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Le maire Soglo, ici au coeur du marché de Fifadji
Les marchés secondaires de la ville de Cotonou relèvent directement de la responsabilité de la mairie qui assure la gestion, avec le concours des usagers. Dans le marché de Gbégamey, comme ailleurs, les agents de la mairie vont prélever des taxes par rapport à chaque place occupée par les vendeuses.
Le système de prélèvement de taxe dans les marchés secondaires de Cotonou est en train d’être modifié par les autorités municipales. En effet, désormais, au lieu de 50 FCFA par jour, chacun des usagers de ces marchés devra payer 1.500 FCFA par mois par un système de carte que la mairie s’apprête à mettre à leur disposition. Ce système de paiement n’a pas encore rencontré l’adhésion de tous les usagers. Selon certains usagers, en effet, les 1.500 FCFA prennent en compte les 30 jours du mois ; ce qui n’est pas du goût des usagers car, ils devront payer les jours fériés, les dimanches, et même les jours où l’usager ne vient pas au marché.
11 heures 15 à Gbégamey, jeudi 2 avril 2009. Devant et à l’intérieur du marché, les dames vont et viennent, discutant à qui mieux mieux, les prix des denrées alimentaires. Le marché de Gbégamey, situé juste derrière les locaux de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (ENEAM), est l’un des 44 marchés secondaires de la ville de Cotonou qui offrent un service de proximité aux populations. On y trouve tous les produits nécessaires à la préparation d’un repas. La gestion du marché de Gbégamey, comme les 43 autres marchés secondaires, est assurée directement par la mairie de Cotonou qui envoie ses agents prélever, jusque-là, une taxe journalière de 50 FCFA chez les vendeuses, par place attribuée dans le marché. Ces taxes permettent à la mairie de pendre en charge le gardiennage, l’électricité, l’entretien et la réparation des hangars. Mais le coût de tout cela revenant cher à la mairie, cette dernière s’est déchargée, depuis quelques années, du gardiennage et de l’évacuation des ordures qui reviennent désormais aux usagers du marché. Chacune des vendeuses s’abonne aux structures de précollecte d’ordures. «C’est avec les recettes issues de l’exploitation du bloc de latrines, que nous a offert une ONG japonaise que nous payons le gardiennage», explique Mme Dossougouin, présidente de l’association des vendeuses du marché. En effet, pour profiter des latrines du marché de Gbégamey, il faut payer 25 FCFA. Selon Mme Dossougouin, les recettes issues de cette opération s’élèvent à environ 2.000 ou 3.000 FCFA par jour. Cet argent leur permet, non seulement de payer la sécurité des lieux, mais aussi l’entretien et la vidange des latrines. Selon la présidente de l’association des vendeuses du marché, c’est cette même recette qui leur permet de se porter assistance lorsqu’une des membres de l’association a des difficultés.
Bernard HOUEHOUNDE
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