesteur, c’est de l’argent. Donc, c’est tous ces éléments qu’une étude de faisabilité approfondie va prendre en compte. C’est ce que nous avons prévu de faire pour l’année 2009. Et si les résultats sont bons, nous allons alors mettre en place un programme d’installation de bio-digesteur dans certains ménages des localités ciblées. Bientôt, nous allons passer au recrutement de consultants, qui seront sur le terrain pour écouter, sonder les gens.
Dr Sakariyou Mahman, ancien directeur des énergies nouvelles et renouvelables
« La SNV est sur la bonne voie »
Dr Sakariyou Mahman, ancien directeur des énergies nouvelles et renouvelables, apprécie ici l’initiative de la SNV-Bénin, revient sur les causes de l’échec de l’expérience des années 80 avant de donner des conseils pour la réussite d’une nouvelle expérience.
Quelle est votre appréciation de l’initiative de la SNV sur le biogaz ?
C’est une bonne initiative. En ce sens que, la SNV veut mettre en valeur une des sources d’énergies renouvelables que nous avons au Bénin et qui n’a pas pu être valorisée jusque là. Et ce, malgré toutes les expériences qui ont tété initiées dans le domaine par le passé mais qui n’ont pas été concluantes pour des raisons qu’on connaît.
Quelles sont les raisons de l’échec des expériences du biogaz par la production de la bouse?
La première raison est que le coût des digesteurs qui étaient installés ou qu’on devrait installer est trop élevé. La deuxième raison était que les hommes n’ont pas été formés pour continuer l’expérience telle que commencée. La troisième raison, qui est une contrainte d’ordre socio-culturel, est que les gens n’étaient pas prêts à accepter cette nouvelle forme d’énergie. Parce que les gens se demandent comment ils vont utiliser les déjections pour produire de l’électricité et faire la cuisson avec cela. Il fallait donc que les gens l’acceptent et pour ce, il fallait passer par la phase de sensibilisation.
Quels conseils donnez-vous à la SNV pour que l’initiative réussisse?
La SNV est déjà préoccupée par la question en ce sens qu’elle dit «moi je commence, mais c‘est vous qui continuez» pour que tout le Bénin puisse en bénéficier. La première des choses à faire est de réaliser l’étude de faisabilité et je pense que la SNV est sur la bonne voie puisque le Dossier d’Appel d’Offres est lancé et les gens sont en train de l’acheter. Dès que nous aurons les résultats, nous allons les valider ; et il sera alors question d’élaborer de petits projets pilotes pour montrer aux populations l’efficacité d’une telle forme d’énergie. Mais de tels projets pilotes nécessitent que nous formions une équipe qui puisse s’en occuper uniquement pour valoriser et capitaliser l’expérience de cette forme d’énergie.
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ENCADRE 1:
Résultats des enquêtes de terrain
Plus de 4.700 ménages approchés détiennent des effectifs de bovins d’au moins 6 têtes dans le septentrion et dans la tranche 1 à 5 têtes dans les communes du sud. La plupart des animaux sont sédentarisés et vont en pâturage la journée pour passer la nuit aux piquets autour des concessions, où ils déposent les 4/5 de leurs déjections. Ce qui rassure de la disponibilité de la bouse, même si les ménages en utilisent de faibles quantités pour la fumure des champs et d’autres usages domestiques et thérapeutiques.
Les sources d’eau existent et sont variées. Dans certaines localités, les ménages sont relativement éloignés des points d’eau (à plus de 3 kilomètres) et surtout en périodes de saison sèche. Toutefois, la plupart des ménages enquêtés déclarent que l’accessibilité ne leur pose pas d’insurmontables problèmes.
ENCADRE 2 :
Localités retenues pour l’étude de faisabilité en cours
Huit (8) communes sont ciblées pour faire objet de l’étude de faisabilité. Il s’agit de quatre (4) communes présentant les plus forts effectifs d’élevage et les plus forts ratios nombre de têtes de bœufs/ménages : Banikoara (125.959 têtes avec un ratio de 1l,77 têtes par ménage) ; Gogounou (77.970 têtes avec un ratio de 13,91 têtes par ménage) ; Kalalé (97.554 têtes avec un ratio de 27,20 par ménage) et Nikki (70.488 têtes avec un ratio de 9,9 têtes par ménage), Savalou avec 26.300 bovins.
Crise au sein du conseil communal de Dangbo
L’ancien et le nouveau maire s’accusent mutuellement de mauvaise gestion
Les conseillers communaux de Dangbo ont offert un spectacle indigne au préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, François Houessou, appelé à la rescousse, le 8 avril 2009 à la mairie de Dangbo pour offrir ses bons offices. Sur fond de dénonciations et d’accusations de mauvaise gestion entre l’ancienne et la nouvelle équipe, la médiation de l’autorité de tutelle n’a pu calmer les esprits des conseillers qui se livrent toujours une bataille rangée. La crise est encore vivace.
Un an seulement après leur installation, alors que les conseillers de Kétou ou de Matéri sont dans le désespoir pour n’avoir pas été installés à ce jour, ceux de Dangbo plongent dans une crise qui constitue un grand précédent pour la commune.
A l’origine de cette crise, une affaire de mauvaise gestion qui divise le nouveau maire, Clément Gnonlonfoun et son équipe en place, et son prédécesseur, Polycarpe Makambio, qu’il accuse de lui avoir laissé une administration mal en point avec des cadres et agents incompétents et non qualifiés pour servir aux postes de chefs de service.
Pour l’actuel maire, l’exemple patent de cette mauvaise gestion est la situation du véhicule de fonction acquis à coup de millions de francs CFA, et qui, seulement deux ans après, ne «répond» plus du tout. Dans le domaine de la gestion des finances locales, Clément Gnonlonfoun souligne que la magouille, la corruption et le détournement avaient été érigés en règles de gestion.
Des pratiques de mal gouvernance qui auraient été observées dans la gestion des travaux de lotissement et de recasement avec comme conséquences : le bradage du domaine public de la commune et le partage des parcelles déjà immatriculées aux membres de l’ancienne équipe dirigeante.
En ce qui concerne la mauvaise gestion au niveau de l’administration locale, le maire Clément Gnonlonfoun a relevé l’incompétence du chef technique de la mairie qui se trouve être le fils de l’ancien maire, Polycarpe Makambio. Aujourd’hui, cette situation aurait des répercussions graves sur l’avancement des travaux des chantiers de construction des infrastructures socio-communautaires.
Clément Gnonlonfoun, tout en affirmant que ses détracteurs le menacent de destitution, reste «serein». «Elle sera sans effet», car, «ils ont déjà échoué», a-t-il déclaré.
Vive réaction dans le camp de l’ancienne équipe
Tales Of Darknord Blackened Soul Remains
Toutes ces allégations sont infondées, a réagi l’ancien maire, Polycarpe Makambio soutenu par son deuxième adjoint, Symplice Codjo, tous deux réélus au sein du conseil communal sur la liste FCBE contrairement au maire de l’alliance G13.
Pour cette ancienne équipe, l’acharnement du maire Clément Gnonlonfoun contre elle, est la conséquence de la dénonciation de sa gestion actuelle qu’elle qualifie de «solitaire et d’exclusion». Ils dénoncent, tous deux, le détournement des fonds de la commune par le nouveau maire pour la réparation d’un ancien véhicule de fonction amorti qu’il a lui-même acheté. Faux, a réagi le maire Clément Gnonlonfoun qui affirme avoir réparé le véhicule en question avec ses propres ressources. Il demande à ses «détracteurs», d’apporter les preuves de leurs accusations. «Moi, je détiens les preuves de ce que je reproche à l’ancienne équipe», a-t-il ajouté.
Perdu dans ce ballet d’accusations et de réactions tous azimuts, créant un climat hostile à un dialogue constructeur, l’autorité de tutelle après avoir écouté les uns et les autres, n’a eu qu’une seule réaction : «le développement de la commune de Dangbo est la chose qui doit vous préoccuper au plus haut niveau et pour cela, chacun de vous doit se contenir et s’armer de patience et de tolérance».
C’est sur ce ton d’apaisement que le François Houessou a quitté les conseillers qui continuaient toujours dans le brouhaha, à s’accuser mutuellement. Il a promis de poursuivre sa médiatisation pour taire les tensions et réconcilier les deux ailes. Mais au-delà, c’est l’Inspection générale des affaires administratives (IGAA) du ministère en charge de la décentralisation qui devra se saisir de ce dossier brûlant pour situer les responsabilités et faire la lumière sur ces allégations.
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je souhaite recevoir un document avec schéma pour production et extraction de biogaz
Vous pouvez aller au centre songhai à Porto-novo vous pourrez vous renseigner et voir un biodigesteur
Merci
slt c’est un tres bon projet qui peut faire du bien au population je me demande comment le pratiquer en cote d ivoire
je suis tres interecer par ce projet pour mon villa.comment fair pour avoir des element tres solide pour realise un documentair sur la biogaz.
Bonjour
Je suis très interessé par votre action. Je suis actuellement en stage au centre songhai de porto novo sur la production du bio gaz .
Je viens du Togo, mon intention est d’élaborer un projet du type comme le votre dans mon pays.
Raison pour laquelle je viens vers vous afin que vous puissier m’envoyer le document projet par mail avec toutes les détails afin que je puisse l’adapté à mes condition de terrain.
J’ai trois semaines de stage au centre songhai, dans le calendrier j’irai même dans l’un des villages bénéficiare du projet pour suivre un peu les technique des construction du digesteur et les autres éléments du système.
Veuillez me venir en aide, puisque j’ai avec moi un appel à proposition de projet envoyer par la banque mondial, donc je désir juste après mon stage proposé ce projet à une échelle plus petite. Donc la date cloture de l’envoie du dossier est fixée pour le 26 mars 2010
Merci de votre compréhension et j’attends de vous une suite favorable et encouragent.
Vous pourrez prendre contact avec moi 97899312. Je pourrai vous informer ou vous orienter
Merci
Je suis très intéressé de votre activité pouvez vous me donner le détail de la construction d’un digesteur
je suis trés intéressé de votre rébrique du digesteur, je souhaite recevoir un document avec schéma pour production et extraction de biogaz.
Recevez mes sincéres salutations.
Merci de prendre contact avec nou s au 97899312
Je suis intéressée par les activités de developpement à base communautaire agro-pastorales et la production de biogaz. Pourriez vous m’accepter pour un stage et une orientation?